CHAPITRE TROISIÈME
TBXTB FRIMITIF.
Le voilà donc parti, tantôt grave comme un philosophe, tantôt gai comme un enfant. Rencontrait-il une personne de la ville, il ralentissait le pas, et se donnait un air réfléchi ; voyait-il voler un papillon , adieu la contrainte et la gravité ! Il courait après cette proie légère, qui faisait briller à ses yeux les couleurs de Témeraude et du saphir. Enfin il se reposa sur le gazon et s'endormit.^
Après deux heures de sommeil, il ouvrit les yeux : la faim le saisit au réveil. Le petit panier était vide , mais Bernardin ii*était point inquiet ; il était persuadé que, d'un moment à l'autre, un ange, comme à Élie, ou un corbeau, comme à saint Paul , viendrait lut apporter les secours dont il avait besoin. Il était déjà nuit, et le messager céleste n'était pas encore arrivé.
Le solitaire n'était pas disposé à se coucher sans souper ; son esprit ne savait à quel parti s'arrêter, quand parut sa bonne, pour le tirer d'embarras, » Comment!
n Monsieur, » lui dit-elle, tâchant de cacher la joie qu'elle éprouvait en le revoyant, <c comment ! vous désertez l'école » pour courir les champs, sans. vous met- » tre en peine de l'inquiétude que vous <« donnez à vos parents, et, tandis qu'on • vous pleure là-bas, vous voilà tranquille, <t comme si vous aviez fait merveille ! »
TEXTE MÉDDIT.
Le voilà... donc parti....
Notre ermite... était... tantôt grave, . . . tantôt gai .... // rencontra... plusieurs personnes... de la ville....
Alors,,, il se donna... un air... réfléchi.... Bientôt après... il vit voler... un papillon.... Adieu... la gravité.... /2 courut... après... ce bel insecte.... Enfin... il se reposa.... sur le gazon,... et s'endormit.
// dormit... deux heures,. . .
puis s'éveilla.... Jl avait...
faim.... Le petit panier... du matin... était vide.... Mais Bernardin... n'était point...
inquiet.... //était... persuadé... que Dieu... ferait..,, un miracle... pour le nourrir....
La nuit vint,... et pas de miracle.
Le solitaire... n'était pas...
disposé... à se coucher...
sans souper.... Mais... il était... un peu... indécis....
Tout à coup... sa bonne...
parut. ... « Comment ! Mon - « sieur,... lui dit-elle, vous «n'êtes pas... à l'école?...
«ybt<5courez...leschamps!...
« Vos parents... sont in- « quiets.... On vous pleure...
« à la maison.... Et vous « voilà... tranquille,... com- « me si... vous aviez... fait « merveille ! »
La leçon
de conversation.
La leçon
de conversation.