LETTRES DE BONNE ANNÉE
Ces lettres doivent être courtes. 11 n'y a que les personnes douées
' Traduction de madame Woillez. A Touw, chez Marne et Cic, 1851.
CHAPrrRE HUITIÈME. Î87
d'un grand talent, qui puissent s'étendre longuement sur une pa-
reille matière, sans tomber dans la banalité , qui est recueil du , ^" ^}y}^ genre. On n écnra pomt à un vieillard, comme on écrirait à une personne dans toute la forcç de Fâge. II y a dans les lettres des con- ?enances diverses à observer. Il est difficile d*y réussir quai^d on n'écrit que pour s'acquitter 4'un devoir. En général, sur. quelque sujet que Ton écrive, il faut en être pénétré, sans quoi on se bat en ▼ain les flancs. Pour écrire une véritable lettre de bonne aiyiée, il faut tremper sa plume dans son cœur ; demandez à M. de Lamartine si ce n'est point, là une des principales règles du genre.
' Iktodèle.
J. B. BOUSSEAU A M. BOULET.
Toutes mes années se ressemblent, mon cher Monsieur, et je n'en compte aucune qui ne soit marquée ou par quelque contre-temps de la fortime ou par quelque témoignage de votre amitié. Elle me tient lieu de tout; ainsi vous ne saurez douter de la sii^cérité des vœux que je forme pour votre santé et votre bonheur durant le cours de l'année où nous allons entrer. Mon intérêt cependant, n'est pas le seul mobile de mes sentiments ; je sens que je sacrifierais à Taccomplisssement dessQuhaits que je.formç pour vous celui de tous les vœux qye je formç depuis si longues aniiées inutilement pour nioi. C'est la manière de penser qui rend le& hommjss heureux, et Je. le serai, de la façon doçt je pense, tant que je pourrai coippteir jsur votre félicité. Permettez que mes amis trouvent ici les assurances, dQ, mon attachement et des vœux que je fais pour eux à l'occasion du jour prochain consacré aux témoignages de l'amitié. La mienne, mon cher Monsieur, sera aussi vive et aussi durable que ma reconnaissance pour vous, c'est-à-dire les sentiments avec lesquels je veux vivre et mourir, etc.
â3g DEUXIÈME PARTIE.
Duatyle .IV.
épistoUire.