RESTE VIRE
les pointe-ondes typiques, le rythme de 3. Il s’agit done bien d’une absence électrique.
Or le malade nie toute perte de connaissance pendant cette manifestations électrique. A la différencu de la petite malade du cas précédent, il répond et exécute les ordres prescrits : par exemple lever l'index gauche sans ouvrir les yeux.
Mais les expérimentateurs ont remarqué que les ré ponses se font attendre et que les ordres sont exécutés avec retard et lenteur. Au cours d’un examen, 6 manifestations électriques du type absence se sont inscrites. A chacune d'elles, l'expérience a été reprise ; et toutes les fois les constatations ont été identiques. Le cerveau du malade apparaît comme engourdi, et son temps de réaction, mesuré à chaque apparition de tracé critique, est allongé par rapport au tracé intercritique. Cette mesure du temps dé réaction objective d’une manière tout à fait évocatrice cet état particulier. Signalons qu’en dehors de ces manifestations électriques, le malade réagit dans des délais normaux, sans retard ni lenteur.
Ces faits, retrouvés chez plusieurs malades, montrent qu’il existe des absences électriques typiques avec conservation partielle de la conscience. Le docteur Fischgold appelle ces états « états crépusculaires », « degrés de connaissance » intermédiaires entre la pleine conscience et la perte totale. Au cours de ces ces états, que Rémond qualifie d’absences « sub-cliniques », la manifestation clinique n’est pas évidente et doit être recherchée avec soin par la technique spéciale que nous venons de voir.
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Ces absences « sub-cliniques » sont très voisines des absences mnésiques. Elles marquent un degré différent dans la conservation de la conscience, qui rend possible une activité retardée et ralentie. Mais elles sont amnésiques, le sujet niant leur existence.
Nous voyons combien ces phénomènes sont délicats mais aussi avec quelle incomparable maîtrise la technique électro-encéphalographique réunit des faits apparemment disparates et révèle des états mentaux échappant à l’examen subjectif et objectif ordinaire.
3) Manifestations infra-cliniques.
Au cours de leurs travaux sur la traduction électrique de l’épilepsie en général, les auteurs américains ont été les premiers à signaler l’existence d’altérations électriques inter-critiques, en dehors de toute manifestation clinique d’épilepsie ; ils les appellent manifestations infra-cliniques.
Nous retrouvons ces manifestations infra-cliniques sur beaucoup de tracés de malades qui ne présentent cliniquement que des absences. Certaines sont presque pathognomoniques de l’absence ; ce sont celles qui sont à base de pointe-ondes. D’autres, qui ne sont constituées que par des ondes lentes, signifient seulement : état d’inhibition du cortex. ;
4) Manifestations infra-cliniques du type pointeonde.
En général, les pointe-ondes surviennent par courtes bouffées le plus souvent durant 1, 2 ou 3 secondes,