‹ Étude et enseignement de la langue française à l'étrangerChapitre 69 sur 147 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

Bafe oud bem^Jteîm l^eruor, unb rr^ot fitiÇi û6er bie JDornen nnb iDarb 6alb ein fraufev fti^attlgft Soum. îDa jîar6 ber ®reiô, unb [fine ©etifbten tegrutcn i^n auf bfm ^ûgcï. Unb wenn fie ben «aum fa^fn unb fdn ©aufeïn ^ôrten, gebati^ten fie beô Seèenô unb. ber weifen ®»)rûd&e bed aJro.minen 6lg gu benf^ateflen Seiten, «nb erja^Iten i>on i^m, fud^ten gu roerben wle er.

îDenn baê ÎBort eineô weifert SKanneé ijl wie ein ©amenfprn im fruti&tbaren S ben.

Le chéue nouvellemeDt planté sortit bientôt du germe, et, s'élevant au-dessus des ronces, il devint un arbre touffu. Le vieillard mourut, et ses bien-aimés l'ensevelirent sur la colline. Et quand ils voyaient Tarbre et entendaient son frémissement, ils songeaient à la vie et aux sages maximes du bramin , jusque dans Tàge le plus avancé, et tâchaient de lui ressembler.

Car la parole d'un sage est comme la graine semée dans un sol fertile.

Delà traduction.

3lu6 î^fr (CiiUrituiig

3ur ®ef(^id^te bc« «JfaW* Ut wreinigten

9{tcbertanbc u. f. to.,

non i$rl)tU(r.

ffiare ed irgenb ertau6t, in mmfti^Uctfe îDingc einc ^o^ece SJorpti^t gu fled^ten, fi> ware ed Bfi biefer ©efti^i^te, fo luiberfrie^ ti^enb etfd^eint fie ber. SSernunft «nb allen Œcfo^rungen. $^ilipp ber Swfite, ber niacj^tigfie ©ou^ »eran feiner3«t, bejfen gefûrd^= tfte Uebermad^t gang Surp^^a gu »ftfti&Iingen bvo^t, bejfen (Sd^a^c bie »etein(gten [Kei^t^ûmer aller S^tijIettJtônigeûberfieigen, beffen Slotten in allen STOeeren gebieten;

Extrait de l'introductioiv A L'HISTOIRE DE LA RÉVOLUTION DES PAYS-BAS, Par Schiller. '

S'il était permis de faire intervenir la divinité dans les choses humaines, ce serait dans cette histoire, tant elle parait contradictoire à la raison et à toute expérience. Philippe deux, le plus puissant souverain de son temps, dont la redoutable supériorité menace d'engloutir toute l'Europe, dont les trésors surpassent les richesses réunies de tous les rois chrétiens, dont les flottes commandent sur toutes les mers; un monarque dont le»

tin ^omxtS), beffm geffi^rlid^cn

traducÎL 3'*^^*^" ja^treic^e «eerej btenm, ^eere, bie burti^ lange blutige Stxie^t unb eine r&mîf^e Wanndgu(3^t gc^artet, burti^ einen tro^tgen 0latu)naljlolj Begftflnrt, unt) eri^i^t bitr^ bas ^nbenfen erfocl^tenec <Bie^e, nadf @^re unb ^eute burjien, unbfl^ unter bem ber* wegenen Oenie i^rer gu^rer alô folgfame ©tieber beivegen — biffer gefûrd^tete 9Kenf(^, elnem l^ortncU (figen (Sntrourfe j^ingegeben, ein Untcrne^men bie rûjîïofc ^IrBeit feineô ïangen Stegentenlaufê, aile biefe furti^tèaren »&ûlf0mittet auf eitien'einjigertSrof^ geriiti^tet, ben et am 5lbenb feiner 3!age unerfullt aiifgeben mwÇ — $l^ili^^ ber 3weite, mit roenigen fti^iuac^en dZationen im ^am^fc, ben er nid^t enbigen !ann.

Unb gegen roel^e Dîationen?

