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par ce pourtour de même manière que dans celle en treillis métallique.
Ce procédé a encore un avantage qui est de permettre de souder l’arrivée des fils à la partie postérieure de la plaque et de dissimuler le conducteur dans une échancrure faite dans l'épaisseur de la mousse ce qui évite totalement toute surépaisseur. Enfin dernier point, la plupart des auteurs placent les électrodes sèches sur la peau et prétendent obtenir ainsi un excellent contact. Personnellement nous n’aimons pas cette méthode, car en dépit de toutes les précautions que l’on prend, il y a souvent au début de l’application, une sensation de picotements plus ou moins agréables qui inquiètent le malade et qui en particulier chez l’enfant peuvent obliger à interrompre l'opération.
Partant de cette idée, que la conduction du corps humain est due à la présence de sérum, et que la résistance de la peau représente de beaucoup la plus grande fraction de résistance totale du circuit, nous avons pensé à imbiber celle-ci au moyen d’une solution au chlorure de sodium et nous avons pu constater immédiatement la disparition de toute sensation du malade au niveau des électrodes, ainsi que la possibilité d'augmenter d’une manière très nette l'intensité tolérée pour une application déterminée.
À titre d'exemple, nous signalerons que la résistance dans une application de diathermie abdominale avec des électrodes d’environ 50 cm?, peut arriver à
tomber au-dessous de 40 ohms dès le début de l'application sous des électrodes mouillées avec une solution de sérum à 10 %. Nous signalerons aussi qu'au moyen de grandes électrodes maintenues par un coussin pneumatique ainsi que nous l’indiquions, il nous a été possible d’atteindre pendant quelques minutes chez un patient une intensité de 4 ampères (4) qui n’est d’ailleurs pas descendue à aucun moment au dessous de 3 ampères 5. Dans ce cas particulier, les phénomènes généraux dus au cou: rant de haute fréquence, atteignirent leur maximum et à la transpiration du sujet, l’augmentation du rythme respiratoire, la rougeur de tous les téguments et la sensation tout à fait particulière de chaleur interne furent tels qu’ils eurent une action bienfaisante secondaire qui dépassa de beaucoup les résultats locaux dus aux passages du courant et qui sont à rapprocher de ceux obtenus autrefois par l'auto conduction. La solution du chlorure de sodium, présente cependant un petit inconvénient qui est d’avoir tendance à cristalliser sur les électrodés chez les malades qui ne transpirent pas ou peu. Aussi, avons-nous eu l’idée de recourir à ses lieux et place à une solution de chlorure de calcium au même taux ; celle-ci on le sait ne sèche jamais étant donné, le pouvoir hygroscopique de celui-ci.
La dimension des électrodes est limitée par celle de Ja région à traiter mais la règle générale qui est
(1) Avec un appareil éclateur.
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d’ailleurs parfaitement logique, est qu’il faut toujours employer la plus grande électrode compatible avec celle-ci. On peut ainsi faire passer une intensité toujours plus grande au travers de l'organe et d’autre part, la densité cutanée du courant ne dépasse jamais les limites acceptables.
Il faut éviter cependant, autant que possible, de mettre une électrode à cheval sur une région dépourvue de squelette sous-jacent et au contraire riche en plan osseux comme par exemple la région des dernières côtes et la paroi abdominale. Car dans ce cas, on a toujours des phénomènes d’intolérance au niveau des pla::s osseux alors qu'on atteint pas une intensité de l’ordre de grandeur de celle qui pourrait être tolérée sur la région abdominale seule. ;
Quandil fautabsolument avoir ainsi les électrodes à cheval sur des régions différentes il est nécessaire d'augmenter d'environ 1/3 la surface d’électrode placé sur le plan osseux par rapport à celle placée sur le plan uniquement musculaire. L’intensité tolérée dans ce cas est alors sensiblement le même pour les deux plans. ;
Toutes ces particularités d'application clinique sont le fruit de nombreux traitements eflectués en diathermie abdominale ou la nécessité d'obtenir la tolérance des intensités les plus élevées possibles conduit à étudier minutieusement les conditions de
tolérance de celle-ci.
