‹ Étude et enseignement de la langue française à l'étrangerChapitre 7 sur 147 · LA MAMAN. LE PETIT GABÇON · texte numérisé non relu

LA MAMAN. LE PETIT GABÇON

La maman. Pour qui cetUî belle petite prière a-t-elle été faite ?

Le petit garçoru Pour les petits enfants.

La maman. Où est le bon Dieu ?

Le petit garçon. Il est dans les cieux.

La maman. De qui est-il le père ?

Le p0tit garçon. De tout le monde.

La maman. De qui prend-il soin?

Le petit garçon. De ses petits enfants.

La maman. Que demande-t-il en retour?

Le petit garçon. Il demande qu'on réponde à ses bontés.

La maman. Et quoi encore, mon fils?

Ije petit garçon. Qu'on lui demande les choses dont on a besoin.

La maman. Qu'est-ce que Dieu t'a donné ?

Le petit garçon. Tout, la vie et la lumière du jour.

Jm maman, Estrce bien là tout ?

Le petit garçon. Non, maman. Il m'a encore donné le blé, qui sert à faire le pain, et les fleurs, qui réjouissent la vue.

La maman. Et toi , que donueras-tu au bon Dieu ? '

Le petit garçon. Rien, maman. Il ne me demande que ma petite prière du matin et du soir.

La maman, A quoi la bénédiction du bon Dieu est-elle nécessaire ?

Premiers exercices.

Premiers exercices.

Le peiit garçon. A ma jeunesse.

La maman. Pour qui le pries-tu à g^oux?

Le petit garçon. Pour papa, pour maman, et pour moi-même.

La maman. Pourquoi lui demandes-tu la sagesse ?

Le petit garçon. Pour faire le bonheur de mes parents.

La maman. Et si, ton papa et moi, nous sommes contents de ta sœur et de toi?

Le petit garçon. Alors nous aurons Tamour du bon Dieu et celui de nos parents.

kes deux exemples qui précèdent donneront aux mères et aux institutrices inexpérimentées une idée suffisante de ce genre d'exercice, que nous recommandons à toute leur attention. Nous avons maintes fois remarqué que ]es petits enfants y prennent vite goût. Seulement il faut bien se garder de fatiguer leur mémoire, et de les rebuter par des taches trop longues, ou par des leçons trop rapprochées. Pour ces premières leçons, nous donnons la préférence aux vers sur la prose. Les enfants les retiennent mieux; la rime vient en aide à leur mémoire , et le soin qu'il faut mettre à observer la mesure en récitant, les habitue à donner à tout ce qu'ils disent une intonation convenable.

Dans beaucoup de familles , les enfants ont l'occasion d'apprendre par la pratique les langues étrangères. Nous ne nions point que cela soit un avantage notable ; mais il sera encore plus appréciable , si Ton y joint l'exercice que nous venons d'indiquer, en le faisant suivre de tous ceux dont nous parlerons successivement. La jeunesse est naturellement présomptueuse et encline à élever , dans son imagination , ses rudiments de science au niveau du véritable savoir.

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