‹ Étude ethnographique des éléments qui constituent la population du Canada [microforme]Chapitre 148 sur 163 · NAVIRES ALLANT EN FRANCE · texte numérisé non relu

NAVIRES ALLANT EN FRANCE

* Charges.

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Grand total du fret 4 . . a .

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Ainsi, en” 1882, le frêt entre la France et le Canada se : composait de 114,095 tonnes (jauge) et.de 18,413 tonnes (poids), et cë frêt était transporté par des navires étrangers, britanniques, 2: 4 suédois, canadiens et autres. De pareils chiffres se passent de es commentaires s'ils sont assez éloquents par eux-mêmes pour prouver que la eréation d’une ligne directe et régulière entre la

Far page .

—— : PI 42 43 Il-s’agit d'établir un courant, facile du reste Pétablir, et de DO o diriger le Commerce français vers le Canada. Que nos commer- a he Gants établissent des agences, qu'ils ailleht eux-mêmes au Canada 12 0 fonder des maisons de commission, qu’il Orgañissent -une ex: position de nos produits, et ils ne tarderont p s'apercevoir qu’ils avaient eu tord d’ottendre si longtemps. ô re La province de Québec a pris le devant, Allons-nous | el 191 donc rester en arrière ? Nous avors trop bonne oÿinion du bon es à pe 15 sens et de l'intelligence de nos hommes d’affaires Pour croire un :;. ge RE Deus instant, qu’ils hésiteront à serrer la main quileur est tendue. ' Lo IE : Le gouvernement canadien et le gouvernement francais "4 oo sont disposés à accorder une subvention à une ligne directe et | régulière entre la France et le Canada. La Compagnie française 1" toucherä en même temps la prime accordée à notre marine | marchande, Nous espérons denc que, avant peu, un lien de n | 0 plus raltachera les Francais de France et ceux des bords du PS ARE LE Saint-Laurent, 0 337 | 8 | 366

Colonisation.

; Plusieurs tentatiVes de: colonisation ont été faites,

et aucune d'elles n'a pu réussir, Les causes de ces insuccès s

ont nom.

breuses et varient suivant Jes tentatives. Aussi exposeronsnous celles-ci séparément. Mais il y a une cause commune qui a contribué à l’insuccès de chacune. , Nous voulons parler de l'opposition des agents du gouvernement français, où plutôt de à la part du gouyernement français lui-même. Quoiqu’elle soît r - d’une trè$-grande importance, elle n’est pas là principale, et | nous la laissons de côté pour le moment.

Le nombre dè Français établis au Canada était de 2811, e 1871. Il s'élèvait à 4389, en 1881. |

La première tentative de colonisation au Canada par la France contemporaire” eut lieu après la guerre de 1870. La province de Québec pensa, non sans raison, qü'elle serait un.

, “ exemple, disèient les Canadiens-Français, les encôuragera et “leur apprendra à ne pas désespérer. ” On pouvait s'attendre à ce que les liehs du sang et de la legs et la communauté d'infortune rapprocheraient ces deux membres d’une“même famille. La province de Québec envoya donc un ägent à Paris pour tendre Xe main à nos infortunés compatriotes. Mais la province # de Québec était totalement inconpue en Alsace-Lorraine, et les Alsaciens-Lorrains se dirigèrent’ vers \l’Algérie ou les Etats- Unis. Les quelques Alsaciens-Lorrains, qui sont aujourd’hui 4 | au Canada, sont venus de/divers pays, dès qu’ils ont appris 5 7 qu'il y avait. là des frères ayant jadis subi la même infortune qu'eux. * \ É 5 Près de 3900 Français émigrèrent cependant à cette époque dans la proviñice de Québec! mais la plus grandé partie se trou- \ vait composée de l’écume, dont les événements de’la commune ‘avaient recouvert les carrefours de nos grandes villes. Au lieu de se répandre sur les terres publiques que léür offrait le gouver- * nement, et où ils auraient pu se régénerer avec un péu dé travail

champ favorable à l'établissement des Alsaciens-Lorrains. ‘“ Notre *

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: et les Uanadiens-français, dont ils ne respectaient ni les mœurs, ni les lois, ni les genti-

ments les plus délicats, se virent obligés d'ouvrir des 8 tiohs pour les rapatrier ou tout au moins leur permettre d'aller

sous d’autres cieux. Cest une épisode pénible À raconter, mais elle renferme sa leçon

ouscrip-

Quant à la partie saine de cette migration, elle a eu natu- ‘rellement à souffrir de cet état de choses. Mais elle à fini par triompher des préjugés, et par réussir. Quelques-uns ont pris des fermes ; d’aûtres ge sont livrés au commerce et à l’industrie Chacun dans sa sphère réussit très-bien. *

En 1872, des frères trappistes s’établirént sur les bords du lac Etchemins, dans le district de Beauce. Mais, comme le fait judicieusement remarquer ‘Monsieur Montpetit, un des chefs de la tribu huronne plus habile à manier la plume que le tomahawk, les privatidhs que leur infêge at les règlements de.leur ordre

ne leur permettaient pas déflattér contre les riguefrs d’un climat aussi peu favoralfle À T'ascétisme que l'est Celui du anada. | |

Un an plus tard, un de nqg compatriotes frappé de la ferti-

lité du sol et de la salubrité du climat orgÿnisa avec le concours

, de quelques capitalistes français, et avec l'appui du gouverne: ment de la province de Québec, une société de colonisation qui,

en 1873, amena un certain nombre de Francais sur les bords du lac Etch8mins. | Î ;

La forêt.fut attaquée fra jeune une conviction digne d’un meilleu

colonie française avec r sort. Un défrichement trop in de communicäion reûses amenèrent la des membres de la

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Çës diverses nttives de colonisation, et quelques autres faites depuis, doivent nécessairemént montrer quels sont les obstäcles à surmonter, et quels moyens il convient d'employer

potr y arriver. Nous avons sérieusement étudié la question de 77. la colonisation au Canada, et nous croyons pouvoir. répondre aujourd’hui d’une façon satisfaisante aux questions suivantes : 1° Quelle est la classe d’énifgrants français qui convient au Canada ? 2° Quels sont les conditions de succès de cette émigration ? 4 1° Quelle est la classe d'émigrants français qui convient au Canada ?

Nous commencerons par Sex toutes les professions libérales.

Les Canadiens-Français ont hérité de l'esprit normand, et l'étude du droit est très-répandue parmi eux. On pourrait même dire qu'ils naissent quelque peu avocats. Toujours est-il

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f. ‘ nadieng-Français. Car un grand nombre de jeunes avocats sont obligés de descendre dans l'arène politique pour acquérir une

situation qu’ils ne peuvent avoir au barreau, quelque, brillants

que soient leurs tälents. De plus, nos avocats ne pourraient

pratiquer que dans la province de Québec ou dans celle de

Manitoba, attendu que ce sont les deux seules provinces dans ds. lesquelles les avocats aient le droit de plaider en français. Ils auraient également à faire de nouvelles études, à apprendre le droit criminel anglais et:les modifications apportées par les lé-

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Ces diverses tentétives de colonisation, et quelques autres faites depuis, doivent nécessairemént montrer quels sont les obstacles à surmonter, et quels moyens il convient d'employer

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la colonisation au Canada, et nous croyons pouvoir répondre aujourd'hni d’une façon satisfaisante aux questions suivantes : de est la classe re Facue qui convient au

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