‹ Étude électroencéphalographique de l'absence épileptiqueChapitre 42 sur 47 · VERRE · texte numérisé non relu

VERRE

4) E.E.G. au cours de la pycnolepste.

Nous avons, au début de ce travail, soulevé les nombreuses discussions concernant la nature de la pycnolepsie. Certains auteurs ne la rattachent pas à Pépilepsie. D’autres, avec Marchand, ne voient en elle qu’une forme clinique particulière des absences épileptiques. L’E.E.G. vient confirmer la conception de ces derniers. À

Au Laboratoire de Pathologie générale, plusieurs pycnoleptiques ont subi des enregistrements. Tous les tracés obtenus rappellent, en tous points, ceux des ab-

sences épileptiques, qu’il s’agisse des crises clinique-

ment constatées ou des manifestations infra-cliniques. Nous savons que chez de tels sujets les absences cliniques sont très fréquentes (plusieurs par heure dans certains cas). Il est donc particulièrement facile d’eri enregistrer une et même plusieurs sur un même tracé Aussi les tracés sont-ils toujours nettement positifs. Le cas de Mlle L... est des plus nets à ce sujet. Cette jeune fille, âgée de 21 ans, souffre d'accès pycnoleptiques depuis l’âge de 3 ans. Elle n’a jamais présenté de véritable crise de grand mal. La fréquence de ses crises varie entre 3 et 80 par jour, 30 en moyenne. La crise consiste dans une perte de connaissance fugace, durant quelques secondes, sans chute, sans manifestations motrices visibles. Parfois elle présente un léger

frémissement des lèvres. Du point de vue mental, cette

jeune fille est parfaitement normale.

Au laboratoire, elle a subi 7 enregistrements d’une

Page 1