CHAPITRE SEPTIÈME
plus heureux aujourd'hui
MOT A MOT
.qu'il a aussi perdu
allemand^ anglais, espagnol,
Exerdces et
Tesprit ?
italien, russe, etc., etc.,
cranunaire.
Henri, Au contraire, il est
selon la langue de relève.
bien plus à plaindre.
M.Desprez. Et
cependant aujourd'hui
tu insultes
et tu jettes des pierres
à un malheureux
que tu aurais cherché
à consolej*
lorsqu'il était
beaucoup moins
à plaindre,
Henri, Mon cher papa ,
j'ai mal fait ;
pardonnez-le-moi .
Vis-à-vis du texte français, ainsi disposé, se trouve la traduction, dans une disposition absolument identique; de manière que le premier^ le deuxième, le troisième mot de chaque ligne du texte français, est traduit par le premier, le deuxième, le troisième mot de chaque ligne de la version en langue étrangère.
L'élève apprend par cœur une partie du texte français, proportionnée à ses capacités. Nous avons vu des jeunes gens dévorer, «n deux séances, tout le premier exercice de cette quinzième leçon. C'est fort beau pour des enfants étrangers ; mais, on le sait, les exceptions ne font que confirmer la règle.
Çn classe, l'élève doit :
1 ® Réciter le textefrançnis^ sans que le mattw F aide en lui lisant (a traduction juxtaposée ,
Cette abstentiop , de la part du maître ^ est d'une
"" ; nécessité absolue. L'espoir de trouver quelque seet cours dans la version pourrait engager l'élève à étu-
grammaire. -,
dier sa leçon avec moins de soin.
2® Reproduire de vwe voix la traduction au fur et à mesure que le maître lui lit le texte original.
Cette reproduction de la version par l'élève fournit au maître la preuve que le français est compris, et qu'il n'a point devant lui un perroqi;^et.
3* Répondre aux questions de grammaire fournies au matlre par le texte de la leçon^ et dont la solution se trouve dans les leçons de grammaire apprises précédemment.
La version en langue étrangère, dans la disposition pour ainsi dire forcée où elle se trouve , a pour seul et unique but de donner à l'élève une idée de la manière dont on s'exprime en français , et surtout de la construction particulière à notre langue. Il se pourra bien faire que l'élève étranger, après avoir lu certaines parties de ce mot-à-mot, s'écrie, comme dans la fable :
. . . . Je rois bien quelque chose ; Vais Je ne sais pour quelle cause Je ne distingue pas très-bien.
Aussi nous hâtons-nous de parer à cet inconvénient en donnant , comme complément et immédiatèîmént audessous du premier exeï^cice, la traduction cotnecte an texte français dans la langue de l'élèvei,'