‹ Étude et enseignement de la langue française à l'étrangerChapitre 106 sur 147 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

industrieuses du département. Un vieux manoir, avec ses deux tours rondes, domine d'une manière pittoresque la cime de la montagne,

Des

narration^ et plus bas les ruines de Tantique abbaye complètent le tableau. écrites.

NOTES

Endroit où s'élève Andiau, d'où vi^t ce nom, lieux enchantés, as» pect de la petite rivière, suite de cascades, par quoi se distingue la jolie ville d'Andlau. Ce qui domine la montagne, ruines que Ton voit plus bas, ce qu'elles complètent.

C'est là que vivait, il y a peu d'années, une famille honorable, dont le nom était Watter. Le père, homme d'un grand savoir, d'une bonté inépuisable, exerçait la médecine, et tous les moments que ne réclamaient point les devoirs de sa noble et utile profession , il les consacrait à l'éducation de ses enfants. M. Walter était bien secondé dans ce soin important par sa digne épouse, qui, véritable mère de famille chrétienne, ne négligeait rien pour développer dans ces jeunes cœurs les précieuses semences de la vertu. Ces enfants, au nombre de huit, quatre garçons et quatre filles, d'âges et de caractères différents, recevaient donc de leurs parents, non-seulement la meilleure éducation, mais encore l'exemple habituel de toutes les vertus qui font à la fois le chrétien et l'honnête homme,

NOTES

Qui vivait dans cet endroit. Savoir, bonté , profession du père , à quoi il consacrait ses loisirs. Qui secondait M. Watter, quelle personne était son épouse , ce qu'elle s'efforçait de développer dans leurs jeunes cœurs. Nombre des enfants, leur différence d'âges et de caractères, ce qu'ils recevaient de leurs parents, ce que font les vertus.

218 DKIIXIÈMK PABT1E.

Des IV.

narrations

écrites.

Les domestiques de la maison, bien traités par les maîtres, regardés par eux comme des membres de la famille, entraient dans leurs vues à cet égard ; aussi les plus jeunes des enfants, qui ne pouvaient encore s'astreindre à manger proprement à la table des parents , étaient-ils confiés, sans aucun inconvénient, pendant Theure des re.pas, à une gouvernante attentive et soigneuse, et ils ne rentraient dans la salle à manger que lorsqu'on avait desservi.

La petite Marie, qui venait d'achever sa quatrième année, avait un grand désir de s'asseoir à là grande table avec ses frères et ses sœurs; et plus d'ime fois, quand elle voyait porter le dîner dans la salle, elle échappait à la vigilance de sa gardienne , et cherchait à pénétrer dans le lieu encore interdit à son âge et à la turbulence de ses manières enfantines.

NOTES

Traitement éprouvé par les domestiques, comme quoi on les regardait, en quoi ils secondaient les parents. A qui on confiait certains enfants, pour quelle raison, à quel moment, quand ils rentraient dans ta salle à manger.

Age de la petite Marie, ce qu'elle désirait vivement ; à la vigilance de qui elle échappait souvent, dans quel endroit elle cherchait à pénétrer, à quoi cet endroit était interdit.

Un jour que la porte était restée entr'ouverte, et que La famille 9^ trouvait déjà réimie autour de la table, Marie s'approcha à petits j[MS et se glissa sans bruit dans la salle. En ce moment, un de ses^ fjèr^ prononçait à haute voix une courte prière, pendant laquelle Je restf des convives demeurait les mains jointes et dans une attitude respectueuse. Marie imita machinalement cette action, dont elle ne comprenait pas le motif; mais bientôt rappelée par sa gouvernante, et distraite par Texcellente soupe au lait sucré que lui servit cette der-

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