STADES LARVAIRES
IT ADES ] Ai AÏLÉS ÏIMMATURES AP AÏLES AYANT PONDU LEGENDE NV, Ai STADES PREDOMINANTS ?
(Y) (I) STADES REPRESENTÉS PAR TRES PEU D'INDIVIDUS LL. ÉPOQUE PROBABLE DU DEPOT DES ŒœŒUFs fie. 2e " " DE L:ÉCLOSION DENSITÉS DE LARVES DENSITES D'AÏÎLES APPROXIMATIVEMENT ÉQUIVALENTES O AULLE ——————————————— NULLE Q@) LARVES TRÈS RARES — TRÈS INFERIEURE À 1 POUR 100 PAS @ :ARVES RARES ——|NFÉRIEURE OÙ ÉGALE À 1 POUR 100 PAS &5 135 POUR 100 ma | 5 & POUR 100:PAS @ 5520 POUR 100Omè———— 4310 on @ 20:100 POUR 100m2————10à20! u" " @ SUPERIEURE A1 AU m2? SUPÉRIEURE À 20 POUR 100 PAS @ 135 POUR 100 MET SUR DE PETITES SURFACES, 5320 POUR 100 m?
160 G. REMAUDIÈRE
Le 18 octobre, des larves des stades III et IV sont observées très disséminées (1 pour 100 m?) sauf en deux endroits où l’on trouve encore une à deux larves au mètre carré ; les ailés (issus des larves du stade V observées la semaine précédente) sont également rares. Le 31 octobre, l'espèce est devenue presque introuvable sur le toguéré de Sabouniaka, sauf dans une station de faible superficie à Cenchrus catharticus qui héberge des larves éparses. Le 17 novembre, il n’y a plus de larve et la densité des ailés sur l’ensemble du toguéré est nettement inférieure à 1 aux 100 pas.
Ainsi, en un peu plus d’un mois, la raréfaction progressive de Locusta a pu être suivie. Une émigration hypothétique ne pourrait justifier qu’en partie la diminution du nombre des individus, car une proportion importante des larves ne parvint pas à l’état ailé (un développement normal de toutes les larves aurait dû fournir des densités très supérieures à 1 ailé aux 100 pas sur l’ensemble du toguéré).
B) Toguéré de Sarédina .
Sur le toguéré de Sarédina, les larves évoluèrent sans changement apparent de densité ; de plus, les types de stations fréquentées furent différents de ceux observés sur le toguéré de Sabouniaka.
Le 10 octobre, sur les parties les plus élevées du toguéré, une cinquantaine de larves des deux derniers stades ont été trouvées, éparses, dans une végétation presque desséchée de Schoenefeldia gracilis ; leur densité était de l’ordre de 1 à 10 larves pour 100 m? sur une superficie inférieure à un hectare, mais un espace de 20 m°? caractérisé par la présence de Cenchrus calharticus hébergeait 25 larves. Trois ailés très jeunes ont été pris au même endroit ; de rares ailés F, étaient encore présents, 1l y eut donc chevauchement des deux générations. La densité des ailés (F, + F3) demeurait inférieure à 1 aux 100 pas.
Les principales stations de larves découvertes le 12 octobre et les jours suivants occupaient la presque totalité des parties non boisées du toguéré, depuis les abords du village jusqu’au lieu-dit Gourinta. Sur plusieurs dizaines d'hectares, les densités de larves excédaient un individu pour 10 m2. A cette époque, les stades IT, IIT et IV étaient prédominants. Des agglomérations locales comportaient jusqu’à 1 à 4 larves au mètre carré, ceci sur plusieurs ares.
Les espaces occupés par les larves peuvent être rapportés aux principaux types suivants :
— type à Schoenefeldia gracilis. Cette Graminée est particulièrement abondante à Sarédina où elle occupe de vastes espaces à l’état pur. La plante est presque fanée en octobre, et couvre la majeure partie du sol ; les tiges sèches, de 15 à 25 cm. de haut, demeurent dressées et l’ombre qu’elles créent est faible.
— type à Cenchrus catharticus. Cette plante occupe des plages d’une étendue rarement supérieure à quelques ares. Sur le toguéré de Sarédina, elle ne dépasse pas 20 à 30 cm. de haut, tandis qu’en d’autres lieux elle atteint 50 à 70 cm. en peuplement dense. La plante conserve des feuilles vertes jusqu’en fin octobre : l’ombre qu’elle crée est plus dense que celle de Schoenefeldia.
— type mixte à Schoenefeldia + Cenchrus.
— type à Sporobolus spicatus. Les zones où l’on trouve cette plante sont plus restreintès que sur le toguéré de Sabouniaka et ne sont pas constituées par un peuplement pur : Sporobolus spicatus y demeure cependant l'élément dominant auprès duquel croissent Sefaria pallidifusca, Sporobolus coromandelianus et Cenchrus catharticus.
