Facteurs de destruction des œufs
Les oothèques de cette génération n’ayant pas été trouvées, aucun parasite ou prédateur de celles-ci n’a pu être mis en évidence.
L’éventualité d’une destruction des œufs dans le sol par la chaleur dégagée par les feux de brousse ne doit pas être retenue en 1950 car, dans la région Est de Dogo, le pourcentage des femelles ayant pondu avant les grands feux de brousse est très faible. De plus, le passage du feu est généralement très rapide, l’échauffement du sol qui en résulte n’est important que dans la partie superficielle. Dans le cas d’une végétation très dense, n’ayant pas été incendiée, une
ou plusieurs années auparavant (ce type de végétation était fort peu répandu en 1950 dans la région de Dogo), les débris végétaux accumulés se consument plus lentement et la température du sol risque d'atteindre des valeurs suffisantes pour entraîner la mort des œufs.
La destruction des œufs par la sécheresse du sol ne paraît pas susceptible de se produire pour la génération F, ; la pluviométrie de l’année 1950 fut extrémement faible pendant les mois de mai et juin ; le développement embryonnaire fut retardé pour la majeure partie des œufs jusqu’à la première pluie importante
(21 mm. le 9 juillet), mais l’importance numérique des larves dont l’éclosion eut lieu à cette époque, atteste que la vitalité des œufs n’a pas été altérée. Des précipitations inférieures à celles de 1950 pour la période antérieure au 8 juillet, sont absolument exceptionnelles ; on peut donc dire que, chaque année, les pontes déposées en mai et juin recevront toujours les précipitations nécessaires à leur éclosion grâce aux abondantes pluies de juillet.