«êiet ein friebfertigeê gif(3^er= unb J^irtenbolf, in einem toevgejfenen ®infel dnxGpa'^, ben eê nod^ mû:^fam ber IDïeereSfîut]^ a6ge?

roann; bie @ee fein ©eroerbe, fein JReid^t^um unb feine $Iage, eine freie ^rmut^ fein ^ôc^fleê ®nt, fein fRn^xn, feine î^ugenb. îDort e{n gutartigeê, gefîtteteô J&anbelô^ »otf , fd^welgenb i)on ben ù^):|)igen ghrûd^ten eineS gefegneten ^Ui^e^, road^fam auf ©efe^e, bie feine SBoilt^citer roaven. 3n ber glûrflid^en aWuf e beg OBo^ljîanbeê ber= lâfit eô ber aSeburfnijTe angjHid^en ^reiê, unb lernt nad^ ^b^erer SBefriebigung bûrpen. 5)ie neue ^a^v.

Ijeit, beren erfreuenber SWorgeu je^t ûber ^uvo^a (;en^orhid;t,

dangereux projets sont exécutés par de nombreuses^années, armées qui, endurcies par de longues guerres sanglantes et une discipline romaine , éprises d'une arrogante fierté nationale, et enflammées du souvenir d'anciennes victoires, ont soif d'honneur et de butin, et, sous le génie audacieux de leurs chefs, s'ébranlent comme des membres dociles ; cet homme redouté, poursuivant un opiniâtre dessein ; une entreprise, l'incessante occupation de son long règne : toutes ces effrayantes ressources dirigées vers un but unique, qu il doit, au soir de la vie, laisser inatteint; Philippe deux , aux prises avec quelques faibles nations, dans une lutte qu'il ne peut terminer!

Et avec quelles nations? Ici, un peuple pacifique de pécheurs et de pâtres , dans un coin oublié de l'Europe, qu'il a conquis avec peine sur le flot de la mer ; courir les ondes, voilà son métier, sa richesse et ses peines; uue pauvreté libre est son plus grand bien, sa gloire, sa vertu. Là, un peuple de marchands, d*un bon naturel et civilisé, jouissant en abondance des doux fruits d'un heureux travail, veillant aux lois, ses bienfaitrices.

Dans l'heureux loisir de la prospérité, il abandonne le cercle pénible des besoins ordinaires, et aspire à de plus hautes jouissances. La nouvelle vérité, dont la rcjoui^anle aurore perce maintenant en Europe, jeUe un rayon fécondant sur

chaimtAk tuoisikmk.

lulrft elnen befru^tenbeu <Btïai)l in biffe gûnjîige 3one, unb freu?

big einiîfangt ber freie îBûrger baô i^td^t^ bem ftc^f gebrudfte ttaurige Sfïaben i)frfd^ïie§fîi. (gin fro^Ii= ^er îWut^rDine, ber gern ben ÙBerflu^ unb bie Stei^eit èegleitet, reijt eô an, baê ^Infe^ien \>niài)xtn ^einungen ju ^rufen itnb eine f^im^flid^e ^ttte ;u Bre^en. ^ie f^n?ere âud^ttut^e M 3)eê:potiê= muô l^ûngt ù6er i^m, eine roin= fù^rli^e ©enjûït bro^t bic @runb= ^feiler fcineô ©lûrfeô einjureiflen, ber 93en?a]^rer feiner ®eff|e roirb fcin î'^rûnn. (Sinfati^ in feinci* ©laatôipeiôl^eit, raie in feinen <BiU un, erfùl^nt eê )ld^, cinen toecûltetenSSertrag aufjuiveifen, unb ben ^itxn Beiber 3nbien an baô *Jîa= turreti^t ju ma^nen. @in Séante rutfc^eibet ben ganjen ^luggang ber J^iinge. 9Wan nannte OîebeHion inaWabrib, roaS in 35rùffeï nur finegefe^titi^e«!&anbIung']^ieÇ; bie 93ef(^roerben SBra6antô forberten einen (laatgftugen 3Jattïer; $^ir ïipi) ber 3n>^ite fanbte i^m einen •éenfer, unb bie Sofung beô Jtrie= geS roar gegeben. Sine î^^rannei oÇnc 35eifl3ieï greift 8eben unb Sigent^um an. £)er berjroeifetnbe S3ûrger, bem giuifti^en einem jnjei* fa(^fn "lobe bie SBa^l gelaffen roirb, erroa^It ben ebîem auf bem @(!^Iad^ifeïbe. (gin roo^l^aJenbeô û^)\3tgeô SSotf lieBt ben Çrieben, aBer e3 wtrb îriegerifd^, roenn eé orm TOirb. Seftt l^5rt eê ouf, fur ein Mm gu gittern, bem ^Ueé man^:

gein foll, roarum eê roûnf^enô^ roûrÇig mar. 5)ie SBut^ t>eg 5(uf'

cette zone propice, et le libre bour-

geois reçoit avec transport la lu- ?® ^?

