PAYS D’OU IMPORTÉS
Angleterre . , , Etats-Unis . . , Indes Occidentales , résil. :, 4 Amérique centrale \ Jndes orientales. .
Indes hollandaises .
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gouvernement de la province de Québec garantissait également
pendant 10 ans une subvention annuellé de 35,000 francs.
Ces conditions exceptionnellement avantageuses-engagèrent,
en 1880, quelques capitalistes français à faire des recherches sut
la richesse saccarifère de la betterave et sur les conditions de la
culture de cette plante dans la province de Québec. Des analyses
suivies et soignées furent ordonnées par le gouvernement de la province, tandis que les fabricants de sucre français se livraient de leur côté à d’âutres analyses. Les unes et les autres révelèrent une richesse saccharine extraordinaire. 13 analyses faites vers le 20 septembre donnèrent une -moyenne de 12.71. 070 de sucre avec un quotient de”pureté de 80. Six autres analyses faites le 14 octobre constatéreñt. une moyenne de 13.15 070 et un quotient de pureté de 79. £
Grâce à la conservation de la betterave par la gelée, * on peut travailler, comme en Russie et en Bohème, de 6 à 7 mois. L'eau est généralement bonne au Canada, Le charbon et le coke s'y trouvent dans de bonnes conditions et à bon marché. La pierre à chaud se trouve en grandé quantité et à bas prix. Le noir animal peut y être fabriqué À bon marché par suite de l’abon- . dance des os. Les moyens de transport sont facilés par eau et
par terre, et le terrain est propice à la culture de la betterave à sucre.
Les capitalistes français s’empressèrent donc de former une Compagnie ‘et de construire une gucrerie. La compagnie fut formée sous le nom de “ Union Sucrière Franco-Canadienne ” à un capital souscrit de 10,000,000 dè francs. La sucrerie fut construite à Berthier (en haut) sur les bords du Saint-Laurent.
* En avril, à l'usine de Berthier (en haut) la betterave était encbre bien conservée, et cola dans des aÿos recouverts de fourrage seulement.
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|, entreprise, furent déçues. à
Nous attribuons cet insuccès à trois causes :
2° L’inexpérience du cultivateur canadien.
3° L'insuffisance du capital versé.
Le premier de ces obstacles n'est pas insurmontable, Et
; parce que nous le retrouvons com- Promettant le succès de quelques autres entreprises françaises
nous n’en parlerons ici que
de la plus haute importance.
L'administration de l’Union
ments même ne pouvaient être faits
comités réunis, Montréal étaient
Donc lenteur d'autant plus les jours étaient précieux.
\ A ‘Mais ce n’est pas À le seul
1° La manque d'entente entre les administrateurs,
Sucrière comprenait deux comités : l’un siégeant à Paris, et l’autre à Montréal, Aucune
. décision ne pouvait être prise, aucuns travaux et aucuns paie- E sans l’approbation des deux L* comités ou plutôt de la majorité des administrateurs des deux Les décisions du conseil d'administration de envoyées à Paris et viceversa. Un mois environ sg, passait sans qu’on sût si l’on devait faire telle ou telle chose.
regrettable que dans cette entreprise
inconvénient de ce système de comité canadien et de comité français. Par leur contact conti- ® nuelavec les Anglais, les hommes d’affaires Canadiens-français ont.
| pris un peu de leur façon de traiter les affaires. Ils ne com-
une rupture,
r si les prohabitant le
\ — 366 — \ É Fe qui fut la cause de dépenses imprévues et enleva à la compagnie une grande partie de ses moyens d'action, : Pour éviter des conséquences semWlables dans de nouvelles : ‘entreprises, il serait bon que les Français eussent la direction
unique de leurs entreprises au Canatla, Ainsi ils en auraient seuls la responsabilité.
Un autre moyen serait cependant non moiris avantageux, même préférable. Les Canadiens-Français ayant plus que nous
la connaissance du pays, on pourrait sans inconvénients leur confier la direction des entreprises. françaises qui ne demande-
* raient pas des connaissances spéciales qu’ils ne posséderaient pas. dË Dans ce cas, les capitalistes français enverraient au Canada ui fondé de pouvoir capable et-dgns lequel ils reposéraient toute
leur confiance. Ce délégué pourrait mieux se rendre corïpte de
PE Îa situation du pays, et veillerait à la sécurité de leurs intérêts. C’est ainsi que les Anglais agissent avec leurs compatriotes du Canada ; et ce système a toujours donné d'excellents résultats, car ils donnent en même temps à leur délégué des mo yens d'existence qui assurent son indépendance.
