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durée variant entre un quart d'heure et 1 heure chacun. Tous sont nettement positifs et comptent de 2 à 8 absences cliniques inscrites sur le tracé, sans parler des manifestations infra-cliniques.
Sur la fig. 16, nous reproduisons une de ces manifestations critiques prise au hasard. D’emblée nous reconnaissons l’aspect typique de l’absence électrique : saut brusque de l'amplitude à 300 ou 400 uv selon les dérivations, rythme de 3 à la seconde, pointe-ondes nets pour la plupart.
Sur ce tracé, les accidents débutent sur les régions prérolandiques et sont plus importants sur la droite. Au bout d’un quart de seconde, les régions rolandiques se prennent à leur tour ; mais les pointe-ondes y sont moins typiques ; la pointe surtout est à peine marquée. Les 7-ou 8 derniers éléments se dégradent progressivement, au point que ceux de la’fin ne représentent plus laspect classique de pointe-onde.
Quoi qu'il en soit de ces petites différences de détail, ce tracé apporte la preuve de l’identité électrique entre la pycnolepsie et l’absence épileptique.
A létat infra-clinique, il en est de même. Nous voyons plusieurs fois sur le tracé de courtes bouffées de pointe-ondes durant 1 ou 2 secondes. Or la malade nie toute perte de connaissance pendant ces accidents électriques (fig. 17).
De même nous voyons de nombreuses ondes lentes au rythme de 3-6 H s’inscrire à la place de l’4 normal, soit isolément, soit en bouffées, soit sur une seule dérivation, soit sur plusieurs ou toutes à la fois. Nous rap-
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pelons que ces ondes lentes signifient seulement : état d'inhibition : elles ne sont pas pathognomoniques de. l'absence épileptique, comme l’est le pointe-onde.
Il est inutile de reproduire d’autres tracés de pycnoleptiques ; ils sont tous semblables. Nous voyons que. PE.E.G. confirme l'opinion de ceux qui considèrent la pycnolepsie comme une forme clinique de l’absence épileptique. ;
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5) Action des épreuves fonctionnelles.
Nous avons signalé plus haut l'importance des épreuves fonctionnelles qui ont pour but de préciser et d'augmenter les réactions électriques. En premier lieu, nous plaçons :
4) L'hyperpnée :
Au Laboratoire de Pathologie générale, elle est réalisée systématiquement chez presque tous les malades. [ls ne sont pas tous également sensibles à cette épreuve. Chez certains elle ne modifie pas ou modifie peu le tracé. Mais chez la plupart elle augmente les perturbations électriques en importance et en quantité.
Parfois elle déclenche une absence clinique ; le cas a été observé plusieurs fois. Ce fait est important, si l'absence est provoquée sur un tracé négatif jusque-là.
A l'état infra-clinique, cette épreuve engendre aussi des manifestations importantes. Les altérations augmentent en amplitude et en nombre. Nous reproduisons sur les fig. 18 et 19 deux portions d’un même tracé. La première a été prise avant l’hyperpnée,
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l'autre à la fin de l’épreuve. Nous voyons de façou très nette que l’épreuve a enrichi le tracé en éléments anormaux.
Dans certains cas, elle peut faire apparaître des éléments anormaux, ondes lentes surtout, sur un tracé qui n’en contenait pas.
6) La réaction d'arrêt :
A l’opposé de l'hyperpnée se place la réaction d’arrêt obtenue par ouverture et fermeture des yeux. Au Laboratoire de Pathologie générale, elle est pratiquée systématiquement chez tous les malades.
Nous avons vu que chez Ta plupart des sujets elle fait disparaître l’+ du tracé.
Il n’est pas possible de rechercher son action sur les absences cliniques. Nous savons en effet que le malade ouvre spontanément les yeux Au cours de ces absences. Mais dans les absences mnésiques ou sub-
cliniques, le malade garde les yeux fermés. Dans ces
cas, nous constatons que l'ouverture des yeux arrête le tracé de pointe-onde, si le sujet voit. Toute analyse psychologique de ces états doit donc être réalisée par des stimuli n’impliquant pas l'ouverture des yeux (Fischgold).
L'action de cette épreuve sur les manifestations infra-cliniques de l’absence est moins bien connue que son action sur l’#. Les auteurs américains en parlent incidemment. Le professeur Baudouin et le docteur Fischgold ont fait des recherches systématiques à"e sujet. Ils ont conclu que sur un tracé les minutes les