‹ Étude et Présentation d'un Levier Destiné à Remplacer les Branches de Traction du ForcepsChapitre 16 sur 18 · PRINCIPE DE L'APPAREIL · texte numérisé non relu

PRINCIPE DE L'APPAREIL

Supposons une biellette fixée à l’une de ses extrémités au manche d’une des cuillers du forceps, et dont l’autre est articulée et la cardan a l’extrémité du col de cygne, et telle que cette articulation se trouve exactement sur Paxe des cuillers. Fa

1° Toute force agissant à lextrémité de cette biellette tend à entraîner le forceps dans la direction de cette force, quel que soit le point où se solidarisent la biellette et le forceps.

En effet il est un principe de mécanique bien connu qui enseigne que l’action d’une force sur un solide ne dépend que du point d’application de cette force et aucunement de l’ensemble invariable qui peut joindre ce point au solide.

2° Si maintenant nous faisons évoluer le levier comme dans appareil à anse métallique, son action sera exactement semblable à celle que nous avons étudiée prété- ‘demment puisque nous retrouvons les conditions du théorème fondamental, c’est-à-dire que 1° le point d’application de la force se fait au point { sur l’axe des cuil-

lers ; 2° que ce point répond à l'extrémité articulée de la biellette et un col de cygne, et 3° que d’autre part le levier entraîne ce point é suivant la circonférence théorique D dont nous connaissons toutes les propriétés.

Enfin l’articulation spéciale du levier et de la biellette permet tous les mouvements de rotations de la tête autour de l’axe propre de cette têle, qui coïncide d’ailleurs avec celui des cuillers, et celui du bassin à un instant donné. |

Seuls les mouvements d’asynclitisme sont limités avec ce nouveau (lispositif, car la tête est suspendue pour ainsi dire au point {, et tout en restant libre elle est malgré tout maintenue par ce point { qui est fixe. Orau cours dela progression dans l’excavation et dans le détroit inférieur ces mouvements d’asynclitisme n'existent pas, et c’est seulement au niveau du détroit supérieur que l’appareil perd un peu de sa valeur.

D'ailleurs certains artifices que nous décrivons plus loin peuvent permettre et faciliter beaucoup ces prises difficiles et dangereuses surtout avec le forceps actuel.

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Description de l’appareil

Il se compose :

1° du levier déjà connu comprenant lui-même : a) une tige droite terminée par le col de cygne ; b) la cuirasse et la fourche d’articulation ;

c) le manche coudé.

2° d’une biellette se fixant sur la branche droite du - forceps.

Celle-ci à son tour se décompose en :

a) une plaque à peu près triangulaire venant se placer sous le manche de la cuiller droite près de l’articulation des deux branches. Elle se fixe par l'intermédiaire de

deux crochets épousant le bord externe du manche, et d’une canne en dedans portant une oreille facilitant sa

manœuvre. Lorsque cette came est au contact du bord —

interne du manche, une petite vis de pression l’immobilise dans cette position ; |

b)et une biellette proprement dite, cette dernière se fixe: ;

1) en arrière de la plaque précédente au moyen d’une vis de pression. Celle-ci se compose de différentes petites pièces. D’abord une vis verticale fixée solidement au-dessous de la plaque précédente. Autour de cette vis, solidaire de la plaque se trouve un disque creusé à sa face inférieure d’une série de petites gouttières radiées, se dirigeant vers l’axe de la vis. £

Au-dessous se trouve un second disque portant un relief analogue au précédent à sa face supérieure, et s’adaptant ainsi à l'autre disque supérieur.

Le second disque porte à sa face inférieure deux ergots s’engageant dans un évidement allongé pratiqué dans la biellette.

Celle-ci est ainsi mobile suivant l’axe de cetévidement.

Enfin un écrou permet d’immobiliser l’ensemble dans une position déterminée après réglage.

2) En avant, la biellette se dirige obliquement en bas puis se relève brusquement en formant une courbe à concavité inférieure de 1 centimètre de rayon.

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An point où l'extrémité de la biellelte coupe l’axe des cuillers, elle est percée d’un orifice dans lequel peut jouer une rotule armée d’une petite tige se dirigeant en bas et en arrière suivant l'axe des cuillers. Celle-ci se termine par un anneau formant chaînon avec l'extrémité annulaire du col de cygne.

L'ensemble est tel que l'extrémité de la biellette ( et celle du col de cygne peuvent jouir d’une grande liberté de mouvements l’une par rapport à l’autre. |

Cette disposition permet en outre les légers mouvements d’asynclitisme qui pourraient être nécessaires au cours de la progression, et tous les mouvements de rotation de la tête.

Utilisation de l’appareil

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