CAUSES D'ERREUR
Avant de considérer un E.E.G. comme anormal, il faut éliminer les causes d’erreur provenant du sujet lui-même, ainsi que les artefacts provenant des fautes de technique.
Celles-ci sont très nombreuses. Nous signalons seulement les plus importantes : |
a) La somnolence : Elle tend à envahir le malade au cours des longs examens ; il faut donc veiller à ce qu’il reste à l’état vivil. Nous avons vu que le sommeil fait apparaître des ondes amples au rythme lent, tandis que le rythme « tend à disparaître.
b) Les mouvements involontaires : Is constituent la cause d’erreur la plus importante ; citons :
1) Les mouvements des muscles frontaux, tempo-
raux, masticateurs, qui se traduisent par des ondes à haute fréquence facilement reconnaissables (électromyogrammes).
2) Le clignement des paupières, la déglutition, les déplacements mécaniques et les variations de contact des électrodes qui impriment aux oscillographes des déplacements amples et relativement lents, d’une interprétation parfois délicate.
3) Les mouvements des globes oculaires dans l’orbite. Ils engendrent des variations de potentiel qui s'inscrivent sur le tracé.
4) La fibrillation de l’orbiculaire des paupières chez certains sujets nerveux. Cette cause d'erreur, découverte par le professeur Baudouin (1) et le docteur Fischgold, est la plus fréquente et la ‘plus grave. La fibrillation des globes engendre sur la région antérieure du crâne un rythme régulier et intermittent de 4-5 H absolument identique aux rythmes pathologiques que nous allons décrire plus loin. Le professeur Baudouin et le docteur Fischgold suppriment cette fibrillation en appliquant sur les yeux du sujet l’oculocompresseur de Roubinovitch.
Maintenant que nous avons indiqué les critériums d’anormalité et souligné les principales causes d’erreur, nous pouvons procéder à l’étude électroencéphalographique des absences épileptiques.
(1) Baupouix et FiscH@op : Com. à l’Acad. de Méd., 8 avril 1941