L’inexpérience du cultivateur canadien, avons-nous dit, à été une des causes de la non réussite de l’Union Sucrière, Habitués à cultiver sur de grandes étendues des plantes qui demandent très-peu de travail pour réussir, le cultivateur canadien s’est peu livré jusqu’à ce jour à la culture des plantes sarclées. Mais il s'y livrerait volontiers, si on lui prouvait qu'en cultivanñt la betterave il peut réaliser des bénéfices qui l’indemniseraient suffisamment de son surcroit de travail et de
‘soins. La compagnie fit signer des contrats par lesquels les cultivateurs s’engageaient à se livrer pendant dix ans À une culture qu'ils ignoraient, et dont le rendement ne leur était pas démontré. De plus, ils furent, pour ainsi dire, livrés à eux-
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$ versé avant que l’usire | se Que les capitalistes français nous permettent de leur dire que le Canada n’est Pas Un pays où l’on puisse avec de faibles reSèources réaliser immédiatement des bénéfices magiques. Cela 1'est peut-être pas impossible, mais n'étant Pas encore arrivé, il srdit téméraire de concevoir de telles espérances. . Toutefois les lapitaux engagés au Canada dans rt sérieusement. ftudiées et: habilement conduites sont assurés de dividendes trèsnisonnabRs qu'il serait Souvent impossible d'atteindre en Europe. Quelquefois, il est vrai on ne réussit pas mieux avec “e gros capitaux. Mais on avouera que ceux-ci augmentent singulièrement les chances de succès. |
Ainsi l’Union Sucrière n’avait pas le: capital nécessaire, et lle n’a pas réussi, La sucrerié de Berthier a été vendue à très- . Mes prix, et:un syndicat de capitalistes français se Propose de la beniettre en: marche, Ceux-ci s’ipépireront sans nul doute de l'expérience acquise, et la prochaine Campagne ne peut manquer
de nous ne que l’industrie suourière a enfin pris sa place :
* parmi les. grandes industries du Canada. | T'explo Le prix du gucie raffiné au Canada varie de $0.09 à $0.1 1È |; d'enten et les bette râves peuvent être livrées à l’usine à: $5. 50 ou 2 L : || perte ( LR la tonne. Des calculs sérieusement et soigneuseinent faits 3 Fi © établissent qu’üne usine installée dans de bonnes conditions JF. n'est qu permettrait de réaliser de gros bénéfices.” Il y à certes là un À un inst bel avenir pour nos fabricants de sucre. #8 à été él Ty - Pr Le CN caritalis É es ; . premièr | Compagnie française de phosphates de chaux. F. tées par | Ro ) |. unes ont L’ apatite ou phosphate de chaux, telle est la principale |. d'immen matière découverte das les nombréuses” fissures qu’on rencontre P rovince no dans la chaîne des Laurentides. C’est au nord de l'Ottawa, entre met en Ë è la rivière du Lièvre et la Gatineau, dans lés districts de Tem- ? aigment *. pleton, Hull, Portland et Wakefñield, qu’on trouve la ds grande ee
quantité de phosphate de chaux.
ï ï di ‘Compagni u “ Celui-ci se présente soit amorphe, soit cristallisé 8h superbes Las
“prismes hexagonaux. Il est tantôt vert, tantôt noir, tantôt rouge ; ins d
“foncé. Il se présente aussi sous forme amorphe et pulvérulente D: et. l'expér “ sigarphosphate, variété qui est très-estimée et ordinairement BR | francs. pa “la plus riche en teneur.” Telle est la description qu'en fait D inum Monsieur P. Juncker. re
| Le. Mais Lé teneur des phosphates de chaux ‘canadiens varie de 80 D vernemeni à 89 070. Et, quoique très-peu de travaux en profondeur aien# D qu'on ne : été faits, les travaux de surface permettent de dire que la con- | jamais été trée est richement minérafisée. Le" M Une compagnie française acheta du gouvernement de la vente de c
province de Québec environ 6,000 acres de terre eb se livra à
pris sa place -
nn Da A 3 , - — 369 — es ee à l'exploitation des phosphates.. de chaux. Là/'encore, manque nt à 9011 /|, d'entente et d'unité dans la direction, insuffisance du ‘capital, et #e 0 Le 88 D perte d'argent. On a prétend
sement faits 53 conditions .
