‹ Étude et commentaire sur l'Épitre de St. JaquesChapitre 23 sur 100 · PREMIÈRE DIVISION. I · texte numérisé non relu

PREMIÈRE DIVISION. I

Cette division se distingue très-nettement en deux subdivisions: 1. V. 1 — 12 le renoncement chrétien; 2. v. 13 — 21 la régénération chrétienne.

PRUliBE SDBDITISIOI v. 1-12. LE RENOIOEHEIT CHRÉTISir. § 1. T. 1. ADRESSE.

*Idxœ(iogj 0«S xal xvçis ^Irjaô Xçigë âôXoç^ raïg âœâsxa (pvXalç raïs èr xfi diaanoç^, /a/çcti^.

JaqueSy serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, salut.

J5Xoç. Expression métaphorique. Elle indique l'homme lié à un maître, et soutenant avec lui une relation de dépendance (esclave, et par extension sujet y partisan: Eph. YI, 6); ou une relation de culte (adorateur); ou une relation de coopération active et subordonnée (serviteur). Nous devons prendre ici le dernier sens. Cela résulte de h nature du ministère de l'auteur, et de ce que les apôtres paraissent employer ce titre à peu près comme synonime de ctTtôgoXoç.

En effet, dans l'adresse de leurs épitres ils se nomment quelquefois aTtôgokoi, sans y joindre ôëkoi, comme Paul en commençant les épitres aux Corinthiens , aux Galates , aux Éphésiens etc., et comme Pierre au début de sa première épltre ; quelquefois a^roçoXot xaï ô5loi, comme Paul dans les épitres aux Romains et à Tite; et enfin quelquefois ôolot, sans y joindre àjtôgoXoL, comme Philip. I, l.

Le titre de dSXoç Y. Xç, est aussi donné dans le même sens aux compagnons d'œuvre des apôtres (Philip. I, 1).

On ne peut donc tirer aucun parti de remploi de ce mot dans ce verset et de Tabsence d*a7tôgokoç, pour éclaircir la question obscure de l'identité de Jaques^ écrivain de l'épttre, avec Jaques, apôtre et fils d'ÂIphée.

ïi^aS XçigS. Ce nom sacré ne se vetrouve dans cette épltre qu'ici et II, 1, toujours en passant, et sans se rattacher à l'histruction ou à ridée. Il est en outre question de l'avènement du Seigneur y, 7. 8 ; mais la personne de Jésus-Christ, comme maître, sauveur ou modèle, n'est pas même indirectement rappelée ailleurs dans cette surprenante épltre. Ce phénomène est un trait qui servira à la caractériser, et un problème que l'épttre même devra nous aider à résoudre.

JwdsKa q>vXaïç, Cette expression, qui au temps de Jésus- Christ ne convenait plus très-bien au peuple hébreu, servait encore à le désigner. Il aimait à se nommer ainsi par un religieux souvenir de son passé. U avait même réuni ces deux mots en un nom composé, qui rappelait sa sainte origine: rb ôcodeKàqiV' Xov Yiiiôiv (Act. XXVI, 7).

Puisque St. Jaques applique cette désignation à ses lecteurs, il s'i^dressait essentiellement à des églises regardées comme fai-

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