‹ Étude ethnographique des éléments qui constituent la population du Canada [microforme]Chapitre 152 sur 163 · SES · texte numérisé non relu

SES

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pays indiquées dans le cours de cet. ouvrage, perméttront donc aux ouvriers de toute catégorie de se: rendre un : compte. à peu près exact de ce:que leur coûterait au Canada leur existence et

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4 sur les quais de Québec, de Montréal ou de Winnipeg.

#2 convenance, il soit peut-être obligé d'a attendre quelques jours. Nous st faire ue %es Loge D'ün 1 autre ss

ele de leur famille, et des dépenses * qu’ils seraient obligés de ‘faire pour se rendre dans la province.de- Québec ou dans celle. : de Mänitoba, seuls où avec les leurs. Ils verront en même |: témps quelle serait la rémunération de leur travail, de telle Fe qu'ils urtont suppütér proximativement les. bénéfices.

© Nous avons vu à Québec, à Montréal et ailleurs au Caals un assez brand nombre. d'oywriers français qui, ayant

apporté avec eux des idées d'ordre et d'économie, caractère ‘distinctif de! nos ouvriers, vivaient d’une façon large et indé- “pendant, et faisaient donner à leurs enfants une excellente

: Éducation. Nous ne sommes juges. ni des capacités, ni des … besoins, ni des dispositions de chacun, aussi laissons-nous les : tableaux ci-dessus à la méditation de nos ouvriers.

‘Mais. admettons que, après avoir lu notre ouvrage, un ‘d'entéeux se décidé à aller tenter fortune au Canada. Nous pros à devoir Be aie Le in obsorvations.

i payer son: passage et celui de sa famille de à Montréal ou à Winnipeg ? Le prix des vêtements, Je coût de la subsistance, le taux des salaires et les prix ‘de passage que nous avons indiqués sont bien exacts ; ily a . beduconp de travail au Canada; cela est non moins exact ; mais :* ouvrier ne doit pas se reposer d’une façon absolue sur ces chiffres et sur l'idée, qu'il trouvera du travail dès son arrivée

‘EL peut atriver, en effet, que, avant de trouver un ouvrage à

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it notre première entrevue, “les plus élevés que je donne à mes meilleurs: où

“ ment.” C’est là un droit indiscutab l'ouvrier a basé ses calculs sur les subvenir à ses besoins et à ceux des siens, il sers peut-être un peu désappointé au début ; mais, confiant dans son talent; il acceptera les conditions de l'entrepreneur, convaincu qu’il va

étonner son nouveau patron par son savoir faire. Il s'aperçoit bien vite qu’il n'en est rien, que ce n'est ses tout-à-fait la même façon de faire "qu'en France, qu’il a certaines modifications à - #pporter dans $on travail. Le climat et les conditions du, pays exigent.qu'une pierre, ou une tuile, où un toit'soit posé de telle ou telle manière. Un ouvrier habile ne tardera päs à se mettre . Su courant de ces légères modifications, et à gagner les salaires les plus élevés: a me SAN EUR Il serait donc: nécessaire qué louvrier, en arrivant au Canada, eut aaslqe économies pour parer à toutes les éventualités. *Siln'en a pas; 1 s'exposé a 8 À. ae trouver tout au moins dans la gêne, qui est trop souven “mauvaise conseillère, Ets'il n'est pas décidé à en accepter tonte la responsabilité, il vaut. mieux

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Mais, nous le répétons, il suffit d’un peu‘dé patiente | pour faire. valoir son mérite, ét il n'y a.pas de pays où la dignité du:travail soit plus honorée qu'au Canada. Les ouvriers peu-

pe : vent arriver aux plus hautes fonctions dans la politique. comme : L'dans les affaires, Et il n’ y a/d’antres préjugés que contre ceux

#4 sont alligés d’une mauvaise éducation.

Les. quelques observations, que nous Yenbnaide faire au su-

Dé dés maçons et des charpentiers, peuvent \s’appliquer aussi ‘bien à tous les autres corps de métier. | Cepandant, tous n'ont -

L Lu ‘les mêmes chances-de succès.

Les Cordonniers ordinaires n ont aucune gvenir dant eux ; “œ eû. Canada il y a des manufactures qui livrent chaque jour

aù commerce des milliers de chaussures. Muis le cordonnier

pour chausaures fines et élégantes ée créefait bien vite une belle et'bonne clientèle, surtout. pérmi les Canadiennes qui : pour le plus grand nombre sont obligées d'envoyer leur pointure, ex Europe, afin de pouvoir faire ressortir la fine cambrure Lo pieds que ” cordonniers du pays ne respectent pas a

Les cuisiniers et. les cuisinières seraient très. ab | Fa “Aves dont le goût culinaire a ‘généralement besoin d’être , : Pérfectionné. Ce pa s'adresse nullement au populaire restau- ” de Re dont les vins et la table sont

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‘et D aimes eh ve” mraient pas ‘Fannée: Les travaux :se font dehors du mois

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‘ln'fit de novembre. Les: maçons devront donc chercher: *

| h 4192 ré WA À tailleur & pierre, ils : pourront travailler Y'hiver Pr les: paradis ateliers. De bons tailleurs de pierre et des. sculpteurs habiles EE Nos ser trouveraiont vite de l'emploi, et seraient largement rénumérés. dès leur Les‘menuisiers seraient très-recherchés, mais des tnänu- | Æersiont factures seulement, tandis que les. charpentiers sont nombreux L gaises, au Canada, Généralement l'ouvrier veqr où aussi | fonda

! habile à travailler le bois qu’à le détraire. | & lun él Grâce au développement: toujours ‘croissant. de toutes les me.

