V. 17. 18. DESCRIPTION DE LA VRAIE SAGESSE
17. 'H âè avœd-BV ao(pia tiçcHtov fitv a^vri è<siy, sneira eî()rjyixr}, ènieixtjg, svneiSijg, fieçri èXésç xal xaçnœy àya&viv ^ àdiâxçixoQ xal àrvnoxQiTog. 18. JSTap- 710^ âè âixaioavPTjg èv sÎQr'jrri aneiçexai roïg noiëoir
17. Quant à la sagesse qui vient d'en haut, premièrement elle est pure et sainte, puis ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, impartiale et exempte de toute fausseté. 18. Or les fruits de justice doivent être semés dans un esprit de paix, et par les hommes qui agissent pour la paix.
Admirable tableau de la sagesse avœd'evy idéal touchant, et belle antithèse au paragraphe précédent! «
17. nçcHrov . . . €7t€iTa indiquent une séparation des caractères de la vraie sagesse en deux catégories. D'abord ses qualités intérieures, essentielles et subjectives, puis ses effets extérieurs et objectifs.
130 ÉP1TRE DE ST. JAQUES GHAP. Ill, V. 17. 18.
^Ayvri, fure^ de tout alliage, n*ayaiit rien qui ne soit en harmonie a?ec sa nature céleste {aviOx^sv). Voilà pour les rapports de cette céleste aoq>la avec le Dieu dont elle Tient; ^Tteira va nous donner ses rapports avec la vie humaine. Le caractère pratique donné à la aog)ia par >St. Jaques conduit à entendre la pureté dont il est ici question, de l'ahsence de toute passion mondaine, tout aussi bien que de Fabsence de toute passion jalouse. l^yvrj répondrait donc à cette -d-Qrjaytsla dont il est parlé I, 27, qui se préserve de toute souillure. Oecuménius : ayvrj, ycad'açà xori oQVTtaçbç, /arjdevoç twv aaQxixciv àvTexofiévrj, Le mot pure ne rend donc pas suffisamment ayvrj. L'idée de sainteté y est jointe à celle de pureté.
ElQrjviXTj, amie de la paix, car Dieu n'est pas cmaragaalag o &€0ç, àlX eîçYjvrjç. 1 Cor. XIV, 33.
"ETtieixtjç, facile, éloignée de toute colère, cédant avec douceur (éUetv, céder). Comparez 2 Cor. X, 1 : Je vous exhorte au nom de la douceur xai èTtieiTcelag de Christ, et Phil. IV, 5: to ETtuiyàg ifiicov yvcoa&rjrw Ttaaiv avâ-QCJTtoiç.
EvTtud^ç, se laissant persuader, exempte d'opiniâtreté, docile ; opposé à aTteidijg, Tite III, 3.
Megi] eXénç. Comp. II, 13.
Kal ycaQTtcov àyad-iZv] par opposition au cpavXov Ttqayiia du V. 16.
^AdiaxQiTOç, (XTt, Xey,, et d'un sens douteux. Dans les LXX et les auteurs profanes ce mot indique ce qui n'est pas en ordre, ce qui, n'étant pas bien distingué, présente de la confusion; sens découlant naturellement de Tétymologie, mais inapplicable à notre passage. Bretschn. traduit exempt de toute ambiguïté, sincère. Ce sens est sans rapport avec Tétymologie. D'autres Itt., parce que ÔLOKQlveiv signifie quelquefois rixari, se disputer, veulent traduire ennemie des disputes; d'autres, ennemie des séparations et des schismes. Quelques uns attachent au mot àâcœiQiroç l'idée d'absence de tout esprit de condamnation sévère, ce qui présente un bon sens, bien en rapport avec l'étymologie. Plusieurs enfin préfèrent traduire par impartiale, ce qui semble meilleur encore, et ne convient pas moins au sens de ôicexçiveiv. Il y aurait ainsi probablement allusion aux TtQoawTrolrjiplai censurées au commen-