‹ Étude écologique de Locusta migratoria migratorioides Rch. et FrmChapitre 84 sur 146 · ZEN NE N · texte numérisé non relu

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D' densités d’ailés aux 100 pas [N denäité nulle)

LEGENDE , à ; PL par les pluies locales [| zônes inondees { CR par la crue du fleuve Fi. 47. — Evolutionide la distribution des insectes F, près de la piste de Kouroubaka du 15 août

au 17 septembre 1950 ; variations de l’étendue des zones inondées par les pluies èt par la crue pendant la même période. +

A tout moment, le nombre des ailés présents au-dessus de l’eau est très faible : en dehors des insectes très jeunes et encore mous, on rencontrait seulement des individus présentant des malformations des organes du vol.

140 G. REMAUDIÈRE

Aucune concentration remarquable d’ailés n’a été remarquée ni en bordure de la zone atteinte par la crue ni dans les îlots émergés que l’on rencontrait çà et là, jusqu’à 1 km. à l’intérieur de la partie inondée. Ces îlots éphémères hébergeaient des densités de 1 à 5 ailés aux 100 pas. Une seule exception : le 30 août, 5 ailés et une larve ont été vus sur un îlot émergé de 3m? au km. 2,2.

La. diminution concomitante des surfaces occupées parles ailés et des densités de ceux-ci dans celles-là, atteste la disparition de la plus grande partie des individus. Deux hypothèses peuvent expliquer la raréfaction des ailés : la mortalité et l’émigration (cf. pp. 144-150). La comparaison des densités observées aux différentes époques montre que la mortalité ou l’émigration fut particulièrement intense entre le 28 août et le 11 septembre.

6) Mare Hayré.

Les plus fortes densités d’ailés de la génération F, ont été observées aux environs de la mare Hayré. Les fortes densités de larves constatées dans les espaces respectés à la fois par les feux de brousse du mois de mai et par l’inondation brutale due aux pluies de la mi-août ont fourni un nombre considérable d’ailés. Ces derniers demeurèrent un certain temps sur les lieux de leur transformation imaginale ou au voisinage de ceux-ci. Leur densité moyenne sur quelques dizaines d'hectares était de l’ordre de 12 aïlés aux 100 pas, le 22 août. Les résultats détaillés des comptages effectués à cette date selon la méthode exposée précédemment (cf. pp. 97-99) sont les suivants : |

N° des pas nb. d’ind. nb. aux N° des pas nb. d'ind. nb. aux 100 pas 100 pas 8à 18 (a) 6 500 1 49 1 17 527 à 538 3 72 à 88 S Cyseeoe 553 à 563 DER ou 18 92 à 96 7 a 571 1 (100) 585 à 595 #8 101 il (600) 120 1 650 à 651 ARE 2 140 à 150 LUS 30 (700) 150 à 160 12 TS 1 160 à 170 10 (2/20) 785 4 | ans 6 170 à 180 2 792 il (200) (800) 253 à 269 9 | 17 817à 821 5 270 à 300 SUR 851 LTÉE QUES 13 (300) 867 à 880 7 | 340 1 } (900) 380 à 385 DNS : 900 à 1.000 0 (partie (400) inondée) 413 à 430 6 440 à 450 3 Total pour 1.000 pas ...., 123 ailés. 454. Beer 14 473 1 489 1 (500)

(a) Les individus observés sur un nombre de pas restreint ont été groupés dans ce tableau,

pour mettre en évidence les agglomérations locales.

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: La densité moyenne est donc voisine de 12 ailésaux 100 pas, avec des agglomérations locales pouvant atteindre 22 ailés pour 20 pas ; il n’était pas rare de voir plusieurs individus s'envoler en même temps. Une partie du parcours a été effectuée en terrain incendié (pas n° 620 à 900), les densités y étaient sensiblement plus faibles que dans les espaces non brûlés bien qu’à cette époque, la croissance et l’épiaison de certaines Graminées (Eragrostis gangelica) avaient considérablement atténué les différences du tapis végétal existant entre les parties non brûlées et le reste de la plaine.

Le 3 septembre, des comptages effectués dans les endroits où les plus fortes

agglomérations d’ ailés avaient été trouvées, révélèrent un abaissement sensible des densités : 2 à 7 aux 100 pas au lieu de 5 à 20. Le 8 septembre (fig. 48) une diminution plus brutale ramena les densités à un ou deux ailés aux 100 pas. Cette disparition des ailés ne paraît pas directement liée à l’inondation ; en effet l'étendue des nappes d’eau a peu varié depuis le 22 août ; l’ ce des eaux apportées par le marigot de Sarédina s’est faite principalement vers le Sud, les berges du marigot et le niveau de la plaine it plus bas dans cette direction ; d'autre part, le front de la crue est encore à plusieurs centaines de mètres de UE dépression Hayré, et il ne semble pas y avoir de jonction entre les nappes d'eaux des deux origines.

Le 18 septembre, la crue a envahi toute la surface considérée à l'exception de quelques espaces plus élevés notamment en bordure du marigot de Sarédina. La densité au-dessus de l’eau est partout très inférieure à 1 aux 100 pas ; dans les parties encore émergées, elle n’excède jamais 2 aux 100 pas. Seule, une émigration peut expliquer dans ce cas la disparition de l’espèce, la mortalité des insectes (jeunes ailés) semblant exclue.

7) Plaine située entre les toguérés de Sabouniaka et de Tama.

Cette plaine a toujours hébergé des densités inférieures à celles observées à l'Est de Dogo. Elle se trouve à une cote plus élevée et les accidents de relief y sont rares ; très peu de parcelles y ont été respectées par les feux de brousse. Le 27 août, on rencontrait dans l’ensemble de la plaine anciennement incendiée, un ailé pour 100 pas tandis que des espaces non brûlés en contenaient 3 à 14 aux 100 pas (moyenne 4 à 6). Le 7 septembre, ces agglomérations avaient disparu et il était rare de rencontrer des densités supérieures à 1. Dans ce cas, les espaces non inondés étant encore très vastes, on peut admettre que les individus, quittant les lieux où ont évolué leurs larves, se sont simplement dispersés dans la grande plaine voisine, sans modifier schsiblement les densités qui les caractérisaient. En fin cs l’arrivée de la crue détermina la disparition fé ailés dans toutes les parties nouvellement inondées.

d) Plaine Sarédina-Banguita. ‘

Le seul endroit où une agglomération d’ailés a été rencontrée le 13 août est encore un espace non brûlé situé en bordure d’un marigot ; à 5 km. au Nord-Est de Sarédina, un marigot relié à la mare Grand Kokona traverse la piste de

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