‹ Étude et Traitement de la Méningite TuberculeuseChapitre 36 sur 66 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

cytes. On y trouve deux ou trois bacilles acido-résistants, ayant l'allure du bacille de Koch.

Le 4 mars, état stationnaire. Consultation des docteurs Remignard, de Dinan, et Playoust, de Dol-de-Bretagne. Les signes de méningite étant au complet, on pratique alors une injection sous-cutanée d’1/10° de milligramme d’allergine.

Le 5, aucun changement dans l’état de l’enfant, qui est très agitée et pousse des cris inarticulés.

Le 6, légère détente, diminution de la raideur de la nuque.

Le 7, l’enfant commence à suivre les mouvements, sourit, montre la langue au commandement, et commence à tourner spontanément la tête.

Le 8, injection de 1/10° de milligramme d’allergine.

Le 9, la malade soulève la tête facilement et prononce péniblement, mais distinctement, le nom de son médecin. Elle sourit encore.

À dater de ce jour, l’amélioration ne fait que s’accentuer. On peut dire qu'en assiste à une véritable résurrection. Tous les symptômes rétrocèdent progressivement : d’abord la raideur de la nuque, le Kernig, le strabisme, les signes pupillaires, les contractures des pieds. Seule persistera longtemps la raie méningitique.

A dater du 15 mars, la malade s’alimente à peu près normalement et se lève le 16. Depuis le début de la maladie jusqu’au 18 mars, l’intestin ne fonctionnait qu'avec lavements. Les selles deviennent alors quotidiennes et spontanées.

Par mesure de prudence, les injections d’allergine sont continuées, toujours à la même dose, à intervalles de plus en plus éloignés, pour ne cesser que le 18 juin. A cette date, la dernière injection d’allergine ne donne plus qu’une réaction insignifiante.

En mars 1933, l’enfant a un excellent état de santé.

REMARQUES. — On notera ici la petitesse des doses employées et le

caractère immédiat des résultats obtenus.

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