certes là un
ou que les lots avaient été mal Choisis et qu’on n’âvait à
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non bèaux. bénéfi u— be d'immenses étendues inexplorées! et dont le Bouvernement de la. : a principale | | province de Québec est à peu près le seul propriétaire.‘ I] les , E on renponte Di en vénte de temps à autre à un prix nominal. Celui-ci * Jttawa, entre |‘ aügmente au fur et à mesure de la découverte’ de nouveaux cts de Tem- gisements de phosphates, IL serait peut-être bon pour‘ nos plus grande | capitalistes de s'installer dès'au jourd’hui dans lg contfée, car les A : compagniès américaines font chaque : “äch 5 8h superbes D tantôt rouge pulvérulente rdinairement
, ' à À + 00 come la teneur a qu'en fit D ninimum. sa LS 1.
"Mais, nous le répé
ut sur les lojs du god?
varie de 80 DD vernement que devra se porter l'attention des capitalistes, qhoi- ii ondeur aien&@ qu'on ne puisse les acheter qu'à ses ‘risques et périls; n'ayant que la con- D jamais été l'objet d'aucune exploration sérieuse, } * É br: Le Ministre des Terres de ‘la Couronne : est + r96 de la ement de la vente de ces terrains, D FT " et se livra à Quant aux lots Particuliers, leur valeur uit les fluctnations : : de la spéculation. : NE CR ee tree
Le'tableau suivant nous donne la production des mines . pendant les 4 dernières années, .
NS “ , DNS l'ouves Valeur PLANS 7 RERACS Matte 16,585 $332,019 :
Ü -1881. CR Louer [8,387 183,867 Ë Ou En diersceies 0 OS 0H 131,96
« C est sur Task que la ne grande partie de ses
: - phosphates est dirigée thaque année. Mais, le besoin d'engrais, commencant à se faire grandement sentir aux Etats-Unis, les Américains se préparent à exploiter les mines de phosphate du Canada, afin de l'importer aux Etats-Unis.
à NS
Crédit Mebilier Cana dien /
. Il y a environ deux ané, un de no4 compatriotes conçut le Hu de former une puissante ‘compagnie capable d'exploiter les différentes, ressources de la province de Québec. Plusieurs capitalistes parisièns formèrent alors' ün syndicat pour.faire les études préliminaires et obtenir du gouvernement dé la provinæ de . Québec les pouvoirs qu'ils jugeraient favorables à la réalisation de leur projet. Le capital souscrit ne devait | pàs s'élever demoins de 60,000,000 de francs. Le gouvernement de la province ‘ accorda à la Société-des pouvoirs à peu près illimités, tels que: Création de banques, achat et constrüction de ligfes de chemins +. de fer, création de lignes de bâteaux ‘à vapeur, exploitation de
mines, de forêts et de pêcheries, courtage, ‘émission des obliga-« ta tions des compagnies, prêts d'argent, etc. etc. Le projet était 7. . vaste et bien conçu, et il aurait été certainement mis à exécution, si le pere de la . Romaine et de la Banque Euro- *
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Le champ est donc ouvert à toutes les entreprises de ve
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Emprunt de 1a Province de Québec.
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Atrae M juillet 1881,
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r moine M juillet 1919.
vince W / : L'intérêt est payable à Londres où
sc quei et le ler juillet de chaque année® :
| chemins F . Au Iér janvier 1882, 6 mois d'intérêt ont été payés sur la ( |
itation de | balance de cet emprunt, soit : $93,965.91. Au ler juillet de 1 \
ojet était | Total : 9189,625.76. | : à
à exécu- P-: En 1882, le gduvernement a racheté de la banque dé Paris et des Pays-bas 220 obligations (3ème tirage) de 250 francs et
à Paris, le ler janvier
225 obligations (3ème tirage) de 250 francs, soit une somme totale de $43,774.24 |
C'est là une valeur de tout repos dont les intérêts et le