‹ Étude et commentaire sur l'Épitre de St. JaquesChapitre 63 sur 100 · V. 2. car a. nous péchons tous et de toutes manières · texte numérisé non relu

V. 2. car a. nous péchons tous et de toutes manières

h. Mais nul péché n'est plus facile, ni plus fréquent* que celui de paroles.

^v Xoyq)', même sens que iv r^ XaXijaai I, 19. Evidemment Jaques a principalement ici en vue les haines et les disputes pour cause de religion. Avec sa profondeur ordinaire il dioisit dans cette matière, pour le désigner à l'attention des lecteurs, le point à la fois le plus caractéristique et le plus pratique, l'instrument des communications sociales et religieuses, l'acte qui manifeste l'orgueil haineux des docteurs sans mission, la parole.

jEv lôyq) .... Ttralet. Ces mots donnent en quelque sorte l'explication et le commentaire du didàaxaloi du v. 1. fls montrent évidemment que didâaxaloi n'indiquait pas des docteurs ayant mission d'enseigner, mais des hommes ayant hâte de parler comme s'ils avaient cette mission.

^ôycp. Les Itt. qui adoptent pour dcââaxaloi le sens de docteurs sont quelquefois conduits à rendre ce mot-ci par doctrine^ ce qui rompt le £11 du raisonnement, et embarrasse l'explicatipn de ce qui suit. Je le fais synonime de yXiSaaa, conformément au sens adopté pour ce qui précède.

Tékeioç avrjQ. Quel bel éloge de l'homme tempérant en paroles et maître de sa langue I fl y a donc ici une vertu importante prescrite aux fidèles, et à laquelle ils doivent aspirer avec zèle.

Jvvaxoç, suivi d'un infinitif, ne signifie pas seulement piets^ sant dans un sens absolu, mais aussi capable d'un effort déterminé.

Après ôvvazbg il faut sousentendre non pas âv, mais èçL En effet l'apôtre ne veut pas dire que l'homme en question est parfait, parce qu'il peut contenir le corps entier; mais qu'il peut

contenir le corps entier, parce qu'il est assez parfait pour ne point pécher en paroles.

XaXivaywYTJaai. Voyez plus haut I, 26.

XaXtv. Kai oXov tb awf4a. L'homme est donc appelé à une lutte difficile contre son corps et ses penchants, lutte incessante que le vrai Chrétien, rendu parfait par sa foi, peut seul soutenir.

''Okov TO atifia. L'interprétation de Grotius amène à voir ici l'Eglise. C'est une absurdité évidente, puisqu'il y a symétrie et opposition a fortiori entre o&fxa et yXiHaca, Si l'apôtre eût pensé ici à l'Eglise, il n'aurait certes pas employé le verbe x^ÀtvayayyriaaL. 2w(ia est plutôt une métaphore exprimant l'être animal et ses appétits, ses passions, auxquels le corps et ses membres servent d'organe. De la même manière yXuiaoa est une autre métaphore exprimant la parole, ou plutôt les passions auxquelles la parole sert d'organe. Comp. Matt. VI, 22.

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