‹ Étude écologique de Locusta migratoria migratorioides Rch. et FrmChapitre 79 sur 146 · F/C = IH · texte numérisé non relu

F/C = IH

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F1G. 45. — Récapitulation des classements des différents lots vis-à-vis de chacun des caractères.

Le lot 1 se sépare de tous les autres par la plupart des caractères : c’est en éffet le lot pour lequel E et C présentent les plus basses valeurs, tant chez les femelles que chez les mâles, c’est également le seul lot qui se place parmi ceux à P/C grand dans un sexe (femelle) et parmi ceux à P/C petit dans l’autre sexe (mâle). Le lot 1 est constitué d’un mélange d’ailés F, et d’ailés F, précoces ; les différents caractères devraient en conséquence présenter des valeurs intermédiaires entre celles que présentent les ailés F, (cf. p. 94) d’une part, et les ailés F, d'autre part ; il n’en est pas ainsi dans tous les cas : par exemple, la. valeur de G © dans le lot 1 est d'une part « hautement significativement » plus faible que la valeur de C © dans les 4 lots de la génération F, précédemment

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étudiés, elle est d'autre part plus faible que la valeur de C © dans les 11 autres lots de la génération F, (la différence est hautement significative dans 9 cas sur 11, elle approche grandement du seuil de signification dans les deux autres cas). Ceci indique que les ailés F, précoces ne sont pas identiques aux ailés F, apparus ultérieurement ; les conditions climatiques dans lesquelles évoluèrent leurs larves différaient profondément (les individus F, précoces ont accompli leur développement larvaire en fin de saison sèche, alors que les autres ont effectué toute leur croissance pendant la saison des pluies). à :

Les lots 2,3, 4, 5a et 5b se trouvent classés toujours dans la même catégorie pour un même caractère ; ces 5 lots se trouvaient déjà réunis lors de la compa- . raison des coefficients de variation (cf. p. 127). Les caractères communs aux lots de cette catégorie sont les suivants : dans les deux sexes E et Csont petits tandis que E/F,F/C et P/C sont grands. Le lot 6a se rattache aux précédents par tous les caractères où il a été classé (E/F 9 d, F/C d, P/G S mais, n’ayant pu être classé vis-à-vis des 6 autres caractères, ce lot occupe une place particulière dans le groupe.

. Les lots ultérieurs peuvent être rassemblés en un second groupe, car ils ont en commun les caractères suivants : C est grand dans les deux sexes, tandis que P/C et F/C sont petits, au moins chez les mâles. Ce groupe est moins homogène que le précédent car certains lots se singularisent pour un ou deux caractères :

— 6b présente un E/F très grand chez les femelles et grand chez les mâles alors que les autres lots classés vis-à-vis de ce rapport ont EF petit.

— 6c occupe également une place particulière dans ce groupe, car 1l n’est pas classé pour 5 de ses caractères ; par E d' @ et C © grands et par F/C d et P/C petits ou très petits, le lot 6c se rattache néanmoins incontestablement au second groupe.

—.9se distingue par son E © pêtit, contrairement à celui de tous les autres lots du groupe.

En résumé, l’étude statistique montre que les populations présentes dans les plaines inondables en août (lots ?, 3, 4, 5a, 5b et même 6a) sont morphologiquement fort différentes de celles que l’on rencontrait encore dans les mêmes lieux en septembre et de celles qui se trouvaient sur les toguérés en octobre. Ces différences ne paraissent pas explicables si on ne les relie pas aux observations concernant les changements survenus dans la distribution des ailés dans la région de Dogo (cf. pp. 138-145), celles-ci conduisent aux interprétations suivantes :

— En août, les plaines inondables sont occupées par des ailés de taille relativement faible et à E/F, F/C, P/C élevés. D’une semaine à une autre, les moyennes des caractères peuvent varier et même différer significativement du fait de la transformation imaginale des nombreuses larves présentes dans toutes les stations.

— Au début de septembre, l’espèce se raréfie dans les plaines, 4vant l’arrivée de la crue ; il y a émigration de presque toute la population locale ; le fait n’est sans doute pas particulier à la région de Dogo, un brassage des populations se produit sur une vaste région ; la rapide élévation du coefficient

e De

LOCUSTA M. MIGRATORIOIDES SUR LE NIGER EN 1950 139 de variation (cf. p. 127) des lots 6a, 6b et 6c récoltés au même endroit en est le témoignage. Les toguérés se peuplent à ce moment et les insectes qui s’y installent diffèrent faiblement de ceux, peu nombreux, que l’on trouve dans les parties voisines non encore atteintes par la crue. (Aucune différence hautement significative n’a été relevée lors de la comparaison des lots 7 eb 8). Finalément on constate que les aïlés d'août ont disparu de la région de Dogo ; des insectes allochtones morphologiquement différents se sont substitués à eux el ont assuré le peuplement des toguérés (a).

Remarque : Le graphique (fig. 45) montre que les rapports E/F, F/C et P/C ont varié dans le même sens, sauf dans le cas 6b : à un E/F grand correspôndent un F/C et un P/C grands et réciproquement ; ceci est très différent de çe que l’on observe généralement chez les insectes grégariformes ; chez ces derniers un E/F grand correspond à des F/G et P/C petits.

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