CONCLUSIONS
sacrifiés de deux en deux jours, nous a permis de faire les constatations suivantes : :
Les lésions de la méningite tuberculeuse sont précoces, diffuses et nécrosantes. Elles atteignent non seulement la méninge et les vaisseaux, mais aussi la microglie et les cellules nerveuses, qu’elles ont tendance à détruire. Ces lésions, apparentes dès le sixième jour, vont en augmentant à la fois d’intensité et d’étendue, atteignant le tronc cérébral et les noyaux bulbaires.
Les bacilles de Koch sont facilement trouvés sur toutes les coupes; ils siègent partout où il existe des amas leucocytaires, mais nous n’en avons Jamais trouvé en pleine substance cérébrale.
Les lésions constatées semblent donc le fait de toxines diffusibles, émanées des bacilles de Koch vivants eux-mêmes.
Ce qui fait la gravité de la maladie est la précocité des lésions, qui commande un traitement immédiat, prévenant des désordres irrépa-
rables.
QUATRIÈME PARTIE. — Aucun traitement de la méningite tuberculeuse n’a jusqu'alors donné de résultat encourageant, sauf la Rœntgenthérapie, qui s’adresse aux formes localisées de Ia maladie.
Nous avons pu enregistrer jusqu'alors quinze cas de guérison de méningites tuberculeuses authentiques, avec bacilles de Koch, grâce au traitement par l’allergine. Il est impossible ici d’invoquer une coïncidence.
Le traitement par l’allergine doit être appliqué à tout sujet résistant, pris au début de sa maladie, et le plus vite possible. Doivent par contre être exclus du traitement tous les malades cachectiques ou traités trop tardivement.
Les résultats obtenus semblent de nature à apporter un peu d’espoir, et
justifient un essai thérapeutique dans une affection jusqu'alors inexorable.
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de Thèse, BALTHAZARD. G. GUILLAIN.