On ne doit jamais établir de courant d'emblée à
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une intensité voisine de celle à laquelle on veut arriver pendant l'application ; le mieux est évidemment de partir du O absolu pour monter progressivement en cherchant l'intensité que la malade supporte sanssensation désagréable avec une action calorifique suffisante.
L'examen du milliampéremètre pendant une application de diathermie abdominale montre le plus fréquemment que l'intensité supportée parle patient est toujours nettement supérieure quand on l’atteint progressivement. D’autre part, une fois que l’intensité est stabilisée, on constate que sans que l’on touche rien à l'appareil le milli continu à monter pendant quelques instants ce qui indique que le courant de haute fréquence traverse plus facilement le patient ou ce qui revient au même que la résistance de celui-ci a diminué.
Ces deux faits s'expliquent facilement : il faut en effet qu'il s’établisse un équilibre entre la quantité de chaleur cédée à l’organisme par le courant et celle qui est entrainée par la circulation sanguine vers des lieux où le refroidissement s'effectue par radiation. Nous avons vu au chapitre de la physiologie qu’il semblait bien que l’action vasodilatatrice fut secondaire au dégagement de chaleur au sein des tissus et qu’elle n’était qu'un moyen de défense de l'organisme contre une température mettant en péril la vie cellulaire. La constatation clinique que nous venons de signaler est une confirmation, car si l’on peut faire tolérer une intensité plus forte au
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bout de quelques instants c’est parce que l’accélération générale de la circulation et des échanges thermiques et respiratoires de l'organisme ont eu le temps de s’établir. On voit d’ailleurs souvent dans les applications diathermiques abdominales avec des grandes électrodes le facies devenir plus ou moins vultueux, la respiration s’accélérer et une sudation plus ou moins importante s'établir. C’est chez les malades présentant ces phénomènes que l’on peut atteindre les intensités les plus élevées. De même, c’est parce que la circulation s’est accélérée que la conduction de l’organisme est devenue meilleure et l'augmentation spontanée de l'intensité marche absolument de pair avec la manifestation des symptômes secondaires que nous venons d'indiquer.
Il faut toujours se méfier des sensations de picotements accusées par les malades, celles-ci rendent rapidement intolérables les applications et même causent quelquefois des petites brûlures sans que les malades s’en apercçoivent.
Il faut prévenir le patient des sensations qu’il peut éprouver avec les appareils à éclateurs, il y a presque toujours lorsqu'on a une intensité suffisante, une sensation faradique de passage du courant qui est particulière et se différencie nettement de celle des petites étincelles dues à un mauvais contact. Quand on atteint cette sensation que les malades comparent à un frémissement ou encore à un mouvement, comme si « une bête remuait » dans
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la profondeur de leurs tissus. On se trouve en général proche de l'intensité limite possible sans sensation calorifique désagréable, et il y a là un point de repère qui peut être précieux. Nous n'avons jamais cru utile, en diathermie abdominale tout au moins de procéder à des mesures de température cutanée sur les électrodes par couples thermo-électriques. Ces mesures en effet ne fournissent que des résultats sans grand intérêt car tout bon contact des plaques amène toujours une élévation de température moirdre au contact de celle-ci que dans la profondeur, et la sensation thermique profonde des malades est toujours un excellent critérium pour éviter les incidents: Toutes les brûlures signalées l'ont en eflet été à notre connaissance au niveau de la peau et avec une bonne application des électrodes mouillées dans la solution au chlorure de calcium, nous avons toujours eu dans les cas les plus difficiles un contact absolument parfait.
Il convient de signaler pour être complet que des précautions tout à fait particulières doivent être prises avec les malades présentant des anesthésies et plus particulièrement des troubles syringomyéliques. Mais ces cas sont heureusement rares et l'attention du praticien qui surveille son malade est toujours mis en éveil lorsqu’au voisinage d’intensité moyenne le malade n’accuse aucune sensa- . sation de chaleur, même très douce. Nous avons d’ailleurs pris l’habitude d'interroger systématiquement les malades sur cette sensation, ce qui nous a
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évité une fois d'élever intempestivement l'intensité chez un malade que nous soignons pour une sciatique
et qui présentaiten réalité un tabès.
