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CONSTANTIN

Fig. 5. — Lapin au onzième jour d’inoculation. Imprégnation de la microglie, procédé Hortega 1921. Lobe frontal, au voisinage du sinus longitudinal supérieur. Zone des cellules pyramidales moyennes. Augmentation anormale des microgliocytes qui offrent un protoplasme hyperplasié, avec des prolongements rameux, peu nombreux, écourtés, et qui tendent vers le type

en bätonnet, par fragmentation et disparition des ramifications à direction tangentielle.

morphologique aussi pur que celles que l’on découvre dans la paralysie générale, mais manifestement les éléments de cette préparation tendent vers cette forme; non seulement leur protoplasma est hyperplasié, mais les prolongements deviennent rares, écourtés, fragmentés, tandis que dis-

paraissent même complètement les ramifications à direction tangentielle (fig. 5).

La figure 4 met en valeur un deuxième caractère de cette microglie : sa ressemblance au voisinage immédiat de la méninge avec des histio-

do NS TANTIN.

FiG. 6. — Lapin au dix-septième jour d’'inoculation. Imprégnation de la microglie, procédé Hortega 1921. Lobe pariétal. Coupe verticale, passant par un gros amas cellulaire, tendant vers la granulalion méningée, développée dans un sillon. Couches moléculaire et granuleuse. L'accumulation de microgliocyles est maxima au niveau du sillon et dans la couche moléculaire, mais elle existe aussi, bien qu'à un degré moindre, dans les couches plus profondes.

cytes migrateurs. Les cellules prennent dans cette région un aspect ami-

boïde ou lamellaire, aspect caractéristique du type embryonnaire, au

moment où la microglie se détache de la méninge et des plexus choroïdes… On a l'impression qu’un processus analogue se produit ici, et que nombre des formes amiboïdes, observées dans la couche tangentielle de la couche moléculaire, ont comme origine les cellules conjonctives de la pie-mère.

Nous signalerons d’autre part un fait intéressant : l'apparition de bon nombre d’astrocytes fibreux, révélés d’une manière bien inattendue par l’imprégnation d’'Hortega au carbonate d’argent (fig. 4). Ces astrocytes se trouvant en connexion avec les parois vasculaires, toute confusion avec les oligodendrocytes reste écartée.

La figure 6 est destinée à montrer la topographie d’ensemble des lésions atteignant la méninge et la microglie chez un lapin parvenu au stade ultime de la maladie (dix-septième jour après l’inoculation). L’infiltration méningée et l’afflux microglique semblent se développer et augmenter parallèlement d'intensité. Cet aspect « en coin » des lésions est tout à fait typique et fréquent. Toutefois, -il faut bien noter que si l'accumulation microglique est maxima au niveau de la couche moléculaire, elle existe aussi, bien qu’à un moindre degré, dans les couches plus profondes, ainsi que nous l’avons déjà remarqué plus haut.

Examiné à un fort grossissement, le segment précédent montre des détails fort intéressants (fig. 7). Les formes hypertrophiques de la microglie s'étendent sans interruption jusqu’au contact des éléments méningés. La prolifération des microgliocytes est si considérable que les prolongements, extrêmement nombreux, dessinent à première vue un réticulum. Il est, en effet, assez difficile, même en faisant varier la mise au point, de préciser l’individualité de telle ou telle cellule, surtout en raison de la fragmentation et de la dégénérescence granuleuse de leurs multiples prolongements. L’hypertrophie de la microglie donne des formes amiboïdes dans lesquelles le protoplasme se différencie mal du noyau, et prend d’une manière uniforme et granuleuse le carbonate d’argent. Toutefois, nous n’avons pu en aucun point, malgré l’abondance de ces formes involutives, déceler l’existence de corps granuleux.

L'examen attentif d’autres segments, situés profondément en plein tissu cérébral, démontre qu’en aucun point de la coupe les cellules microgliques ne sont absolument normales, sur un cerveau de lapin mort au dix-septième jour de sa maladie. Les altérations peuvent être plus ou moins marquées, plus où moins homogènes, mais elles sont constantes, même loin de la méninge, même dans les territoires correspondant aux zones Îles moins infiltrées. C’est là un fait indéniable.

En résumé, l’imprégnation d’Hortega met en évidence des lésions précoces (sixième jour), progressives, et largement étendues des cellules microgliques. Nous verrons plus loin quelles conclusions il y a lieu de tirer de l’étude de ces faits, mais disons tout de suite combien ces réactions de la microglie sont intéressantes et instructives, puisque, en l’absence

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