C. — L'Onde rigoureusement entretenue
L'oscillation reste cependant d'amplitude pério- | diquement variable et le courant obtenu est une ‘onde entretenue modulée selon Ja sinusoïde du
courant d'alimentation à (fig. À
La propagation des courants de haute fréquence.
Cette étude est d’une importance beaucoup plus grande qu'on ne pourrait le croire au premier abord ; elle permet de bien se rendre compte de la manière dont le courant peut agir au travers de l’organisme.
Nous retrouvons au début de cette étude le principe qui nous a guidé jusqu'ici de savoir que le courant de haute fréquence obéit aux lois générales de propagation du courant alternatif. Pour bien comprendre Îa propagation des courants alternatifs eux-mêmes, il est nécessaire de rappeler rapidement le mode de propagation des courants continus et de le comparer à celui-ci.
Que le courant soit continu ou alternatif, il faut distinguer deux modes de propagation fort différents.
a) Dans les conducteurs métalliques, et plus particulièrement, dans le fil de cuivre,
b) Dans les solutions salines et plus pariculièrement dans la solution de chlorure de sodium.
À. —— Dans les conducteurs.
Aussi homogène qu’il paraisse au premier abord, un morceau de métalest formé d’un'certain nombre d'atomes (8,4 x 102? pour le cuivre) dont les noyaux sont séparés par une distance extrêmement petite. Chacun de ces atomes est composé ainsi que nous l'avons vu dans les chapitres précédents d’un noyau central et de couches d'électrons périphériques (on attribue un électron libre au cuivre. Ces électrons sautent perpétuellement d’un atome à un autre plus ou moins éloigné suivant la température du métal (au 1.500€ environ à la température de l'air liquide). Ces sauts se font à la vitesse moyenne de 1.060 km. à la seconde et elle est invariable avec les conditions physiques du métal considéré (1). Lorsque le conducteur est le siège d’un courant, l’ensemble des électrons prend une vitesse orientée supplémentaire qui tend à les entraîner dans le même sens (alors que les sauts avaient lieu dans n'importe quelle direction). Le sens de ces sauts orientés est le sens inverse de celui-ci habituellement pris arbitrairement pour le courant. Cette vitesse supplémentaire des électrons dépend naturellement de la différence de potentiel dont les extrémités du conducteur est le siège, est toujours très faible en égard de la vitesse propre (elle est de
| 1 ou un.
celle des sauts spontanés. La résistance offerte par
LH Le le conducteur au passage du courant dépend du nombre d’'electrons de celui-ci et de la facilité offerte aux sauts orientés, Cette résistance entraîne l'élévation de température du conducteur par choc des électrons contre les atomes au cours de leurs cheminement. Cette résistance augmente avec la température parce que les atomes qui effectuent normalement des sauts sur place s’agitent de plus en plus et s'écartent au fur et à mesure que la température augmente, Les atomes eux-mêmes ne sont en effet pas immobiles, mais ils présentent des mouvements dont l'intensité est fonction de la température à tel point que c’est cette agitation même qui au point de vue de la physique moderne caractérise la température d'un métal. Aux températures très basses les mouvements deviennent insignifiants et les atomes sont rapprochés au maxi: mum ; tout laisse croire qu’au O absolu (— 2730), la conductibilité du cuivre devienrait infinie. On ne peut que se rapprocher de cette température sans parvenir à l’atteindre. Cependant une spirale de plomb portée à la température de moins de 2700 voit sa résistance s'abaisser à un tel point qu'un courant d’induction lancé dans la spirale circule indéfiniment la valeur du courant ne diminuant de moitié qu'au bout de cinq jours, On a dénommé ce phénomène supra-conductibilité. En alternatif, le courant changeant de sens un grand nombre de fois dans l'unité de temps, les électrons changeront évidemment le sens de leur vitesse supplémentaire
ie
orientée etil ne pourra pas y avoir un déplacement continuel comme dans le courant continu, les électrons parcourant dans une demi-phase un trajet inverse de celui parcouru dans la demi-phase précédente.Finalement, le courant alternatif fera effectuer aux électrons du conducteur des oscillations longitudinales sur place. On conçoit, sans qu’il y ait lièu d'y insister que la résistance du mouvement des électrons soit la même quelle que soit le sens de leur déplacement, et que le dégagement de chaleur ne dépende pas de la nature du courant. On vérifie ici avec la théorie d'électronique la valeur très générale de la loi de Joule.
B. — Les conducteurs électrolitiques
Le mécanisme de la circulation du courant dans les conducteurs électrolitiques est très différent. C'est le plus important à bien connaître puisque l'organisme se comporte vis-à-vis des courants de haute fréquence comme une éponge largement imbibée de solution de chiorure de sodium à 7 °/», C'est pourquoi nous prendrons comme solution d'étude la solution de chlorure de sodium. Les théories éléctroniques que la constitution de la matière que nous avons indiquées dans un chapitre précédent, nous montrent que la molécule de chlorure de sodium est formée par la réunion de deux ions monovalents qui diffèrent de l'atome : l’un, l'ion chlore; par fixation d’un électron supplémen-
taire, ce qui le rend négatif, et par conséquent attirable par le pôle positif, l’autre ion, sodium par la perte d’un électron, ce qui le rend positif et par conséquent attirable par le pôle négatif. Comme la perte d’un électron par un atome se trouve compensé'‘exactement par le gain d’un électron de l’autre atome dans le chlorure de sodium, & n'y a pas par conséquent d'électrons libres dans la solution du chlorure de sodium. Ce ne peut donc pas être eux qui transportent le courant on plus exactement lui servent de support. Pour la même raison on déduit que la solution est électriquement neutre (la différence de potentiel entre deux points tenant à une surabondance d'électricité d’un point sur l’autre où il ya disette. Rappelons ici le phénomène connu depuis longtemps,à savoir que dans une dissolution un certain nombre de molécules se trouvent séparés en leur constituant ioniques et sont donc porteurs de charges. En dehors de leur mouvement désordonné propre (fonction de la température) ces ions ne rencontrent nulle part d'électrons libres ou de disette d'électrons, aucune modification né peut s’ensuivre. Il se produit un état d’équilibre stable dont les conditions de température et de pression à laquelle la dissolution a été faite. L’électrolyte se trouve en définitive, constitué de la manière suivante : des molécules de solvant en l’occurence de l’eau. Des molécules du corps dissout et non modifié, (chlorure de sodium en l’occurence), enfin
des molécules dissociées donc des ions sodium :