CHAPITRE X
M""* Kalergis, née Nesselrode. — On distingue dans les hautes classes deux sortes de Polonaises: l'une vraiment grande dame; son caractère, son amabilité, ses entraînements, ses caprices, son goût pour le surnaturel, ses visions ; parfois véhémentes mois généreuses, et toutes en dehors.— La comtesse X... au lit de mort de son mari. Leur patriotisme. Mot historique delà grande-duchesse Constantin. — Mort héroïque d'Emilie Plater. Groupe de noms illustres. — Seconde sorte de dame polonaise; vouée à la lutte, elle s'insinue et s'impose; ses moyens d'action. — M™* Kalergis, grande dame Polonaise, occupe la pensée d'Alfred de Mus^set. Son portrait par un compatriote; son grand talent de pianiste; par elle, Musset connaît le grand poète Krasinski qui traduit plusieurs de ses poésies. — Analyse du poème de Krasinski, V Infernale comédie ; le monde an(-ien sur le point de périr sauvé par l'éclatante lumière du Christ. — Traduction d'un fragment de Krasinski. — La société Polonaise se livre passionnément aux expériences de magnétisme; Alfred y croit peu. Il s'adonne à la phrénologie l'0 1
ClIAl'lTRE XI
Amour vrai ou imaginaire. — Théorie de Balzac sur la cliasteté, régime de l'i-crivain. — Frédéric et Bjrnelette, anecdote personnelle changée au dénouement. — Le cœur refroidi ne se ralluui '. guère. Mussetrefuseles
soins d'anciennes amies. Le portrait-signalement. — Deux ennemis du poète : une cardialgie organique et remploi des stupéfiants avec leurs séduisants mais dangereux efTets. — L'Anglais mangeur d'opium. — Refus d'un mariage par délicatesse. — L'aveugle et la serinette; le premier et le second mouvement. — Un futurmagistratqu'il détourne de sa chimère poétique. — Le jeu des échecs; son origine. — Amateurs illustres ou illustrés parce jeu. — Don Juan d'Autriche et son échiquier vivant. — Opinion de Montaigne, — Charles XII à Bender. —Musset au Café de la Régence; ses distractions ; ses éclairs d'éloquence. — Il cherchait à surmonter sa faiblesse ; se crut même guéri mais trop tard. Abus des saignées. — Son effroi causé par l'arrivée d'un piano; regrette ensuite qu'on en joue trop peu. Il devient sourd; harmonies qu'il croit entendre ; ses compliments à une morte 219