TECHNIQUE
Nous ne saurions aborder les résultats obtenus par Gibbs et ses collaborateurs, sans préciser leur technique particulière. Car, faute de la suivre dans ses détails, nous risquerions de passer à côté de manifestations bio-électriaues intéressantes.
Un chiffre va donner une idée de la particularité principale : pendant 2 ans et demi, ces auteurs ont recueilli 96 kilomètres de tracé appartenant à 400 malades, ce qui fait une moyenne de 240 mètres de tracé pour chacun. Certains malades étaient étudiés tous les jours pendant un certain temps ; d’autres étaient observés pendant de longues heures consécutives ; et dans un cas l’enregistrement a duré 24 heures sans interruption. :
Tout ce long effort est fait en vue de dépister l’existence d’un rythme spécial et d’une oscillation de potentiel particulièrement ample de l’ordre de plusieurs centaines de microvolts (jusqu’à 1.000), de repérer dans le temps ces anomalies du rythme par rapport
UN
aux manifestations épileptiques, et surtout de localiser sur la surface du cerveau le foyer d’origine des ondes anormales.
Les enregistrement doivent donc être très longs pour surprendre les activités électriques anormales : elles accompagnent les crises ; maïs elles peuveni aussi survenir, comme l’ont montré les auteurs américains, en dehors de tout symptôme clinique.
Les Gibbs réduisent l’amplification à un minimum. Sur leurs tracés, ils donnent à 50 uv la hauteur d’un millimètre. Dans ces conditions, les ondes normales deviennent très petites ; ce qui permet aux manifestations pathologiques de se détacher avec plus de netteté sur l’ensemble du tracé. Nous verrons en effet qu'au cours de labsence électrique les ondes atteisnent une grande amplitude de l’ordre de 3 à 400 uv.
Les Gibbs utilisent plusieurs dérivations (4 et méme plus), fixées sur les deux côtés du crâne sur les régions supposées actives : lobes frontaux, précentraux et occipitaux.