‹ Étude Électro-physiologique du mode d'action de la Diathermie Sa vérification dans la Diathermie abdominaleChapitre 27 sur 29 · TE ST SO UE SEE · texte numérisé non relu

TE ST SO UE SEE

Ke 11 ème

résultats ou de résultats tout au moins encourageants dans les cas d’alaie abdominale sans cause bien nette, dans les cas de périviscérites, d’épiploïtes, d’adhérence avec douleurs post opératoires de troubles de la vésicule biliaire, de troubles stomacaux et intestinaux et enfin dans les affections génitales du petit bassin, Nous allons montrer rapidement que dans ces cas, il est logique de faire appel à la diathermie. Dans les algies, l’action antispasmodique a déjà par elle-même de fortes raisons d’avoir une influence heureuse, Ces malades sont en effet en général hyperexcitables et ils présentent d’ailleurs souvent des constipations à type spasmo: diques. Celles-ci cèdent à peu près toujours à un traitement bien conduit et s’il n’y a aucun autre support anatomique à la douleur, on a de fortes chances d’avoir sur elle une influence très heureuse. Il est bien évident que lorsque le malade exagère nettement les symptômes éprouvés et qu'il s’agit plutôt de phénomènes cénestopathiques, la diatermie n'est pas plus efficace qu'aucun autre procédé pouvant frapper l'esprit du patient.

Les adhérences et en général les périodisérites sont certainement les affections qui donnent le plus de succès par le traitement diathermique, non pas que la guérison soit la règle certaine, mais parce que plutôt il s'agit, selon l'expression imaginée et fort heureuse de notre maître le Dr Delherm, « de laisser pour compte des grands tailleurs » qui, abandonnés après de multiples essais thérapeutiques,

fournissent encore dans les 50 % de succès lorsqu'ils sont soignés pas la diathermie. Il est fort difficile dans ce cas, de dire qu’elle a été exactement l’action anatomique du traitement, puisque le plus souvent il s’agit de malades ayant été plusieurs fois opérés et qui ne veulent plus d'interventions sous aucun prétexte. L’essentiel est de savoir qu'ils sont soulagés mais il est difficile de déterminer si c’est par fusion de leur adhérence ou simplement par adaptation organique ou sédation nerveuse que Îles symptômes douloureux qui traduisaient l'affection ont disparu.

On peut penser cependant que l’action sytophilactique du courant a sur les affections relativement récentes, une influence réelle de résolution, par contre nous pensons que les vieilles brides devenues fibreuses, ne peuvent guère être modifiées par le traitement. Il est regrettable à ce sujet que les chirurgiens qui sont tant enthousiasmés par la diathermie lorsqu'il s’agit de l'utiliser en tant qu’instrumentopératoire n'aient pascompristoutl’intérêt qu'il y aurait pour eux après nombre d'interventions, à faire précocement des applications de diathermie abdominale qui leur fournirait probablement des résultats opératoires de qualité supérieure et leur éviterait de petites complications éloignées, toujours fort ennuyeuses tout au moins pour le patient.

Une place à part doit être faite aux troubles hépathiques. Il est banal maintenant de signaler l’exellente arme thérapeutique que représente la dia-

thermie dans les troubles hépathiques en général.

Qu'il s'agisse de cholécystique chirurgicale (c’està-dire calculeuse ou avec rétention biliaire et réaction péritonéale) ou qu’il s'agisse de toutes les cholécystites chroniques plus ou moins caractérisées, qu'il s'agisse des insuffisances hépathiques ou des troubles de congestion de l’organe, les résultats sont à peu près certains et ne varient que par dégré de leur qualité.

Dans les cholésystites chroniques de toute nature, les résultats sont tellement patents que nous nous permettrons de faire remarquer que des stations thermales telles que Vichy, usent d’une manière extrêmement larwe de la diathermie concuremment avec leur traitement spécial, et les résultats qu’ils ont publiés indiquent nettement l'efficacité de l'agent. Là encore, c’est l’action calmante et de drainage hépathique qui se place au premier plan, les malades qui bénéficient le plus d’une application de diathermie hépatique sont ceux qui sans symptômes nets aux examens radiologiques et cliniques, présentent des troubles douloureux assez brutaux après l’ingestion de certains aliments. L'application de diathermie au milieu d’une crise, calme souvent celle-ci à peu près instantanément. La persistance d’un traitement bien conduit, évite le plus souvent des incidents.

En diathermie hépathique, nous considérons qu'il faut absolument proscrire les intensités tolérables limites, et que la sensation de chaleur douce,

agréable, avec sensation de bien être ét de résolution, doit être systématiquement recherché et jamais dépassée.

