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Q remboursement sont garantis pär les fonds consolidés, les-grandes portatio ressqurees de la province.et l'honneur des Canadiens. qui sur
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- Commerce de la France avec le Canada. EL D'a | ce | - Fee . | nière ef
; Le tableau relatif à Ar des marchandises fran- 00 eb
çaises au Canada, pendant l'exercice finissant le 30 juin 1882, ide n’accuse qu’un total dé $2,097,358 sur un total de $112,648,927 de marchandises importées par” les autre pays. Ce n'est cepen- .. dant pas là le montant réel des marchandises françaises impor. ‘ tées au Canada. Car il y entre beaucoup d'articles français, | tels que soieries, lainages, épiceries, articlesde fantaisie, etc., qui sont achetés sur le marché de Londres, Ces articles figurent dans les entrées de la douane sans aucune distinction. De telle sorte qu’un grand nombre d'articles que les Canadiëéns. croient veni#’ de Londres” viennent de Paris. Nous en citerons un . exemple entre mille, et à notre parfaite connaissance, : Un marchand de cuir du Canada, de passage à Londres donna une commande de petits euirs À une maison de Londèes. Quelques jours après, il vint à Paris et se rendit chez le fabricant qui fait ces articles, : Ph, on lui montra les commandes envoyées par les Anglais, et spécialement la commande en petits cuirs qu'il avait remise quinze jours auparavant à la maison de Londres en spécifiant la marque à y mettre. !
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l'était une s Un grand nombre d'articles de fabrication frangaise viennent hplus tôt att aussi par la voie des Etats-Unis sous connaissement direct, mais
rqu'il est im par l'intermédiaire des maisons de commerce en gros de Nevw- D En de
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| Yo, qui envoient les ordre \des commandes du Canada.
s en France et reçoivent le paiement | ’imys en compte 1,359,027. d'ori.
Gais n'est pas représenté d’une man'ya pas une seule maison fran.
sont presque entièrement entre les maigs
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“Nous venons de parler de l'éléva
tion de nos prix. En effet, Etats-Unis, on invente sans cesse
ité pour notre Pays. “Et nous ne sorties pes dans la Composition d’un erticle quelconque!
qu'il est immédiatement offert à meilleur compte qn'én Fran
7En dernier lieu, nous dirons que-le manque de. retions
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directes entre la Frande ét le Canada affecte. considérablement les intérêts de notre commerce. Æt ce n’est pas là la cause la
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Comment remédier à tout cela? Dans une réponsé qu’il fit tont récemment à une délégation de la Chambre de Commerce de Paris, qui était venue Jui présenter les plaintes du
coïnmetce français, Monsieur Challemel Lacour, alors ministre des. affaires étrangères, indiqua avec justesse et clairvoyance le
‘remède à appliquer. “-Le monde, disait-il, est urf vaste marché
‘ “ouvert À tout le monde, et qui appartient au plüs’actif et au “plus diligent. ” N'est-ce pas indiquer clairement-à nos commerçants qu’ils doivent se créer des débouchés, et que pour cela ils ne doivent pas atténdre. qu’on leur envoie des ordres ? Nos
fabricants doivent donc faire cotnattre leurs produits à l'étran-
. | ger, et ne doivent pas reculer devant la dépense de quelques
: billets de cent francs pour atteindre’ ce but, Un voyage dans : : les contrées de consommation est le meilleur moyen à prendre,
En même temps qu'ils se rendfont compte de la situation du marché et de la condition des: produits, ils apprécieront la loy-
aûté et les garanties de ceux- à qui ils auront à confier leurs :
intérêts, Ces agents devront non seulement chercher le placement des produits, mais,encore tenir le fabricant au courant des variationis et des nouveaux besbins du marché,
S'ilarrive que les pays étrangers fabriquent des produits ‘similaires aux nôtres, ces, articles. sont toujours d'une qualité bien inférieure ; Et il est alors inutile et même. dangereux d'entrer en concurrence avec la fabrication indigène, en important dans ces pays des articles de qualité inférieure. - Car c'est
faire un. tort immense à la réputation dont jouissent, nos pro- ,
duits,.et cela. sans, compensation tangible, Exempts de tous droits d'importation et n'ayant pas à payer des frais de trans-
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L port et de courtage, ces articles seront toujours livrés À meil. f eur marché que les nôtres de même qualité dans les pays de L production et de consommation à la fois. Dans ce cas, la seule ! chose qui reste à faire est d'attendre le perfectronnemen du goût à public ou d'aller sur les lieux-mêmes produire les articles que |. nous ne pouvons plus importer.
