LENS
Le tracé, d’une durée d’un quart d'heure, est enregistré sur quatre dérivations : frontales droite et gauche, rolandiques droite et gauche.
Le rythme de base est constituée par un + de 10 H lisible surtout sur la région rolandique gauche.
Au cours de l’enregistrement, le malade a présenté deux absences cliniquement constatées. Alors qu’il avait les yeux fermés pour les nécessités de l'examen, il les a brusquement ouverts au moment de l’absence, et il est resté pendant toute sa durée figé dans le vague, inconscient, incapable de répondre à toute excitation, quelle qu’elle soit. La première absence a duré 3 secondes. La deuxième que nous représentons à la fig. 7 en a duré 8 environ.
Ce qui frappe le plus au premier abord devant le tracé de la fig. 7, c’est l'augmentation brusque de l’amplitude. En effet, celle-ci saute dans l’espace d’un dixième à un quart de seconde de l’amplitude de l& normal : 30 uv à 260 et 330 uv selon les dérivations. Elle se maintient à cette amplitude ou presque pendant toute la durée de l'absence. Puis elle retombe brusquement en une demi-seconde à 30 uv. Ces variations brusques et importantes, de l’ordre de 1 à 8 ou 10, constituent la manifestation la plus spectaculaire, sinon la plus caracéristique de l'absence.
Mais la particularité la plus typique consiste dans la répétition, à un rythme régulier, d’un accident toujours le même. C’est le « wave and spike » des américains. Signalons que le professeur Baudouin et le docteur Fischgold traduisent cette expression en inver-