Région située au Nord-Ouest de Tomara
Les 7 ét 8 novembre, l’eau de crue progresse lentement vers la bordure du Farimaké, envahissant des terrains très secs plus ou moins densément recouverts de courtes Graminées flétries (Chloris prieurii, Schoenefeldia gracilis, Eragroslis ciliaris) et de bosquets d’Acacia spp. À la même époque, sont allumés les derniers feux de brousse ; ceux-ci viennent s’étemdre en bordure de l’eau.
Une agglomération remarquable de larves a été observée dans une parcelle de végétation limitée au Nord par un espace brûlé tout récemment et au Sud, par l’inondation (phot. 44) : sur une superficie d’un are, 224 larves ont été capturées, tandis qu'aucune larve n’a été vue dans les parties inondée ou incendiée voisines. L’accumulation des larves semble due à une fuite de celles-ci, non pas devant l’inondation, mais au contraire devant l'incendie ; l’eau semble avoir joué simplement le rôle d'obstacle stoppant les larves dans leur déplacement. L'augmentation de densité qui en résuite peut donc être interprétée, selon la
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termimologie de PAsQuIER (40), comime un cas complexe où interviennent d’une part l'extrodensation (déplacements centrifuges devant le feu), d'autre part l’obicodensalion (arrêt sur un obstacle).
Les prospections effectuées à plusieurs kilomètres à l'extérieur de la zone inondable ont permis de constater la présence de larves dans tous les endroits où les Graminées occupaient des surfaces importantes. Les densités excédaient rarement 3 à 10 larves À l’are.