HA TA l'appui de ce que nous venons de dire, nous citerons les \, deux faits suivants, -
«Dans le courant de l'été dernier, nous visitions Eastport, une pétite ville maritime dé l'Etat du Maine (Etats-Unis). La sardineabonde dans ces Parages et est vendue à un prix purement nominal. Il y a 5 ans environ, deux usines furent créées pour
* la mise en boîte de la sardine. - Et cette industrie a fait de si L rapides progrès qu'aujourd'hui Eastport ne possède pas moins de 15 usines très-importantes. Eastport n'était alors qu’un ha- | ineau ; maintenant c'est une ville très-prospère de 5 à 6000. |: habitants. Sur les boîtes absolument semblables aux boîte fran. | Gaises, les fabricants amnéricdins, mettent la marque ‘là plus .onnue en France, et livrent ainsi chaque année à la consommation des millions de boîtes que le consommateur considère somme importées. Le goût cependant en révèle la provenance et la mauvaise qualité, La särdine est mal cuite et n’a d'autre saveur que celle d’une huile presque rânce, Elle se vend très- ‘bien à cause de la'modicité du prix et du mauvais palais des
É consommateurs.
Mais sans aller chercher des exemples aux Etats-Unis, prénons en. un au Cariäda même, et considérons e: commerce : des liqueurs et spiritueux dans ce pays.
| TR idésirera
“ Vins et Spiritueux. francs, ;
Les importations de vins et spiritueux entrés pour la con- profits I sommation au Canada sont ainsi répartis pour l’année fiscale bi
finissant le 30 juin 1882.
Importés p r ” Jmportés par JO. :
tous EP à pr à É (Ontario) Fa does case et Old tom... | m M 110. ES Cordiuux .... ”
Eau de cologne............. Es plus, certs Vins de toutes sortes, mousseux et nou mousseux... ......
La vente des eaux-de-vie se fait généralement par caisse nous; perre de 12 bouteilles, de 24 flasks ou flacons contenant une # bou- tar ce sera teille, et de 48 flacons ou 4 flasks contenant 4 de bouteille. Le Etnons n: contenu de chacune de ces caisses est de 9 litres environ. Et le iplüs haut : prix des expéditions d’eau-de-vie varie de 9 francs à 100 francs Eau Canada la caisse de 12 bouteilles d’une contenance de 70 à 75 le éroyo centilitres. * a Je TS : Joué
Les droits spécifiques sont de $1.45 par gallon impérial RBdans une li
(4 Litres, 5 environ), soit $2.90 par caisse de 12 bouteilles. tproduits, . | L'assurance maritime revient à $0:10 et: le transport à une | goût des < moyenne de $0.70 par voilier ou par steamer, soit. un total de : Aaportation frais généraux de 93.50 par caisse. Un négociant français qui , D
idésirerait importer au | jrance, c'est-à-
408 cordiaux, payant un droit spécifique de $1.90 :& ne pourraient être livrés au Canada à moins onisse, À è
| (Ontario) et à cants de liquèts
ONE |ménie à 83.50 la lduction indigène a
Brunswick), F ‘ : Toronto (Ontario) ét de plusieurs | autres villes, fabriquent “elles-mêmes au moyen d'essences et
M'alcools les cognacs qu’elles vendent,
ainsi que nous le disions blie s'améliore, ou d'aller 100 francs ucteurs indigènes, Nous 70 à 75 bél avenir devant eux, et L impérial bouteilles, ort à une a total de
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directes entre la France et le Canada affecte . considérablement
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, Comment retédier à tout cela? Dans une réponse qu'il
fit tout récemment à une délégation de la Chambre de Com-
merce de Paris, qui était. venue lui présenter les plaintes du :
commerce français, Monsieur Challemel Lacour, alors ministre des affaires étrangères, indiqua avec justesse et clairvoyance le. ‘temède à appliquer. “Le monde, disait-il, est un vaste marché
” “Ouvert à tout le monde, et qui appartient au plus actif et au
“plus diligent.” Nest-ce pas indiquer clairement à nos commerçants qu’ils doivent se créer des débouchés, et que pour cela ils ne doivent pas attendre qu'on leur énvoie des ordres? Nos
fabricants doivent done faire connattre leurs produits à l’étran-
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” billets de cent francs pour atteindre ce but, Un voÿage dans ” les contrées de consommation est le meilleur moyen à prendre,
En même temps qü'ils se rendront compte de la situation du marché et de la condition des- produits, ils apprécieront la loy-
.… aûté et les garanties de œux- à qui ils auroht à confier leurs : ‘intérêts. Ces agents devront non seulement chercher le place-
ment des produits, mais;encore tenir le fabricant au courant dés
variations ét des nouveaux besbins du marché.
