‹ Étude écologique de Locusta migratoria migratorioides Rch. et FrmChapitre 99 sur 146 · LORS NE · texte numérisé non relu

LORS NE

IIS VANNES ET Ibis DZ LV AILES F1. 53. — Distribution de fréquence des larves F, des différents stades récoltées en bordure

de la zone d’inondation, au Nord-Ouest de Tomara, les 7 et 8 novembre 1950,

Des densités comparables ont été observées dans une parcelle de plusieurs hectares, brûlée depuis peu de temps (un ou deux jours) ; les larves ont pu échapper au feu sans faire de grands déplacements ; elles se réfugièrent vraisemblablement dans les crevasses du sol, nombreuses en cet endroit, et dans les petits lots de végétation épargnés par l'incendie, à la faveur des discontinuités du tapis végétal (phot. 48) (insulodensation). Parmi 25 larves capturées, une femelle du stade IV ayant mué récemment était de couleur noire, parfaitement homochrome avec le substrat : les autres larves étaient, jaunes. Les conditions microclimatiques présentées par les différents sites de la station étaient les suivantes le 7 novembre à 15 heures :

Température Humidité (a)

relative danelare 2 mafronde) le NN UN 340 C. 32007 Sursoluu etiblanc, au soleil. LL Ro 0: (22 %) Sur sol noir (couvert d’herbes calcinées). . . . . . . 5300. au milieu d’herbes fanées non brûlées . . . . . . .. 4490 C. (24 %) dans les crevasses à 5 cm. au-dessous du niveau du sol. 834,50 C. (49 %) DES » à 10 cm. » » » CERTA (52104)

Ces valeurs de l’humidité relative sont très inférieures à celles qui furent trouvées sur le toguéré de Sarédina le 13 octobre (cf. p. 164). Les larves

(a) Voir note (a) page 68.

montraient une assez grande mobilité ; elles se déplaçaient par petits sauts, sans orientation définie, au milieu des espaces brûlés.

Dans la zone incendiée, se trouve la mare Bidditari (phot. 45); celle-ci est incomplètement asséchée ; en allant vers son centre, on rencontre successivement : une bordure continue d’Acacia spp. (où domine A. slenocarpa) ; une zone à sol craquelé, parsemé des curieuses inflorescences d’Elytrophorus spicatus (phot. 46) ; une ceinture d’'Oryza large de quelques mètres à quelques dizaines de mètres, sur sol encore humide ; et enfin la nappe d’eau, libre de toute végétation. Des larves étaient présentes dans le Riz et l’Elytrophorus mais les : densités n'étaient pas supérieures à celles observées dans les parties incendiées voisines.

L'ensemble des récoltes effectuées au Nord-Ouest de Tomara (326 individus) les 7 et 8 novembre se répartit de la façon suivante (fig. 53). On remarquera, d’une part, la rareté des ailés (deux jeunes mâles seulement ont été vus et capturés) et d’autre part, la présence de larves jeunes (les larves des stades IT, III et III bis représentent 15 % de l’effectif). L'état de développement de la population est donc intermédiaire entre celui des insectes de Sarédina et d’Ouro N'Dia (fig. 51).

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