‹ Étude écologique de Locusta migratoria migratorioides Rch. et FrmChapitre 93 sur 146 · Larves et ailés · texte numérisé non relu

Larves et ailés

a) MORPHOLOGIE ET DÉVELOPPEMENT LARVAIRES.

Parmi les 606 larves F, récoltées dans la région de Dogo, 26 larves femelles du stade III bis ont été dénombrées contre 34 larves du stade IIT et 99 du stade IV.

La répartition des individus verts de chaque sexe et de chaque stade s’établit comme suit :

RES. CE US NE TN Stade verts Effectif & verts % vertes Effectif O verles % II 3 25 12 Y 0 19 0 PEL 14 25 56,07 13 34 38 0 IIT bis 8 26 GANG IV 38 65 HS 09% 40 99 40 % ve 83 166 50 % 87 147 59 %

(Aïlés) 27 % 30 %

158 G. REMAUDIÈRE

On observera que la proportion des individus verts est plus forte chez les mâles que chez les femelles du stade correspondant jusqu’au stade IV inclus. Les différences observées sont significatives (P << 0,05).

Au stade V, les mâles verts sont au contraire relativement moins nombreux que les femelles vertes, mais la différence entre les pourcentages n’est pas significative (4? = 2,54 ; P = 0,11).

En conclusion, les femelles manifestent un certain retard sur les mâles dans l’apparition de la couleur verte, Des larves de couleur blane-crème et d’autres entièrement jaune paille ont été observées sur les toguérés où elles présentaient une homochromie parfaite, les premières avec le sol très clair, les secondes avec la végétation sèche de Schoenefeldia gracilis. I s’agit là, très probablement, d’une homochromie acquise et non fortuite. Sur le toguéré de Sarédina, les prairies de Schoenefeldia gracilis occupent de grands espaces, en peuplement presque pur et dense (phot. 36-37) ; 90 à 95 %, des larves présentes dans cette végétation sèche sont de couleur jaune paille. Par contre, dans les plages à Cenchrus calharlicus encore vert, la moitié des larves environ sont vertes, tandis que la plupart des autres larves sont grises ; les larves jaunes sont peu fréquentes.

b) DISTRIBUTION DES INSECTES, CARACTÉRISTIQUES DE LEURS STATIONS.

œ«) Toguéré de Sabouniaka.

Le 11 octobre, on trouvait du côté Nord-Est du toguéré, des larves des stades IV et V, celles-ci occupaient plusieurs hectares mais leur densité était faible (de l’ordre de 1 larve pour 10 à 50 m?). La végétation dominante en cet endroit se caractérisait par un tapis plus ou moins serré de Sporobolus spicatus atteignant 20 à 25 cm. de haut. À la même date, de nombreuses larves du premier et du second stade étaient présentes (phot. 41) sur les monticules à Cynodon daclylon. Sur quelques mètres carrés, leur densité atteignait 2 à 10 au mètre carré ; le Cynodon couvrait densément le sol, mais l’épaisseur du tapis végétal excédait rarement une dizaine de centimètres. Dans les parties voisines à Sporobolus, on ne trouvait plus de larve du premier stade mais seulement, çà et là, quelques unes des stades III, IV et V ; leur densité ne dépassait pas une larve pour 10 m? sauf dans un cas (9 larves sur 3 m?),

À maintes reprises, la présence des jeunes larves dans les lieux à végétation courte a été constatée ; il est cependant difficile de dire si cette localisation est la simple conséquence de l’inertie des insectes qui n’ont pas encore quitté les lieux où avaient été pondus les œufs dont ils sont issus ou bien si les conditions particulières d’ensoleillement et la qualité de la nourriture offertes par ces stations ont déterminé la concentration des individus (les larves qui rencontrent de tels sites au hasard de leurs déplacements, peuvent s’y fixer).

FiG. 51. — Evolution des populations F, dans les principales stations visitées (densités, stades prédominants aux différentes époques, reproduction). (Pour explications complémentaires voir la légende de la figure 388, page 128).

PLUVIOMETRIE 40 EN mm 30

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