S'il arrive que les pays étrangers fabriquent des produits similaires aux nôtres, ces. articles. sont toujours d'une qualité bien inférièure; Et il est alors inutile et même. dangereux d'entrer en concürrence avec la fabrication indigène, ‘en important dans ces pays des articles de qualité inférieure. Oar c'est
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érablement À port et de courtage, ces articles seront toujours livrés à meil. la cause la Fleur marché que les nôtres de même qualité dans les pays de | L : production et de consommation à la fois. Dans ce cas, la seule ponse qu'il "chose qui reste à faire est d'attendre le perfectionnemen du goût de One : publicou d'aller sur les lieux-mêmes produire les articles que laintes du |. nous ne pouvons plus importer.
s ministre NA l'appui de ce que nous venons de dire, nous citerons les voyance le. deux faits suivants, ‘ Asie k … … Dansle courant de l'été dernier, nous visitions Eastport, une
| pétite ville maritime de l'Etat du Maine (Etats-Unis). La sar-
n m- es ‘ es |: dine abonde dans ces Parages et est vendue à un prix purement
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SAN Mais sons aller chercher des exemples aux Etats-Unis, Lai c'est | Plénons en. un au Canada même, et considérons le: commerce nos pro- * des liqueurs et spiritueux dans ce pays. .
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mêmes obstacles qte les Etats-Unis au dévelo ppèment de notre commerce de liqueurs. Ce dernier pays ne respecte pas plus nos marques de fabrique que notre propriété littéraire, tandis qu'au Canada ceux qui contrefont les marques de fabrique étrangères légalement enregistrées æeuvent être poursuivis et condamnés à payer des dommages considérables au propriétaire, dont la marque de fabrique aurait été contrefaite,
11 y a deux ans, la marque des Cognacs Hennesey avait été “
contrefaite, et le contref ur fut condamné à payer plusieurs mille dollars à l'agent de la maison Hennesey.
Ligne directe entre la France et le Canada.
Il n’y a point de relations directes entre la France et le
‘ Canada. Point n’est besoin d’insistet longuement pour démontrer jusqu’à quel point ce manque d’une ligne directe affecte les intérêts de notre commerce. Il nous suffira d'indiquer les commissions prélevées sur nos marchandises par les étrangers. Tels sont les inconvénients qui en résultent. L'importance d’une ligne directe et régulière semblait avoir été comprise en France $ car, en 1881, une ligne de steamers fut créée -sous le nom de “ Société postale française de l'Atlantique.” Elle desservait Le Hâvre et Rio de Janeiro, faisant escale, à l'aller eomme au retour, aux ports suivants: Québec, Montréal, Halifax, les fAntilles et différents ports de l'Amérique du Sud. Au bout d’un an et demi, la société liquida et vendit sa flotte à la Société des Chargeurs Réunis. * +, UR La crise financière, qui suivit la. débacle de l’Union Géné-
rale, a été, croyons-nous, la vause principale de la cessation de ce service. Et c’est à tort qu'on attribuerait celle-ci au peu d’importance du commerce entre la France et. le Canada, et entre le Canada et le Brésil. Quand:on veut-coloniser un pays fertile,
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