‹ Étude et enseignement de la langue française à l'étrangerChapitre 81 sur 147 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

tive-Dot even at the demanded of the whole glorious Union. The trader, therefore, sat djscontentedly down, with his little account-book, and put down the missing body and soûl under the head of hases i

péré prit donc son livre de compte»,

et inscrivit l'âme et le corps ab- Ç* '?

sents à la colonne des pertes.

traduction.

Tradutori^ trcuUtoril Nous ne connaissons guère de traductions qui justifient aussi largement le dicton italien que celle dont nous venons de donner un ex» trait. On dirait que son auteur a pris plaisir à mutiler le texte original, à le maltraiter et déformer de toutes les manières imaginables. Omissions, transpositions, altérations, changements arbitraires dans la coupe de l'œuvre si remarquable de madame Henriette Beecher Stowe, presque tous les défauts enfin qui caractérisent les versions défectueuses , se trouvent réunis dans le travail de l'écrivain français.

a Pour juger si des vers sont mauvais, dit Voltaire, « mettez-les en prose. Si cette prose est incorrecte, « les vers le sont. » Nous croyons que le moyen analogue pourrait fournir une juste idée du mérite d'une traduction, et que celle-là seule pourrait être regardée comme exacte et digne d'éloges qui ferait retrouver, à l'aide d'une rétro-traduction, le texte original à peu près pur de toute atteinte.

Substituer son travail à celui de l'auteur que l'on a la prétention de faire connaître par une version, ce n'est plus traduire j c^est trahir^ comme disent les Italiens.

~ Le premier devoir d'un traducteur, c'est le respect

traduction, de SOU textC.

Nous ne donnons donc point le fragment de traduction qui précède comme un modèle à imiter , mais comme un exemple des défauts que Ton doit éviter dans l'important exercice dont nous avons essayé de poser les règles générales, dans la mesure de nos moyens. En faisant observer à nos élèves les inexactitudes, les licences par trop hardies, les manques de respect d'un traducteur pour son texte, nous leur apprendrons à mettre dans ce travail les qualités contraires, qui sont l'indice le plus sûr d'un jugement sain et d'un goût épuré.

Nous sommes loin de vouloir méconnaître la correction, l'élégante simplicité, voire même parfois l'énergie qui distinguent l'œuvre du traducteur que nous critiquons ici à regret; mais nous pensons qu'il eût fourni un travail plus remarquable s'il s'était attaché à interpréter avec une scrupuleuse fidélité cette Case du père Tof/ij qui a produit une si vive sensation dans le monde civilisé.

CHAPITRK TKOISIÈMK.

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