‹ Étude et enseignement de la langue française à l'étrangerChapitre 108 sur 147 · N0TB · texte numérisé non relu

N0TB

État de la porte un jour, autour de quoi la famille était réunie, comment Marie s'approcha et où elle se glissa. Paroles qu'un de ses frères pronon<;;ait, comment se tenaient les autres convives. Ce que Marie imita, ce qu'elle ne comprenait pas ; par qui elle fut rappelée , distraction qui lui survint, ce qu'elle oublia. Auprès de qui elle se trouva quelques heures après, ce que faisait sa mère, souvenir qui revint à la mémoire de l'enfant , question qu'elle adressa à sa mère.

— C'est un témoignage de respect que nous rendions h notre Père céleste, répondit madame Watter.

— Comment, est-ce que nous avons un autre père que fiapa Watter?

— Oui, ma fille, et ce Père céleste, c'est le bon Dieu qui demeure au ciel, là-haut au-dessus des nuages; il est le père, non-fieulement de tous les hommes , mais encore de tout oe qui vit sur la terre. Nous ne pouvons le voir, parce que nos faibles regards ne sauraient pénétrer jusqu'à lui -, mais il remplit tout l'univers de sa présence. Sans ses soins et son amour pour nous , il ne croîtrait ni fruits, ni fleurs , ni blé pour faire du pain, ni raisin pour faire du vin, ni troupeau pour nous donner du lait, du beurre, de la viande, de la laine, et tout ce qaîfiert à nous vêtir, à nous nourrir. Ton père et moi , nous somnaes de bons panwms, nous aimons tendrementnos en&nts ; maisBieu est eneore bien meilleur que nous, et il vous aime mfiniment plus que nom ne saurions le faire ; ton père sait beaucoup de choses, mais le bon Dieu est bien autrement savant, car il sait tout, il voit toirt,

Des

narrations écrites.

il eutead tout, il connaît jusqu'à nos plus secrètes pensées, et rien n'est impossible à sa puissance.

NOTES

— Témoignage que la famille rendait à Dieu.

— Question de Marie à propos de son père ?

— Madame Watter explique à Marie qui est ce Père céleste, où il habite ; de qui il est le père. Pourquoi nous ne pouvons le voir, de quoi il remplit Funivers. Ce qui ne croîtrait point sans lui, fruits , fleurs, blé, raisin, troupeau. Ce qu'est le père ainsi que la mère, qui ils aimenttendrement, qui Dieu aime encore davantage; savoir étendu du père, savoir supérieur de Dieu, ce qu'il sait, voit, entend, connaît, son pouvoir sans bornes.

— Oh , que c'est drôle, maman! est-ce que, quand je parle au bon Dieu qui est là-haut, il entend ce que je lui dis, comme toi et papa vous m'entendez lorsque je vous parle ?

— Assurément, ma chère enfant, il voit également tout ce que tu fais : par exemple, lorsque je te défends une chose que je juge être mauvmse, et que tu veux être un enfant désobéissant, ^u peux bien faire en mon absence la chose défendue sans que je le sache ; mais Dieu le sait, parce qu'il est présent partout comme l'air qui nous environne: ainsi quand tu es méchante, menteuse, gourmande, entêtée ou colère, le bon Dieu te voit, et il est ihécontent de toi.

NOTES

— Exclamation de Marie ! elle demande si le bon Dieu l'entend comme ses parents l'entendent ?

— Sa mère lui répond que Dieu voit aussi ses actions ; si elle enfreint une défense de sa mère, elle peut bien faire mal sansque (xWe-ei le sache ; Dieu ne Tignore point, sa présence universelle; quand la petite fille s'abandonne aux défauts de son âge, elle est vue de Dien, qu'elle mécontente.

Page 1