‹ Étude et enseignement de la langue française à l'étrangerChapitre 86 sur 147 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

Entré aeila cinta. Si ferma in un jingolo : là era la foaaa.

Pochi istanti dopo» ii carra, i condannati e le guardie tornarono indietro. Uua di queste era Kubitzby. Mi disse (gentile pensiero, sorpredente in uomo rozzo) : — Ho segnato con precisione il luogo délia sepoltora, affinchè, se qualche parente od amico potesse un giornQ ottenere di prendere quelle ossa e partarle al suo paese, si sappia dove giacçiono.

Quante volte Oroboni m*avea dette, guardando dalla finestra il cimitero : — Bisogna ch' io m' avvezzi air idea d' andare a marcire là entro : eppur confesso che quest* idea mi fa ribrezzo. Mi pare che non si debbastar cosi bene, sepolto in questi paesi, corne nella nostra cara penisola.

Poi ridea e sclamava : — Fanciullagini! Quando un veslito è lo^ goro e bisogna deporlo,che importa dovunque sia gettato ?

Altre volte diceva : — Mi vado preparando alla morte, ma mî sarei rassegnato più volentieri ad una condizione : rientrare appena nel tetto paterno, ubbriaccare le ginoechia di mio padre, intendere una parola di benedizione, e raorire !

Sospirava e soggiungeva : — Se questo calice non puô allontauarsi, o mio Dio, sia fatta la tua yoluntà !

E r ultima mattina délia sua vita, disse ancora, baciando un crooefisso che Kral gli porgea :

— Tu ch' eri Divino, avevi pure orrore délia morte, e dicevi : Si poxsihile est, transeat a me cnlLr

jusqu'au cimetière. 11 entra dans Tenceinte. Il 8*arréta dans un coin:

là était la fosse.

Peu d'instants après, le char, les condamnés et les gardes revinrent sur leurs pas. L'un de ces derniers était Kubitzky. Il me dit (belle et étonnante pensée chez un homme si commun) : — J'ai marque exactement le lieu de la sépulture, afin que si quelque parent ou quelque ami obtenait un jour de recueillir ses os et de le» porter dans son pays, on pût savoir où ils reposent.

Combien de fois Oroboni m'avait dit, en regardant le cimetière dé sa fenêtre : — 11 faut que je m'habitue à l'idée d'aller pourrir là-bas; et cependant j'avoue que cette idée me fait frissonner. U me semble qu'enterré dans ce pays, on ne doit pas être aussi bien que dans notre chère péninsule.

Puis il riait et s'écriait : ■— Enfantillage! Quand un vêtement est usé et qu'il faut le quitter, qu'importe où il est jeté ?

D'autres fois il disait : — Je me prépare à la mort, mais je m'y serais résigné plus volontiers à une condition : rentrer un instant sous le toit paternel, embrasser les genoux de mon père, entendre une parole de bénédiction, et mourir!

Il soupirait, et ajoutait : — Si eu c^ice ne peut s'éloigner de moi, ô mon Dieu, que ta volonté soit faite!

Et, la dernière matinée de sa vie,, il disait encore, en baisant un crucifix que Kral lui présentait :

— Toi qui étais Dieu , tu eus cependant horreur de la mort, et tu dis : .Si possibile est, transept a me

Delà tradiirHon.

t78 DEUXIÈME PARTIE.

' istel Perdona^ selodico anch* io.

I>e la Ma ripeto anche le altre tue parole :

traductiou. verumtamen non skut ego voh, sed sicut tu!

caiix Me! Pardonne-rooi si Je le dis aussi. Mak je répète aussi tes autres paroles : Verumtamen non sicut ego volo, sed sieut tu /

[^a traduction des deux chapitres de Silvio Pellico qui précèdent, est Tœuvre d'une femme. Bien des hommes qui se mêlent du métier de traducteurs, pourraient aller à Técole chez plie, pour apprendre l'art de respecter son texte sans tomber dans la servilité, d'être exact sans roideur, et de ne faire dire dans notre langue, à un auteur étranger, quç ce qu'il a bien voulu dire dans la sienne, sans circonlocutions oiseuses ni outrecuidantes suppressions.

CHAPriRK TROISIÈME.

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