‹ Étude et commentaire sur l'Épitre de St. JaquesChapitre 24 sur 100 · ADRESSE · texte numérisé non relu

ADRESSE

sant partie du peuple juif, parconséqueot aux églises judéo-chré tiennes. D'ailleurs le contenu de Tépitre et la personne de l'écrivain ne permettraient guère d'en douter.

^v Tfj âtaCTtoçÇ. Ces mots conduisent à la même conséquence. 'H dictajtOQày la dispersion, indique proprement d'une manière abstraite et générale les Juifs éloignés de leur pays, mais lui appartenant toujours par le cœur, les mœurs et la foi. Ils âyaient beau se répandre par milliers dans l'Asie Mineure, en Grèce, en Perse, en Egypte, en Italie, ils n'y étaient jamais que des voyageurs exilés , et leurs pensées, leurs coutumes les reportaient toujours vers leur Sion chérie. Dans un sens plus spécial, introduit par l'usage, êia^Ttoça désigne souvent le lieu où habitaient les juifs dispersés. On distinguait dans ce sens deux principales dispersions : l'occidentale (Jean VU, 35 : 17 diaOTtoçà tCiv 'EHriv(x>v\ qui avait commenfté à se former sous Alexandre le Grand, et 1* orientale (17 Sf-ctOTtOQà Ba^vXwvoç, Philon), qui devait son origine aux conquêtes de Salmanazar et de Nébucadnetzar. JiaaTtoQa est employé 1 Pier. I, 1 avec le génitif des pays où se trouvaient les Juifs dispersés.

Xalçetv^ sousentendez Xéyei. C'est une forme de salutation très-usitée, mais qui ne se rencontre dans aucune autre épltre du Nouveau Testament. Luther a voulu tirer de là un argument contre l'authenticité de la nôtre. Il aurait pu aussi bien ou mieux y voir une présomption en faveur de cette même authenticité, car cette salutation se retrouve précisément Act. XV, 23 dans l'épltre apostolique qui, à la suite du concile de Jérusalem, fut écrite par le conseil de Jaques, et probablement sous sa dictée.

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