‹ Étude électroencéphalographique de l'absence épileptiqueChapitre 33 sur 47 · B) RÉSULTATS · texte numérisé non relu

B) RÉSULTATS

En suivant les règles de technique que nous venons d'étudier, le professeur Baudouin et ses collaborateurs ont suivi et examiné électriquement plus de 300 épileptiques ; chez la plupart plusieurs tracés ont été pris à des dates plus ou moins éloignées, espacées sur plusieurs mois ou même plusieurs années.

Parmi eux plus de 200 ne présentent pas d’absences; ils sont donc hors de notre sujet. Une soixantaine pré-

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sentent des absences plus d’autres manifestations de l’épilepsie, soit grand mal, soit petit mal. Ceux-là n+ nous intéressent que dans la mesure où ils présentent des absences.

Enfin 25 ne présentent pour toute manifestation d’épilepsie que des absences. Comme ils présentent à l’état pur et exclusif le phénomène pathologique dont nous allons étudier l’expression électrique, c’est surtout sur eux que porteront nos recherches.

a) Signes électriques des absences épileptiques.

Le professeur Baudouin et ses collaborateurs, à la suite des américains, ont eu l’occasion, au cours de leurs nombreux enregistrements, de constater des absences épileptiques ; ils ont aussi à maintes reprise: enregistré des crises infra-cliniques survenant dans les périodes intercalaires entre deux manifestations cliniques d’épilepsie.

1) Absences constatées cliniquement.

Il est assez rare d’enregistrer une absence épileptique. En effet, à part les cas de pycnolepsie que nous verrons plus loin, les absences ne sont pas fréquentes chez les malades au cours d’une journée. Certains en ont tous les 8 jours, tous les 15 jours, tous les mois. La plupart en ont tous les jours : 2 ou 3 en moyenne par 24 heures.

Comme l'enregistrement ne dure qu'un quart d'heure pour les raisons pratiques données plus haut, il est rare que le malade présente une absence sur le

fauteuil d'examen. Voilà donc pourquoi de nombreux cas d’absences cliniquement certains n’ont pas de confirmation électrique critique, l’absence ne se produi- Sant pas au moment de l'examen. Sur les 85 malades suivis au Laboratoire de Pathologie générale pour lesquels plusieurs centaines d’enregistrements ont été pratiqués, il a été donné d’enregistrer une absence eliniquement constatée chez une quinzaine seulement. Le docteur Fischgold signale que ce nombre peut être accru, si l’on recourt à l’épreuve de Phyperpnée systématiquement pour chacun des malades.

Les travaux réalisés au Laboratoire de Pathologie générale confirment ceux des américains. Pour tous. les absences cliniquement constatées se traduisent par une série de complexes au rythme de 3, généralisés à toute l'écorce. Les américains désignent ces complexes,

nous l’avons vu, par l'expression : « wave and spike ». 4) Absences typiques :

Chez la plupart des malades, absence présente le type classique. Tel est le cas du jeune D... que nous allons étudier. Ce jeune homme de 18 ans présente des absences depuis l’âge de 9 ans avec une fréquence variable. Leur nombre varie de quelques unités à plusieurs dizaines par jour. L'absence consiste chez lui dans une perte de connaissance fugace, durant quelques secondes, sans chute, sans manifestations motrices visibles. Signalons que ce jeune homme fait de très rares crises de grand mal. Au moment de la prise du tracé que nous allons étudier, il n’avait pas eu de grande crise depuis un mois.

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