à industries, de bons menuisiers sèraient très-appréciés et touche. D... * aient un bon gäläire. C'est 1à un métier qui est encore peu À : Les exercé par les Canadiens-Français, ° d'avenir Les ptissiers et Jes. ‘confiééure, qui se, livréraient à la 1. Et confection dé patisserie et de confiserie fines, seraient ‘très. D -neurs tr

recherchés ; et, s'ils avaient les moyens ns d'ouvrir eux-mêmes tn D. les ligne Magasin, üè recevraient de nombreux ordres des ‘familles, De Re lors 4 : plus, les fines bouches de Montréal ou de Québec (car ‘c’eët: dans service d

- ces deux endroits setilément qu'ils devraient pheyià ne À cv | toujours

raient päs d'e emplir leur magasin, . # “Joe . Chaque Canadien ayant un cheval æ. une Voiture, Le nos Les selliers trouveraient facilement de Fouvrage. |! évidemn * iiorees

. Les servantes canadiennes sont d’une indépendance tolale fent i incotinue en. Europe, Elles sont rarement inaltraitées, et , cependant cela’ ne les empêche pas d'être très-capricieuses et dé A . donnér souvent les 15 j jours réglementaires à leurs maîtresses. 14 ; On pourrait’ croire que ce défaut doit nécessairement ‘nuire à

: leur placement dans une maison tant soit | peu PNR "Grâce à la rareté des: sérvantes, il n'en est rien. Elles: t uvent dix places pour unë qu'ellés viennent de! quitter d' elés-r Au:

: Paris a la réputation d’être le: paradis des femmes) chevaux, le Canada pourrait à des titre 1

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41: Nous n'avons indiqué le prix des vêtements, etc., que ‘dans

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nié as anvan ét prpucte mate sen «Nos servantes et :nos soubrettes trouveraient donc de le ‘emploi,

dès leur arrivée -sur les quais de Québec ou de Montréal, :et

‘feraient bien vite prime dans les familles canadiennes-

gaises.. Leurs habitudes d'économie leur assureraiént quelques fondaiie | xéserve ; et, au bout de quelques années, elles pourraient. épouser quelque brave éolon qui mettrait dans la corbeille de hoces la vie saine de la campagne et la véritable indépen-

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Les tailleurs n6 manquent pas au Canada, et il ÿ'y a. “d'avenir que pour quelques élèves de Dussautoy ou de Renaïd.

Eté comme hiver, les: terrassiers, les journaliers et les mineurs trouveraient de l'emploi pendant longtemps encore sur les lignes de chemins de fer en construction et en exploitation. ll Et, lorsque par accident un ouvrier ou un employé est tué au service d’une’ compagnie de chemin de fer, celle-ci paie presque

| toujours de gré ou de force à la famille de cet ou vrier une : tra suffisante pour la mettre à l'abri du besoin.

‘Les ouvriers qui. parlersient l'a anglais et le: français auraient frouver de l'emploi que ceux qui

parleraient seulement le fränéais, mais cette roue n’est pas

ne province de Québec et dans celle de Manitoba, car dans les autres provinces la grande majorité des habitants est anglaise ;

étude dè le “iuane glaise n’ayant pas encore pénêtré dans a ne coseillerons donc pas ànos ouvriers | es provinces. Cela. ne vo a nüllement l ri

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12 ditions nous leur assurons le succès le plus complet.

77} lequel Is navigation à vapeur est établis, 1e jerdinags trouverait”

Les guvriers frangais des. villes son très-habiles- à faliti. à quer de petits objets de fantaisie d'un fini - grande ricltésse.’ Ce ne sont pas ces ouvriers qui réussirqnt au En réqumé, Témigratioi outrière doit être tès-limitée et se bôrner aûx ouvriers qui ne s'occupent pas d'articles de fantaisies, mais bien de la fabrication des objets les plus usuels, Seuls, d'excellents ouvriers possédant quelques pétites

économies devront tenter la fortune.au Canada, Dans ces éon:

Passons maintenant à lg classe agricole. À

Le Jardénier. Dans la province de Québec et dans celle de Manitoba, on trouve d'excellents terrains qui, avec. peu de “fumier relativement, permettraient aux jardiniers français de cultiver toutes les variétés de légumes qu'ils cultivent en France. Grâce à la nature du sl et-au.elimat, ces légumes atteignent le plus souvent une grosseur éxtraordinaire, Toutefois ces terrai ne sont pas é leinènt avantageux.

.. jardiniers trouveront un marché plus tapproché et”des Prix plus élevés.. : D'uxi autre côté les terrains content plus cher qu'à la la campagne proprement dite, et ils seraient béut-être obligés de les louer au lieu de les acheter, aux environs de Montiéal êt

...” de Winnipeg, surtout, Aux portes de Québec et d'Ottawa, nous

ayons remarqué de très-bonnes terres dont la ‘culture. a été négligée. Quelques jardiniers les éultivént depuis peu, et ob- .. tiennent d'excellent résultats. . La vente ou: la location: de :6es terres ne serait, pas aussi élevée. En, se fixant à proximité d'une | + ligne de cheminde fer on. d'un cours d'eau navigable etsur

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