‹ Étude électroencéphalographique de l'absence épileptiqueChapitre 40 sur 47 · NON · texte numérisé non relu

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parfois cependant en bouffée plus longue, jusqu'à 1 minute dans un cas du laboratoire, et ils sont moins nets qu'au cours des absences cliniques et ils sont en général beaucoup plus inégaux suivant les dérivations. En général, ils restent typiques sur les régions frontales et se dégradent au fur et à mesure que l’on progresse vers les régions occipitales.

Voici le cas du jeune G.., 13 ans. Il présente des absences depuis l’âge de-6 ou 7 ans à la fréquence d’une par jour en moyenne. Il lui arrive tous les 8 ou 4 mois de présenter une crise de grand mal.

Au cours du tracé qui a duré un quart d'heure, aucune absence clinique n’a été enregistrée. Mais à trois reprises différentes, des manifestations électriques du type pointe-onde se sont inscrites. À ce moment, le malade gardaïit sa pleine conscience ; il maintenait les veux fermés et réagissait sans retard ni lenteur à n'importe quelle stimulation.

Nous reproduisons sur la fig. 12 une de ces altérations infra-cliniques. Nous reconnaissons sans peine le type de l’absence électrique : augmentation disproportionnée de l’amplitude de 30 à 300 et 400 wv selon les dérivations. Les pointe-ondes sont la plupart très nets ; et le rythme de 3 à la seconde est observé.

L’altération infra-clinique dure presque 3 secondes; elle présente 8 complexes sur les régions prérolandiques et 9 sur les régions occipitales. Notons que les complexes apparaissent d’abord sur la région occipitale droite, puis rapidement sur l’occipitale gauche, pour gagner, au bout d’un quart de seconde, les deux régions prérolandiques.

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Nous voyons donc que cette manifestation infraclinique présente nettement le type de l’absence électrique, à tel point que nous pourrions parler d'absence infra-clinique. Mais il n’est pas impossible qu'une technique d'analyse plus fine arrive à déceler. dans ces moments des troubles minimes dans le comportement du sujet et dans ses réactions.

Il est des cas moins évidents où l’altération infraclinique est plus courte et ne dure qu’une seconde avec 2, 3 ou 4 complexes, qui sont d’ailleurs moins typiques. Tel est le cas de la fig. 13, pris chez Mme F... 23 ans. Cette malade présente de rares absences et des crises de grand mal encore plus rares.

Au cours de l’enregistrement qui a duré un quart d'heure, aucune absence clinique n’a été observée ; mais quatre fois des altérations infra-cliniques du type pointe-onde se sont inscrites sur le tracé. Voici l’une d'elles à la fig. 13. À première vue, nous sommes loin du tracé de la fig. 7. La manifestation électrique, au lieu de durer 8 secondes, n’en dure qu’une. Le rythme de 3 à la seconde est moins bien respecté et fait plutôt place à un rythme voisin de 4.

Cependant l'aspect général rappelle le tracé de

l’absence électrique : même saut de l’amplitude de …

30 à 110 ou 120 sv selon les dérivations. La plupart des pointe-ondes sont typiques ; quelques-uns sont dégradés. Dans l’ensemble, nous sommes en présence? d’un tracé du type de l’absence électrique.

Le cas de la fig. 14, pris chez la même malade, s'éloigne encore davantage du type ordinaire de l’ab-

Vite) SRE à à

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sence électrique. La manifestation ne dure qu’une seconde. Elle comporte 3 complexes sur certaines dérivations, 4 sur d’autres. Sur les régions précentrales, nous devinons un rythme de 3-4 H. Les ondes sont très nèttes ; 1 ou 2 pointes sont reconnaissables. Sur l’occipitale gauche, nous retrouvons de façon tout à fait imparfaite le type pointe-onde. Quant à l’occipitale droite, elle ne présente aucune altération rappelant même de loin le pointe-onde.

L’aspect d'ensemble, le saut d'amplitude de 30 à 200 yv, accompagnés de quelques pointe-ondes atypiques au rythme de 3-4 H, nous permettent encore de dire : manifestation infra-clinique voisine du type absence électrique. Mais il s’agit d’un cas limite. Nous l'interprétons comme altération infra-clinique d’absence, parce qu'il survient au cours dun tracé qui présente par ailleurs des altérations infra-cliniques certaines d'absence. Mais si cet accident survenait sur un tracé normal, il serait téméraire de l’interpréter.

Il est inutile de souligner l’importance de ces manifestations infra-cliniques du type pointe-onde. Leur apparition sur un tracé à côté d’absences cliniques est d’un intérêt certain. Mais elles prennent toute leur valeur diagnostique, quand elles apparaissent seules sur un tracé. Elles permettent de faire le diagnostic d'absence épileptique, qui, sans elles, serait en suspens dans les cas douteux.

Signalons qu’un tracé négatif n’infirme pas le diag-

nostic d'absence. Tout au plus peut-on dire que celui-

ci est peu probable, surtout si plusieurs tracés succes-

sifs sont négatifs, bien que l’on ait utilisé l'épreuve

de l’hyperpnée.

6) Manifestations infra-cliniques du type ondes lentes.

A côté de ces manifestations quasi-pathognomonitques de l’absence que sont les pointe-ondes, nous retrouvons sur beaucoup de tracés des altérations non typiques. Il s’agit d’ondes lentes entre 6 et 1 H selon les cas. Nous en trouvons quelques-unes sur la fig. 15. Ces ondes sont parfois isolées, parfois en bouffées de 2 à 5 ou plus.

Nous les trouvons de façon irrégulière tantôt sur une dérivation, tantôt sur une autre ; elles peuvent exister en même temps sur plusieurs dérivations. Ces ondes lentes ont un seul point commun, c’est leur rythme au-dessous de 7 H. Ce sont elles que nous retrouvons sur presque tous les tracés de mal comitial. Leur présence signifie seulement : état d’inhibition du cortex. Nous ne saurions leur attribuer un sens particulier au cours des absences.

y) Répartition des manifestations infra-cliniques sur les tracés.

Les manifestations infra-cliniques, qu’elles soient à type de pointe-ondes ou d’ondes lentes, n’ont pas la même importance dans tous les enregistrements :

Au cours de certains, le tracé est normal, en dehors des absences cliniques, s’il en survient. Sur d’autres, des manifestations infra-cliniques plus ou moins importantes s’inscrivent à côté d’absences cliniques.

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