C'est dans ces applications que les longues séances sont particulièrement indiquées. Il y a profit considérable à faire des applications d’au moins 15 minutes. Vingt minutes sont encore préférables et nous avons fait à plusieurs reprises des séances atteignant une heure chez des malades qui éprouvaient un tel bien être sous l’action du courant, qu'ils demandaient d'eux mêmes la prolongation de la séance d'application.

La règle générale que l’on peut énoncer au sujet de la durée de cette application est qu’elle doit être d'autant plus prolongée qu’elle est mieux tolérée et que la sensation si caractéristique de bien être accusée par le patient est plus nette. Ce n’est en effet que chez les hépathiques chroniques que nous avons vraiment remarqué ce phénomène et c’est la raison pour laquelle nous en sommes venu à prolonger la durée de l'application. G

C'ést aussi chez cette catégorie de patient que nous avons rencontré, mais d'une manière plus inconstante Îles malades, qui au sortir de la séance signalaient une sensation de digestion brusquement faite et de besoin d'aliments.

Il ne s’agissait nullement là d'une fausse sensation car la prise de nourriture qu'ils effectuaient était particulièrement bien supportée et même leur profitait certainement beaucoup.

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Laquerrière a d’ailleurs signalé à la Société d'Electroradiologie le cas d’un américain qui lors de ses séjours à Paris venait faire des applications de diathermie pour faire disparaître les quelques symptômes d'intolérance que manifestait son organisme à la trop bonne chère qu'il faisait dans la Capitale.

Il n’y a pas de doute que tous les électrôthérapeutes aient constaté dans leur clientèle des faits plus ou moins semblables,

Presque tous les hépathiques sont constipés, aussi faut-il faire signaler que l’action de la diathermie n’est pas très marquée sur ce trouble et cela indépendamment des autres résultats qui peuvent être absolument remarquables. La constipation chronique ne relève d’ailleurs pas de causes simples,mais d'un enchevêtrement de conditions physiologiques.

Sans y insister nous rappellerons qne l'on distingue plusieurs sortes de constipations ({) qui relèvent de conditions différentes selon le siège,

Le point intéressant que nous voulons signaler est que la constipation terminale par stase rectale est susceptible d’une amélioration par une modification de la technique d'application.

En plus de l’électrode dorsale et de celle ventrale, on introduit une électrode rectale en relation avec le conducteur de la plaque dorsale. La plaque ven-

__ trale étant de dimensions supérieures à celles habi-

1, Delherm. Thèse de Paris, 1903.

tuelles. L'intensité est naturellement augmentée pour maintenir la sensation calorifique à sa valeur habituelle sous la plaque ventrale. La sensation rectale est en effet presque toujours extrêmement vague. Fréquemment dans l'heure qui suit l’application, il se produit une selle facile. Parfois l’action est très rapide le besoin se manifestant avant la fin de la séance.

Dans les autres formes de constipation l’action est très inconstante et nous pensons avec Laquerrière que les larges applications de courant continu peuvent concurremment être plus efficaces.

On peut considérer que l'application de haute fréquence intra-rectale au cours d’une séance abdominale constitueune variété de lavement électrique particulière. Nous sommes convaincus que la circulation intense dans les vaisseaux hémorroïdaux amène une augmentation de la secrétion glandulaire, pendant que l’action tonique surles terminaisons sympathiques réveille le péristaltisme terminal. Il est possible que le courant faradique de l'appareil à éclateur avec lequel nous avons fait ces études ait d’ailleurs joué son rôle dans l’action thérapeutique. |

Quoi qu'il en soit, l’action demeure réalisable à volonté par le praticien et elle méritait d'être signalée.

Tout ce sur quoi nous venons d’insister pour les troubles hépathiques est valable pour les affections

gynécologiques. D'autant plus d’ailleurs qu'elles « fe

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ont un retentissement sur les fonctions glandulaires des femmes qui en souftrent. Aussi les applications de la diathermie aux troubles du petit bassin estelle très indiqnée et compte-t-elle de beaux succès. Elle se fait soit trans-abdominale, soit trars-génitale avec une grosse bougie d’Hégar dans le vagin.

La technique des applications n’a rien de bien particulier, il faut signaler simplement que les intensités tolérées sont énormes sans que l’on ait jamais observé d'incidents ou à plus forte raison de brulûre

La raison doit en être recherchée dans le fait que le contact est particulièrement boa et que la région d'application est richement irriguée. Pour la même

raison les effets généraux sont intenses.

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