‹ Étude et enseignement de la langue française à l'étrangerChapitre 65 sur 147 · LA CRUCHE CASSÉE · texte numérisé non relu

LA CRUCHE CASSÉE

IDVLLR PAR GESSUBR.

Un Faune, aiix pieds de chèvre, gisait sous un chêne dans un profond sommeil, et de jeunes pasteurs Taperçurent. — « Lions-le à Tarbre , se dirent-ils, et il faudra qu*il nous chante une chanson pour être délivré. » Et l'ayant attaché au tronc du chêne, ils l'éveillèrent en lui jetant des glands tombés de l'arbre. — « Où suis-je? »

dit le Faune, bâillant et allongeant les bras et ses pieds de chèvre; « où suis-je? où est ma cruche? Ah!

voilà les débris de la plus belle des cruches 1 Hier, en tombant ivre ici, je l'ai cassée... Mais, qui m'a ainsi lié ?» Il dit, regarda aatour de lui et entendit le rire bruyant des pasteurs. — « Déliez- moi, jeunes gens ! » s'écria-t-il. — « Nous ne te délierons-pas, » dirent- ils, « que tu ne nous chantes une chanson. » — « Que vous chanterai-je donc, bergers, « dit le Faune. « Ah ! je vais chanter ma cruche cassée; asseyezvous autour de moi sur l'herbe. »

Les bergers s'assirent autour de lui sur l'herbe, et il commença :

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