‹ Étude et Présentation d'un Levier Destiné à Remplacer les Branches de Traction du ForcepsChapitre 4 sur 18 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

- Etüdions brièvement la marche des différents progrès qui se sont faits au cours de l'existence déjà longue du forceps. : &

Le premier, vers 1600, Chamberlen eut l’idée de cet

instrument, il le construisit et l’exploita longtemps en secret.

Son appareil était déjà l’image de.ce que sont encore nos forceps les plus perfectionnés. Il était constitué par deux cuillers évidées dont les concavités étaient dirigées l’une vers l’autre, sans aucune autre courbure dans le plan perpendiculaire au premier. Ces cuillers étaient munies de manches qui étaient ficelés ensemble lorsque la prise était faite et sur lesquels s’exerçait la traction. = Vers la même époque les deux Grégoire (père et fils), | modifièrent les tenettes de Palfyn pour y faire de larges fenêtres et croiser les branches. |

C’est seulement en 1746 que Bühner reprit l’étude du forceps des Grégoire et en montra bientôt les avantages. | |

Bientôt après en 1747 avec Levret et un peu plus tard

en 1754 avec Smellie le forceps devient un appareil vraiment scientifique.

Dès cette époque on avait à peu près déterminé les services que l’on devait attendre du forceps.

On lui demande :

r° d’exciter les contractions utérines ;

2° de bien saisir la tête fœtale ;

3° de réduire son volume;

4° de la bien extraire.

Levret et Smellie ne s’occupèrent en somme que de bien saisir la tête du fœtus. dans toutes ses positions. Pour atteindre ce résultat ils ajoutèrent à la courbure des cuillers déjà connue, une autre telle que l'instrument puisse pénétrer plus avant dans le’ bassin, celle courbure épousant, pour ainsi dire, celle du bassin.

Cette modification leur permet de saisir la tête non encore descendue dans l’excavation.

A la suite de ce premier perfectionnement important, beaucoup de chercheurs s'ingénient à simplifier l'appareil ou à le rendre moins encombrant. Les uns comme Pajot imaginèrent de briser les branches du forceps pour le rendre pliant. D’autres firent simplement de petits forceps qu’ils dénommèrent mains de fer, mais ne devant servir que lorsque la têle est basse.

Pour atteindre la tête au détroit supérieur lorsqu'elle” est encore en asynclytisme, Davis, Erpenbeck, Baumers, Penoyer, plus récemment firent des branches asymétriques.

Pour éviter le décroisement des branches on les fit parallèles (Coutarby, Chassagny), et aussi pour éviter

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