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IV. — LA GÉNÉRATION DES PLUIES

(F2) A. — ŒUFS 4. — Durée d’incubation, époque et lieux d’éclosion.

En élevage, la durée d’incubation passa de 12-13 jours pour les œufs déposés en mai ou juin, à 16-17 jours pour ceux pondus en juillet (l'humidité du sable a été maintenue aussi favorable que possible, la température était celle de l’air ambiant). Dans la nature, les durées d’incubation furent différentes, le développement embryonnaire et l’éclosion proprement dite s'étant trouvés retardés par la sécheresse du sol pendant le mois de Juin.

La connaissance des périodes probables de ponte (a), celle du stade des larves récoltées à une date donnée (b) et celle de la durée du développement larvaire (en élevage) à la même époque (c) ont permis, par interpolation, de déduire les périodes d’éclosion (d). Ainsi il apparaît que les éclosions se sont: produites en deux temps, séparés par un intervalle d’un mois :

a) Éclosions de juin : elles auraient eu lieu vers le 13 ou même plus tôt. Si l’on examine la pluviométrie, on conclut que la sortie n’a pu se faire qu’à une date très voisine du 9 juin. Elle n’intéressa probablement qu’une partie des œufs déposés à la faveur des précipitations enregistrées du 24 au 29 mai, car larves et adultes étaient fort peu nombreux au milieu de juillet. Les œufs non éclos ont pu demeurer vivants et éclore après les pluies importantes des 8-9 juillet.

b) Éclosions de juillet : les éclosions massives des larves F, se sont produites très peu de temps après la pluie de 21 mm. du 9 juillet. Elles correspondent aux oothèques pondues au moment des faibles précipitations des 7-9 juin et 21-23 juin-ainsi qu'aux œufs plus anciens non éclos aux pluies précédentes.

c) Il convient de mentionner également les éclosions des quelques pontes déposées par les rares adultes F, que l’on trouvait encore mi-juillet et fin juillet. Ces pontes et ces éclosions se sont ‘produites au même moment que celles, plus abondantes, des ailés F,, issus des éclosions de juin. Les larves et adultes qui en résultèrent seront étudiés avec les insectes de la génération FK, ;;, dont il n’était pas possible de les distinguer.

(a) 24-29 mai, 6-9 juin, 21-23 juin, 9 juillet... jusqu’à disparition des individus,

(b) Larve stade V le 12 juillet, jeune ailé le 16 juillet; nombreuses larves aux stades III et IV le 17 août.

(ce) Une larve qui se transforma en stade V le 3 juillet provenait d’une oothèque éclose le 13 juin ; une larve qui passa au stade IV le 30 juillet était sortie de l'œuf le 12 juillet.

(d) La larve au stade V le 12 juillet a pu éclore vers le 13 juin. Le jeune ailé du 16 juillet provient d’une oothèque ayant dû éclore vers le 13 juin ou avant cette date. Les larves aux stades IIT et LV le 127 août sont écloses aux environs du 12 juillet.

116 G. REMAUDIÈRE

Le schéma (fig. 36) montre la succession des pontes et des éclosions en

fonction des pluies.

Les lieux où se sont produites les éclosions de juin paraissent limités aux

dépressions et cuvettes existant dans les parcelles non brülées (cf. p. 119), les ailés qui en résultèrent ont été rencontrés exclusivement dans ces parcelles

ou dans leur voisinage immédiat.

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de la pluviométrie de mai à juillet.

Les éclosions de juillet n’eurent pas lieu seulement dans les espaces respectés par les feux, mais aussi (pour une plus faible proportion) dans les vastes étendues incendiées. $

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