‹ Étude et commentaire sur l'Épitre de St. JaquesChapitre 64 sur 100 · DE LA LANGUE · texte numérisé non relu

DE LA LANGUE

3. 'ï(Tfi rœv^ïnnœr règ x^^^^^S ^^S ta iofiara (iaX- XofieVj nçbs rà nei&eo&ai amèç rifuv, xaï oXov rà aœ/ia avrœr fiexdyofiey. 4. ^lâs, xal rà nXoïa^ rtjXixavza ùpxa, xaïvnb axXrjçwr àvéfUDV iXavyéfiBva, fterdj^srai vnb èXaxi?s TtTjâaXis, ans av ^ oçfirj rS evSvvovrog ISéXrjrai. 5. Ovrœ xaî fi yXwaaa fiixçbv /uXog ègl, xaî fuyaXavx^^' *Iâèj bXiyov nvQ '^Xixrp/ vXrp/ àvdnTei. 6. Kal fi yXœaca nvç, o xoOfiog rijg àâixiag- ovxœgfi yXœaaa xa&iiarai iv zoïg /léXeoiv fifiœv, fi aniXSaa ZXov %b a&fia, xaï ^Xoyi^Boa %bv rçoxor rijg yevéaecDg^ xaï ipXoyi^ofiéyrj vnb rrjg yeéwrig. 7. Hàaa yàç tpvoig &riçiœr re xaï tïbxbivvjv, eQTisrdiy re xaî ivaXiœv, âa/id- ^exair xaï âeâdfiaatai rfj tpvOBL rfj àv&çœmrri. 8. Trjr âè yXœaaav èâeîg âvvaxai, ar&Qœnœr âa/idaai* axaxdax^roy xaxhv, fieSTj lô &ayaxrjq>6çov.

106 ÉPlTBfi DB 8T. JAQDB8 dUP. III^ ▼. 3 — ^8.

3. Voyez les chevaux : Nous mettons des freins dans leur bouche pour les contraindre à nous obéir, et par ce moyen nous fléchissons tout leur corps à notre gré. 4. Voyez encore les vaisseaux, dont la masse est si forte et que battent des vents si violents ; Us sont conduits par un tout petit gouvernail, partout ou la puissante volonté du pilote le commande. 5. De même la langue, membre faible et petU, déploie une puissance extraordinaire. Voyez ï quel vaste incendie une petite flamme peut allumer. 6. La langue aussi est un feu, un monde d^iniquité. La langue est placée parmi nos metnbres, de manière à souiller tout notre être et à enflammer tout le cours de notre vie, étant elle-même enflammée par l'enfer. 7. Toutes les espèces de quadrupèdes et d^oiseaux, de reptiles et d^habitants des mers ont été domptées par la race humaine, et restent soumises à son empire. S. Mais quant à la langue, aucun homme ne peut en devenir maitre! Cest un mal indomptable! Elle est pleine d^un venin mortel!

Dans le paragraphe précédent l'apôtre a recommandé les paroles réservées, douces et modestes, surtout dans les enseignements et les critiques. Il apporte maintenant à l'appui de ce précepte quelques déyeloppements remarquables par l'imagination et la vivacité. Sortant du point de vue spécial duquel fl avait censuré (v. 1) l'abus de la parole, il généralise sa pensée, il dépeint et condamne l'ensemble des péchés que la langue fait commettre, et du mal qu'elle cause dans la société. Platon s'est servi de la même comparaison pour exposer à peu près la même idée, mais il n'y a mis ni plus de poésie, ni plus de philosophie que notre apôtre. 'Hvlaiç, dit-0, xal (iàçiyc rèç ÏjtTteç txhivo^ev' xal vavTiXXiified'a, Tcjj fikv roiç Igloiç Trjv vavv liut^àaavTBÇ, Ttfj ôh raîq ayxvQaiç %aXivwaavrBg luxrafivâ'O^ev' Srco TCvfieQvtjtéov T^y yXciaaixv, Ttfj /uèy toïç Xôyoïç OTtXiÇort^eç, Ttfj ôh

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