Les intensités moyennes tolérées.
Elles sont très variables suivant les maladies ce qui était à prévoir et-elles dépendent, ce qui est logique aussi, des troubles circulatoires possibles et de la vascularisation de la région comprise entre les électrodes.
En diathermie abdominale, il n’est pas de malade chez qui on ne puisse atteindre au moins un ampère avec les électrodes que nous avons indiquées mais ce chiffre est un minimum, En moyenne, l'intensité de 1.500 à 1.800 milli est maintenue chez la plupart des malades sans aucune sensation autre que celle
de chaleur très douce et très agréable. On peut
sans grandes difficultés, chez les malades qui n’ont
pas peur, atteindre 2.400 milli, mais à ce moment
tout au moins avec les appareils à éclateurs il ya
toujours une sensation faradique qui rend Papplication plus pénible. Avec les appareils à lampes au contraire, on atteint jusqu’à 3.900 milli avec la
simple sensation de douce chaleur et de détente
abdominale.
L’intensité de 4 ampères nous apparaît une intensité expérimentale limite qu'on ne peut obtenir qu'avec des précautions spéciales. |
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Accidents ou incidents
L'accident c’est la brûlure. Nous avons vu son mécanisme et en diathermie abdominale elle n’est à peu près pas à craindre c’est surtout au niveau des membres qu’on la rencontre. En abdominale, deux points sont le siège tout au moins de débuts d’altération cutanée. Ce sont d’une part le point d'arrivée du courant quand la fixation du fil est faite d’une manière imparfaite, d'autre part, le bord costal inférieur qui présentait un plan osseux sous-jacent immédiatement aux téguments, fournit un obstacle résistant qui augmente le dégagement de chaleur en ce point. C’est donc surtout dans les applications spécialement hépathiques que l’on doit penser à prendre des précautions spéciales à ce sujet.
Les incidents sont surtout dus soit à des mauvais contacts des électrodes en certains points, ce qui entraîne des minuscules petites étincelles, lesquelles provoquent une sensation de picotements extrèmement désagréables contre lesquelles le malade non
prévenu réagit immédiatement en soulevant l’élec-
trode, ce qui, bien entendu amène immédiatement le décuplage du phénomène et parfois des brûlures par étincelles, lesquelles sont superficielles mais assez douloureuses surtout sur le moment, soit de petites brûlures par étincelles dues à des phéno-
mènes de self induction entre un membre du malade par exemple et une région de son corps assez éloignée qu’il touche incidemment, soit deux con-
tacts imprévus avec le sol ou une masse métallique
en contact avec celui-ci. Jamais ces incidents ne:
sont très graves mais ils sont très désagréables pour les malades et la crainte qu’ils laissent ensuite de leur renouvellement empêche de pouvoir faire des applications en se fiant aux dires du patient.
La confiance de celui-ci est absolument nécessaire pour qu'il s’abandonne car toute contracture ou contrainte est très fâcheuse pour effectuer une bonne application.
La fatigue secondaire à une application de forte intensité et les sensations sympathiques, ne sont pas à proprement parlér des incidents mais des conséquences logiques de l'application dont il faut prendre simplement la précaution d’avertir le malade avant de commencer. L’exacerbation des phénomènes douloureux n’est pas fréquente chez la plupart des malades surtout lorsque l’on prend la précaution de tâter la susceptibilité au début du traitement.
La durée des séances est pour quelques auteurs
de vingt minutes. Elle nous a parue devoir être de
dix minutes au moins pour pouvoir obtenir un
résultat appréciable, et la plupart des auteurs conseillent celle de 15 minutes.
Nous considérons qu'il n’y a pas de règle absolue en cela, qu'il faut être éclectique et ne pas systématiquement faire la même durée à tous les malades,
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C'est justement le rôle du bon électro-thérapeute de déterminer la durée de la séance en fonction de la physiologie du patient, des conditions thérapeutiques et des indications que lui fournissent des appareils de mesure.
