‹ Étude et enseignement de la langue française à l'étrangerChapitre 85 sur 147 · CAPO LXXVI · texte numérisé non relu

CAPO LXXVI

Oroboni^ dopo aver molto dolorato nelV inverno et nella prima-

Dela

ne pouvoir vous être ntilat en rieni Mais soyez sûr que nous prierons ^^j;;^^^ pour vousy et que si un jour votre grâce arrive, ce sera pour toute notre iamille un jour de fête.

La première de ces dames, qui était celle que je voyais le plus souvent, avait une douce et merveilleuse éloquence pour me consoler. Je récoutais avec une reconnaissance toute filiale, et ses paroles se gravaient dans mon cœur.

Elle me disait des choses que je savais déjà, et ces choses me frappaient comme si elles eussent été nouvelles : « que le malheur ne dégrade point l'homme, s'il n*est vil, mais Télève; que, si nous pouvions |>énétrer les vues de Dieu, nous verrions que les vainqueurs sont souvent plus à plaindre que les vaincus, les heureux que les affligés, les riches que les pauvres dépouillés de tout; que l'amour particulier témoigné par THomme- Dieu aux malheureux est un grand enseignement ; que nous devons nous glorifier de la croix, depuis qu'elle a été portée par des épaules divines. »

Eh bien ! ces deux vieilles, que je voyais avec tant de plaisir, durent bientôt quitter le Spielberg, pour raisons de famille ; les petits enfants aussi cessèrent devenir sur le terre-plein. Combien ces pertes m'affligèrent l

CHAPITRB LXXVI.

Oroboni, après avoir beaucoup souffert pendapt l'hiver et le prin-

De la ti-aductioii.

vera, si Irovô assai peggio la statei Sputè sangue, e andô in idropisia.

Lascio pensare quai fosse la nostra afflizione, quand' ei si stava estinguendo si presso di noi, senza che potessimo rompere quella crudele parete che c' impediva di vederlo e di prestargli i nostri amichevoli servigi !

Schiller ci portava le sue nuove.

L'infelice giovane pati airocemente, ma l'animo suo non si avvili mai. Ebbe i soccorsi spirituali dal cappellano (il quale, per buona sorte, sapeva il francese).

Mon nel suo di onomastico, il 13 giugno 1823. Qualche ora prima di spirare, parlô deir ottogenario suo padre, s'inteneri e pianse. Poi si riprese , dicendo : — Ma perche piango il più fortunato de' miei cari, poich' egli è alla vigilia di raggiungermi ail* eterna pace ?

Le sue ultime parole furono : — lo perdono di cuore a' miei nemici.

Gli chiuse gli occhi D. Fortini, suo amico dall' infanzia, uomo tutio religione e carità.

Povero Orohoni ! quai gelo ci corse per levene, quando ci fu detto ch' ei non era più ! — Ed udimmo le yoci ed i passi di chi venne a prendere il cadavere ! — E vedemmo dalla finestra il carro in cui veniva portato al cimitero! Traevano quel carro due condannati comuni ; lo seguivano quattro guardie. Accompagnammo cogli occhi il tristo convoglio \\no al cimitero.

temps, se trouva encore plus mal l'été. Il crachait le sang, et devenait hydropique.

Je laisse à penser quelle fut notre affliction quand il s'éteignit si près de nous, sans que nous pussions percer ce mur cruel qui nous empêchait de le voir et de lui donner nos soins affectueux.

Schiller nous apportait de ses nouvelles. Le malheureux jeune homme souffrit d'une manière atroce, mais son courage ne s'abattit pas. n reçut les secours spirituels du chapelain, qui heureusement savait le français.

II mourut le jour de sa fête, le 13 juin 1823. Quelques heures avant de mourir, il parla de son père octogénaire, s'attendrit et pleura. Puis il se reprit, en disant :

— Mais pourquoi pleurer le plus heureux de tous ceux qui me sont chers, puisqu'il est à la veille de me rejoindre dans la paix éternelle. î>

Ses dernières paroles furent celles-ci : — Je pardonne de bon cœur à mes ennemis.

D. Fortini lui ferma tes yeux :

c'était son ami d'enfance, un homme tout religion et tout charité.

Pauvre Orohoni ! quel froid mortel parcourut nos veines lorsqu*on nous dit qu'il n'était plus,... et que nous entendîmes les voix et les pas de ceux qui venaient prendre son cadavre,... et que nous vîmes de la fenêtre le char qui le portait au cimetière ! Deux condamnés ordinaires traînaient ce char; quatre gardes le suivaient. No\is accompagnAmes des yeux le triste convoi

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