— type à Chloris prieurii. Cette Graminée occupe une grande partie de la pointe Sud du toguéré de Sarédina où elle est associée par place à Sporobolus spicatus ; Chloris prieurii forme un tapis serré, de 40 à 50 cm. de haut, recouvrant totalement le sol. ;
Les plus fortes densités de larves (50 à 200 pour 100 m?) ont été décelées dans le type mixte à Schoenefeldia et Cenchrus et dans le type à Sporobolus spicatus et Cenchrus. Le type à Schoenefeldia héberge également des densités importantes (10 à 50 pour 100 m?) de larves mais on n’y constate pas les agglomérations d'individus qui paraissent caractéristiques des stations où Cenchrus est représenté. Le type à Cenchrus catharticus pur héberge aussi 10 à 15 larves pour 100 m?, densités sensiblement inférieures à celles qui sont rencontrées dans les espaces où l’espèce pousse avec d’autres plantes. Enfin, dans Chloris prieurii les larves sont très disséminées et rares (moins de une larve pour 100 m?).
Le développement larvaire (fig. 51) fut relativement lent puisque le stade IIT était prédominant le 12 octobre ; le stade IV, le 25 octobre, le stade V le 3 novembre ; les ailés sont devenus abondants à partir de la première décade de novembre, leur densité oscillait entre 3 et 40 aux 100 pas sur tout le toguéré, les valeurs le plus souvent observées étaient de 6 à 8 ailés pour 100 pas, tandis que de nombreuses larves n’avaient pas encore achevé leur développement. Pour tenir compte des maxima de 40 aux 100 pas, on peut estimer la densité moyenne à 10 aux 100 pas.
7) Toguéré de Solé.
Une petite partie de ce toguéré est cultivée, le reste est occupé par une végétation arborescente ou arbustive florissante (Tamarindus, Bauhinia, Acacia, Zyzyphus..….). Les clairières à Graminées sont de surface restreinte (moins d’un hectare), à l'exception d’un grand espace anciennement cultivé. Les types de végétation précédemment décrits se retrouvent ici à l'exception de Sporobolus spicalus. Les plantes présentent un plus grand développement que sur le toguéré de Sarédina (ainsi le Schoenefeldia gracilis atteint 30 et 40 cm. de haut). Les espaces dénudés n’occupent que des surfaces restreintes.
Aucune larve n’a été vue au cours de la prospection faite sur ce toguéré le 19 octobre ; de rares ailés ont été observés dans une partie inondable couverte d’'Andropogonées.
L'interprétation de cette absence d'individus F, sur le toguéré de Solé, peut être ramenée à la connaissance des facteurs qui ne permirent pas l’installation des ailés F, ou de ceux qui déterminèrent l’échec d’incubation des œufs éventuellement pondus. Ce toguéré n'ayant pas été surveillé périodique-
ment, il n’est pas possible de donner une interprétation pertinente.
162 G. REMAUDIÈRE
ÿ) Toguéré de Dogo.
Comme à Sarédina, des larves K, ont évolué normalement jusqu’au stade adulte mais, sur le toguéré de Dogo, les densités furent toujours faibles, sauf en novembre où une agglomération de jeunes aïlés a été surprise sur le point le plus élevé du toguéré ; on pouvait compter 8 à 10 aïlés aux 100 pas sur quelques ares, le sol était occupé par une végétation particulièrement élevée (plus de 50 cm.) et enchevêtrée de Cenchrus catharticus.
e) Vue d'ensemble en novembre 1950.
En résumé, dans la région de Dogo, la distribution des Locusla était la suivante au début de novembre : le toguéré de Sarédina hébergeait une population très importante sur toute sa surface tandis que les toguérés de Sabouniaka et de Dogo étaient occupés par de faibles densités.
Cette situation évolua dans le courant de novembre : sur le toguéré de Sarédina, tandis que de nouveaux adultes continuaient d’apparaître par la transformation imaginale des dernières larves, les densités d’ailés dimmuèrent sensiblement ; à la fin du mois, elles étaient retombées à la valeur moyenne de 1 à 4 ailés aux 100 pas (les densités maxima qui furent notées ne dépassaient plus 20 aux 100 pas). Cette constatation suggère une émigration éventuelle des ailés K, ?
c) CONDITIONS MICROCLIMATIQUES ET COMPORTEMENT.
