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HÉRHENRENT
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répond avec peine aux questions qu’on CASE lui pose. É ++ ++
TRAITEMENT. — Glace sur la tête, potion SSSSEs toni-cardiaque, calmants. Toutefois, l’en- sussns HE
fant est prostrée, refuse de manger. La ET
ponction lombaire montre un liquide
clair, très fortement hypertendu, sans OBSERVATION VI coagulum fibrineux visible. A la cellule
de Nageotte, on dénombre 290 éléments
par millimètre cube, dont 30 % de polynucléaires et 70 % de lymphocytes. Il existe en outre :
INÉMON PE SERRE D Re 1,30 gr.
AD UMIN ER A Real e este sales à à 0,75 — GEUCOSC RS les à set e es eee 0,82 —
L’autoculture du liquide à 37° a donné un résultat négatif, après quatre jours d’observation. A l’examen direct, présence de bacilles de Koch. Réaction de Bordet-Wassermann négative. Température à 37°6. Pouls irrégulier à 100.
Le 11 décembre au matin, la céphalée est un peu moins vive depuis la ponction lombaire. La constipation est toujours très opiniâtre. Mêmes signes méningés que la veille. Température à 37°7. Prostration. A 18 heures, même état. Sur les indications du professeur Jousset, appelé en consultation, je fais une injection de 1/4 de milligramme d’allergine à la face externe de la cuisse. Glace sur la tête, potion toni-cardiaque.
Le 12 décembre, à huit heures du matin, profond est notre étonnement, quand nous pénétrons dans la chambre de la petite malade. L’enfant est assise sur son lit pour nous montrer qu’elle peut faire ce qui était impossible la veille. Dans cette position assise, les jambes peuvent être allongées presque complètement. La raideur de la nuque s’est atténuée très sensiblement. La
céphalée a beaucoup diminué, la photophobie a presque disparu. L'enfant a eu une selle spontanée hier soir et une ce matin. L’injection d’allergine n’a provoqué qu’une faible réaction locale et la température n'est montée qu’à 38°3.
20 heures. Etat encore amélioré. On injecte un nouveau quart de milligramme d’allergine. Température, 38°7.
Le 13 décembre à 20 heures, l’enfant a dormi normalement, ne se plaint plus de céphalée. Il persiste de la raideur de la nuque et du Kernig. Température, 37°7. L’adénite cervicale gauche a diminué de volume. Injection de 1/4 de milligramme d’allergine.
Le 14 décembre, 20 heures. I1 n’y a plus de fièvre. L’enfant est gaie, le facies bien meilleur, mais il persiste de la raideur de la nuque et du Kernig. La ponction lombaire montre un liquide clair, hypertendu, mais beaucoup moins que lors de la première ponction. Au laboratoire du professeur Jousset, qui a tenu à faire lui-même cet examen, on retrouve encore des bacilles de Koch au microscope. On réinjecte de l’allergine (1 demi-milligramme).
Le 15 décembre. Etat sensiblement normal. Plus de raiïdeur de la nuque, mais il persiste une certaine gêne à l’extension complète de la jambe sur la cuisse. L’enfant s’est levé pour aller au water-closet.
Du 16 au 26 décembre. Aucun trouble nerveux. L’adénite se résorbe progressivement. 5
Le 26 décembre. 1 demi-milligramme d’allergine.
Le 28 décembre. L’enfant fait sa première sortie.
Le 29 décembre, Un examen complet du système nerveux ne montre rien d’anormal. L’adénite est presque complètement résorbée.
5 mars. L’enfant part à la campagne en parfait état.
Aux dernières nouvelles (février 1933), la situation est excellente.
REMARQUES. —— Plusieurs remarques s'imposent ici :
1° L'importance des doses employées, qui contraste avec la petitesse de celles de lobservation IV, en sorte qu’il est bien difficile d’en tirer un enseignement sur la posologie en général.
2° L'effet immédiatement produit sur la courbe thermique.
3° L’existence simultanée de foyers tuberculeux extra-méningés avec bon état général.
4° L’heureux effet produit non seulement sur la méningite, mais sur ces foyers par le traitement allerginique.