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CONCLUSIONS

PREMIÈRE PARTIE. — L'étude synthétique de nos 225 observations de méningite tuberculeuse nous a permis de formuler les conclusions étiologiques et cliniques suivantes :

La méningite tuberculeuse est pratiquement toujours secondaire à une autre localisation tuberculeuse.

L’érythème noueux, plus redoutable qu’on ne le pense, figure jusqu’à huit fois dans les antécédents de nos malades. C’est là une association dont il faudra tenir compte pour la doctrine tuberculeuse de ce syndrome.

Le traumatisme exerce une influence bien connue sur l’éclosion de la maladie, mais nous insistons sur l’importance des traumatismes chirurgicaux, et spécialement sur les dangers des interventions au niveau du cavum, chez les enfants suspects de bacillose, à cuti-réaction fortement positive.

Nous insistons également sur l’influence pernicieuse du climat marin dans la genèse des méningites.

La méningite tuberculeuse présente un début brusque, une fois sur quatre. Ce début est des plus variables, parfois monosymptomatique pendant un temps plus ou moins long, de sorte que la spécificité est incriminée, d’où le nom de début syphiliforme que nous lui avons donné.

Contrairement à l’enseignement classique, il n’existe pas de différence essentielle entre la méningite tuberculeuse de l’enfant un peu grand et celle de l'adulte. La méningite diffuse peut se voir à tout âge, aussi bien que les formes localisées.

Le tableau clinique de la méningite secondaire doit lui-même être divisé :

La méningite terminale du cachectique n’a rien de commun avec celle du tuberculeux résistant, qui fait sa maladie comme un sujet sain. Cette

différenciation est capitale, du point de vue pronostic et thérapeutique.

Jousset. 10

Il n’y a pas de symptôme pathognomonique de la méningite tuberculeuse. Le seul signe de certitude est donné par la découverte du bacille de Koch dans le liquide céphalo-rachidien.

DEUXIÈME PARTIE. -— L'examen du liquide céphalo-rachidien n’a de valeur que s’il est pratiqué suivant une technique rigoureuse et avec une longue patience.

Les recherches cytologiques, chimiques, sérologiques, n’ont qu’une valeur de présomption diagnostique. Par contre, la numération cellulaire est capitale pour juger de la solidité d’une guérison.

La bacilloscopie positive est le seul critérium probant de la nature tuberculeuse de la maladie.

L'inoculation au cobaye n’a pas de valeur pratique, en raison de la lenteur du résultat. Sa valeur scientifique est d’ailleurs discutable, puisque les bacilles de Koch les mieux authentifiés peuvent être avirulents pour l'animal.

TROISIÈME PARTIE. — La gravité de la méningite tuberculeuse ne dépend pas du caractère primitif ou secondaire de la maladie.

L’'hypertension cranienne, n’étant pas mortelle par elle-même, ne constitue pas non plus une explication valable.

La toxi-infection reste l’hypothèse la plus vraisemblable, et nous essayons d’en apporter la preuve au moyen de tout un programme expérimental, considérant que les travaux antérieurs, relatifs à l’action de poisons dérivés du bacille de Koch (éthérine, chloroformine, tuberculones...), n’ont pas de valeur démonstrative, ces poisons artificiels ne pouvant d'aucune manière se comparer aux bacilles vivants et à leurs toxines vraies, naturelles.

La méningite tuberculeuse expérimentale est très facile à réaliser sur lapin et sur cobaye. Toute souche virulente, inoculée même avec des doses infinitésimales, détermine fatalement une tuberculose mortelle cérébro-méningée.

La substance cérébrale n’a aucun pouvoir bactériolytique sur le bacille de Koch, pas plus in vivo qu’in vitro. La preuve en est donnée par les lésions constantes ct généralisées présentées par l’animal, et par la découverte facile de bacilles de Koch sur toutes les coupes.

La pulpe cérébrale semble exercer sur le bacille de Koch un pouvoir de chromatolyse spécial, qui rend la colorabilité plus délicate et plus fugace, ce qui à pu faire croire à la disparition des germes.

Notre étude histologique, faite sur des cerveaux de lapins inoculés et

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