LISTES
mouvement dans le plan qui contient cette double branche ne l’est pas, et c’est justement celui qui serait nécessaire à la manœuvre.
L'ensemble sous Pinfluence de la traction est rigide et l’effort tend à faire passer le tout simultanément, les deux bosses pariétales affrontent ensemble l’espace rétréci et se trouvent, de ce fait, dans les plus mauvaises conditions pour franchir cet obstacle. |
Elles arrivent pourtant sous l’effort brutal et prolongé à passer quelquefois, souvent aussi il est impossible de faire effectuer la moindre progression.
Pour réussir, il faudrait que le palonnier lui-même soit sollicité par ce mouvement de balancement si nécessaire à la manœuvre, malheureusement nous sommes bridés par le périné qui empêche tout mouvement d'avant en arrière. L'opération est ainsi manquée et le passage au détroit supérieur est impossible. Sans compter l'effort considérable que subit la tête, écrasée littéralement par la branche antérieure qui forme un levier d’une extrême puissance à application directe sur la tête. | SE
Parfois la manœuvre est rendue possible, grâce à une prise oblique, mais combien aussi au détriment de l'enfant. 3
Supposons maintenant que notre tête soit dans l’exca- vation dans une position indéterminée. Il faut pour aller plus avant que les rotations se fassent en ce point où les diamètres sont indifférents et que la tête en flexion vienne présenter son occiput sous la symphyse. Là, ‘tirant sur le palonnier dont on a choisi arbitrairement
Sas id
une position fixe on fait évoluer les branches du forceps
en leur faisant décrire une large circonférence autour
de cet axe.
Cette manœuvre s'effectue généralement avec facilité, même si la direction choisie ne se trouve pas être parfaitement l’axe de rotation des cuillers. À ce moment, en effet, la tête est au large et tous les mouvements sont faciles.
Quelquefois d’ailleurs la tête effectue d’elle-même sa rotation, par simple traction.
A partir de ce moment, la traction sur le palonnier
doit se faire de telle sorte que sa tige horizontale soit à
un travers de doigt des branches du forceps. Sans doute dans un grand nombre de cas cette direction est bonne, mais n’avons-nous pas constaté bien souvent combien les mouvements de la tête dans la filière pelvienne étaient difficiles, surtout lorsqu'elle est embarrassée du forceps. qui la gêne dans ses évolutions. La rotation de la tête ne se fait que rarement d’elle-même, lorsqu'elle est maintenue dans l'instrument. Il est presque toujours nécessaire de l’amorcer et même de la provoquer.
Si ces mouvements qui sont naturels ne se produisent pas lorsque le forceps est en place, qui nous prouve aussi qu’à chaque moment la direction des branches est exactement celle que nous devons suivre pour tirer la tête suivant l’axe du bassin.
Qu’un obstacle ou une résistance se présente en avant par exémple. La tête s’accrochera sur cette résistance, les branches vont monter, le palonnier et la traction devront suivre, et la tête ne fera que s’accrocher encore
plus solidement. Elle ne cédera qu’à la force, et souvent au détriment de cette tête qui a supporté tout l’effort.
Que dire alors si la prise est mauvaise, si les cuillers ne sont pas parfaitement placées en pariéto malaire. La tête maigré tout tendra à s’accommoder à la filière pelvienne, et les branches du forceps indiqueront manifestement une direction fausse, d'autant plus fausse que la prise sera plus mauvaise.
Notre traction, confiante, suivra la direction indiquée : et aura un effet des plus désastreux. La tête et les cuillers se disputeront les bons diamètres du bassin ; niJ’une, ni l’autre ne les occuperont et l'instrument dans ce cas devient des plus dangereux et pour lenfant et pour le périnée de la mère surtout. … GA
Nous conclurons donc que le forceps de Tarnier tout en étant un instrument d'excellente pratique présente encore un certain nombre d’inconvénients auxquels nous essaierons de remédier dans le modèle des forceps que nous allons présenter. Je ne parle pas de leffort souvent considérable et prolongé que nécessite l'emploi de ces instruments, si fatigants pourtant pour l’opérateur.
LE BASSIN OBSTÉTRICAL
Avant de commencer l’étude théorique de notre instrument, rappelons brièvement les principaux diamètres de la filière pelvienne.
Pris dans son ensemble le bassin obstétrical est assez * justement représenté par un tube coudé dont la plus
grande courbure s’appliquerait sur le sacrum, et la plus petite contournerait exactement la paroi interne du pubis. |
Ce tube n’est pas parfaitement cylindrique et présente
un certain nombre d’irrégularités que l’on étudie facilement en mesurant les diamètres à différentes hauteurs de la filière pelvienne.
C’est ainsi que les points intéressants à mesurer pour l'accouchement sont d’abord à l’origine de la filière, le détrcit supérieur, puis à la partie moyenne l’excavation, et enfin à la terminaison le détroit inférieur.
Sur le bassin normal nous trouvons :
1° Au détroit supérieur :
a) diamètre promonto sus-pubien = 11° b) » DIS rer AE A c) » (TAN SMÈTSE. 2.51. = 2