En règle générale une séance courte doit atteindre une intensité assez forte rapidement pour pouvoir être efficace et on est alors souvent en présence de symptômes d’intolérance de la part du malade.
Nous préférons élever très progressivement l’intensité et la maintenir longtemps à un chiffre moyen. On peut alors pour la dernière partie de lapplication monter à des intensités élevées qui sont fort bien supportées. C’est ainsi que souvent nous débutons pendant les cinq premières minutes par une intensité croissante jusqu'au chiffre de 12 à 1500 milli environ, nous laissons les réglages établis pour cette valeur pendant dix minutes si l’on constate fréquemment (ce que nous avons signalé tout à l'heure) que l'intensité a continué à monter pour atteindre près de 2.000 milli. Pendant les cinq dernières minutes nous élevons alors l'intensité jusqu’au voisinage de la limite supportable par le patient. Une autre technique consiste à atteindre une intensité de 12 à 1500 milli assez rapidement puis de ne plus toucher au réglage pendant le reste de la séance, celle-ci peut alors avantageusement être prolongée pendant 30 à 45 minutes. Cette dernière technique est préférable chez les malades hyperspasmodiques et chez ceux nerveux qui sont impressionnés par
J. Amiot 7
l'appareillage électrique. Tout cela est affaire de logique et rien de ce que l’on peut observer au cours d’une application n’est surprenant pour qui connaît
bien l'agent qu'il manie. Poe ji
Les malades justiciables de diathermie.
Les indications de la diathermie découlent des propriétés de celles-ci et de son action physiologique. L'action inhibitoire et antispasmodique conduira à l’employer contre tous les troubles colitiques et dans les modifications et contractions indépendantes de notre volonté telles que celles de la vésicule biliaire, de l'estomac. du gros intestin, etc.
L'action circulatoire intense conduira à l’'employer dans tous les cas où les tissus ne sont pas suflisamment nourris, Où la vaso-constriction pathologique amène une déficience nutritive et où comme corrolaire les sécrétions sont insuffisantes. C’est ainsi que la diathermie transhépathique amènera un fonctionnement plus sûr et plus régulier du foie et cela d’une manière extrêmement douce qu'aucun autre procédé thérapeutique ne pourrait égaler à ce point de vue.
L'action cytophilactique due aux actions précédentes dont elle n’est qu’un corrolaire amènera l’organisme à mieux se défendre contre toutes les causes de mortification tissulaire et en particulier renforcera dans des proportions considérables la
défense de l’organisme contre les infections ; de là
s'explique la meilleure action dans les affections gynécologiques ainsi que l’a fait remarquer Roucayÿroi dans une communication.
Enfin lorsque la section que l’organisme a traversée est suffisamment considérable et l'intensité assez élevée la vie entière de l’orgrnisme se trouve modifiée comme dans les anciennes applications d’auto-conduction et l’augmentation générale des combustions, l'activation de l'organisme fortifie celui-ci et les résultats thérapeutiques tiennent alors beaucoup plus à une modification de l’état général que de l’état local. C’est ainsi que dans les grandes applications de diathermie abdominale les glandes à sécrétions internes subissent une action stimulatrice qui pour indirecte qu’elle est, n’en garde pas moins une importance considérable. L'action antispasmodique qui persiste en effet au travers de cette stimulation générale ramène en effet l'équilibre rompu souvent entre les différentes fonctions et parvient à réentrainer ou rééduquer les fonctions déréglées. C’est donc dans les douleurs à type névralgique ou spasmodique dans les troubles circulatoires, et plus particulièrement dans les troubles adhérentiels dans les déficiences glandulaires sans cause évidente que la diathermie connaîtra les plus belles indications et le plus de chances d'amener un succès d’autant plus précieux qu'on est toujours très désarmé contre ce type d’affections.
Notre maître le D' Delherm a communiqué dans le Journal médical français une série de beaux