Le 11 octobre, sur le toguéré de Sabouniaka, les observations suivantes
ont été faites à 11 h. 30 (nébulosité 5, soleil paraissant depuis une demi-heure). Temyvérature Humidité relative (&)
RSA UT ETS ES Deer A eeNe e o ee CO 2 Ce (HET AU SON AMEOIETE SR 89,59 C. (58 %) à l’ombre des feuilles de Hs dune Lot 4 SA bous
spiealus . . : Re Do eee (T0) dans une plage de CONTE act glon ce dense = AO0C: (GI) dans une touffe de Veliveria au niveau du sol. . . . 88°C. (69 %)
Des larves des stades III à V étaient présentes dans le Sporobolus ; le Cynodon hébergeait seulement des larves des stades I et IT. Sur le toguéré de Sarédina, le 10 octobre à 9 heures, on notait 310 C. dans
tous les types de végétation et 100 % d'humidité relative (rosée abondante).
À 11 h. 30, les conditions suivantes étaient réalisées : Temperature Humidité relative Dans AIT à PE AITONUe) Ne LU DR NE MO DO 16 % SUL ONE au-sSolell Us 2 QE RO GPTL CN (28 %) dans une végétation très clairsemée de Sporobolus spicatus (0m. 15 de haut) couvrant à peine 50 % dela
surface -dU-SOINE SN. RS RUE AUS ARR MDUT ONER (44 %) dans Schoencfeldia gracilis de SR oi lord Bd 0) (72 %) dans S'etaria pallidifusca (0 m. 30 de haut) SR er IAE (QE (61 %)
dans Pennisetum pedicellatum très dense (0 m. 60 à 0 m. 70 de haut)
PE A RDC EE ENTREE S SAONE RUE TOC (93 %) Te RS SNS DENIS Et UE ve AN ES ST RC (86 %) HONTE LUS ee cou Seti MU D AU (74 %)
(a) Voir note (a), page 68.
cé
Dans Sporobolus spicalus, on rencontrait des larves des stades I à III, tandis que Selaria pallidijusca, Schoenejeldia gracilis et Penniselum pedicellatum hébergeaient des larves du stade V. Cette répartition met en évidence la préférence des larves jeunes pour les sites les plus ensoléillés, où la température atteint des valeurs élevées tandis que l’humidité relative est faible ; les larves des derniers âges sont généralement localisées dans les lieux à végétation plus élevée. 5x
Le 13 octobre, sur le toguéré de Sarédina, les variations de la température et de l’humidité relative dans trois endroits distants de quelques mètres ont été suivies de 7 h. 30 à 18 heures. (Les mesures ont été prises toutes les 30 minutes). Les résultats sont consignés dans le graphique (fig. 52).
Les températures notées dans Schoenefeldia gracilis sont toujours situées entre celles enregistrées sur sol nu et dans Cenchrus catharticus l’écartement des courbes est le plus grand aux heures chaudes de la journée. L’amplitude de la variation diurne de la température est plus faible dans Cenchrus (24 à 390 C) que dans Schoenefeldia (24 à 46,50 C.).
La courbe de J’humidité relative sur sol nu se confond pratiquement à celle de l'humidité relative dans Schoenefeldia jusque vers 13 heures, tandis que Cenchrus accuse une humidité relative supérieure de 10 à 20 % à celle des deux
autres sites. De 13 à 16 heures, les courbes correspondant aux deux types de
végétation se rapprochent l’une de l’autre, puis s’écartent de nouveau après 16 heures.
En conclusion, à tout moment le Cenchrus catharticus offre d’une part des températures plus faibles que Schoenefeldia, d'autre part une humidité relative généralement plus forte. Dans les stations où ces deux plantes coexistent avec des espaces dénudés, les Acridiens ont à leur disposition une gamme très étendue de température et d'humidité relative.
La présence de jeunes ailés dans la station où furent faites les observations précédentes a permis de déterminer approximativement la température minimum favorable à l’envol (envol non spontané). À 7 h. 30, les insectes sont encore couverts de rosée et font seulement de petits sauts lorsqu'on les perturbe (température sur sol nu : 270 C.). C’est seulement à partir de 8 h. 30 que les premiers envols provoqués sont constatés ; la température sur sol nu atteint à ce moment 30,50 C.
L'observation continue de quelques larves a montré la faible amplitude de leurs déplacements comme cela avait été déjà constaté à la génération F,. C’est ainsi que, le 26 octobre, deux larves femelles du stade V ont parcouru respectivement 1 m. et 1 m,50 entre 10 h. et 10 h. 40, dans une végétation très clairsemée de Schoenefeldia. Aucun saut ne s’est produit durant ces 40 minutes, tous les déplacements élémentaires ont été faits à la marche ; la plupart furent provoqués par le vent qui agitait par moment les herbes voisines. Pendant les arrêts, les larves grignotaient quelques feuilles sèches. Au cours des 40 minutes, les larves restèrent à peu près continuellement exposées au soleil, le plan de symétrie du corps étant constamment parallèle à la direction des rayons solaires, avec la tête dirigée face au-soleil ou du côté opposé ; la température sur sol enso-