.. . ', „ * i,A / traduction,

micre a laquelle se ferme Tâme ai*

faissée des tristes esclaves. Une joie maligne , accompagnement ordinaire de l'abondance et de la liberté , le stimule à peser i'autoritéd'opinions surannées, et à briser une cbaiae injurieuse. La verge pesante du despotisme est suspendue sur lui, un pouvoir arbitraire menace de renverser les bases de son bonheur, le gardien de ses lois devient son tyran. Simple en sa politique comme en ses mœurs, il ose produire un ancien traité et rappeler le maître des deux Indes au droit naturel. Un nom décide de toute Tissu e des choses. On appelait révolte à Madrid ce qui, à Bruxelles, n'était qu'un acte légitime : les plaintes du Brabant demandaient un médiateur éclairé; Philippe deux lui envoya un bourreau, et le signal de la guerre fut donné. Une tyrannie sans exemple attaque la vie et les biens. Placé entre deux morts inévitables, le bourgeois désespéré choisit la plus noble, celle du champ de bataille.

Un peuple riche et voluptueux aime la paix; mais, en devenant pauvre, il devient guerrier. Maintenant il cesse de trembler pour une vie qui doit manquer de tout ce qui la rendait désirable. La^fureur de la révolte saisit les provinces les plus éloignées ; le commerce et l'industrie tombent,les bâtiments disparaissent des ports, l'artiste de son atelier, le laboureur des campagnes désolées. Des milliers d'habitants

De la traduction.

rul^tô ftgreift bie entfemtejien ^robtnjen; .^anbel unb SBanbel liegen barniebet; bie ^dfx^t toerfd^ivmben aix^ ben ^àfm, ber ^finjller aud fetner 9Ber!{iâtte, ber ii^anbmann au& bnt oerœuflf^ tôt Sfetbem. ^aufntbe fltel^en in fenif Sanber^ taufenb iD^fei: fat IntaufbfniSItttgfntfif, unbnrue S!auftnbebrângm{{ti^ ^tnju; benn gSttliti^ mup fine Se^^re fein.fur bte fo freubig gejtotfien n^etben !ann.

9Î0(tf fe^lt bie le^te bollenbenbe J&anb — bererleud^tete untemeÇ»

menbe ®îx% ber btefen gro^en pù^ ïitifd^en 5(ugen6Iitf l^afdÇfte, unb bie ©efiutt M Qu^aïU pm $lane ber aBei%it er^ôge.

s'enfuient dans des pays lointains, des milliers de victimes tombent sur réchafaud de sang, et d'autres s*y pressent : car elle doit être divine, une doctrine pour laquelle on peut mourir avec tant de joie. Cependant il manque encore le bras qui doit accomplir, Fesprit éclairé ^t entreprenant qui s'empare de ce grand moment politique, et qui élève au plan de la sagesse le produit du hasard.

Parmi les auteurs allemands qui se prêtent le mieux aux premiers essais de traduction , se distinguent Gessner et Krummacher. Les Idylles de Tun, injustement négligées de nos jours, et les Paraboles de l'autre, sont d'une exquise simplicité, qui n'en exclut aucunement l'élégance.

Les plus beaux passages de ces deux écrivainB traduits, on trouve un riche butin dans les GEuvres dii^erses de Guillaume Hauff , mort trop tôt pour les lettres, dans les Contes populaires des Allemands par Musœus, les Prosateurs de F Allemagne et les Légendes de Gustave Schwab. On arrive ainsi, par de certains degrés, à Y Histoire de la révolution des Pays- Bas et à la Guerre de Trente ans de Schiller, puis à

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