‹ Étude et commentaire sur l'Épitre de St. JaquesChapitre 11 sur 100 · T. ÉPOQUE · texte numérisé non relu

T. ÉPOQUE

L'épître de St. Jaques ne porte aucune date certaine. Plusieurs critiques distingués ont cru qu'elle était des premiers temps de l'Eglise de Jérusalem. Mais peut-être leurs arguments tiennent-ils plus à des vues dogmatiques qu'à des indices critiques.

PROLEGOMENES. XV

Us semblent avoir voulu par là exclure toute possibilité de voir dans i'épttre une intention polémique contre l'enseignement de St. Paul. Ou bien ils ont cru expliquer ainsi le silence presque entier de Fauteur sur les dogmes chrétiens. Ils ont supposé qu'au moment où il écrivait son épitre, Jaques, récemment converti, n'avait encore ;ni la foi complète, ni l'autorité apostolique auxquelles il arriva plus tard. Je ne puis, pour ma part, admettre ces interprétations ni ces explications, et je crois peu logique de faire intervenir dans la critique des argumens tirés du dogme. — Quand on étudie l'épître en elle même, on y voit, ce me semble, tous les signes d'une époque comparativement tardive. De nombreuses églises dispersées', les Judéo-Chrétiens organisés, la grande autorité de Jaques, le caractère de profondeur et d'ancienne expérience qui le distingue, l'antithèse de la foi et des œuvres, tout indique un temps assez postérieur à la fondation de l'ËgHse. Pour arriver à une détermination un peu plus précise, nous n'avons qu'une seule donnée, la limite résultant du martyre de l'écrivain, l'an 64.

Page 1