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concentration en dedans de nos frontières est la seule cause de
nos plaies sociales et du peu d'augmentation de. notre population ; et que, seul, un fort courant d’émigration peut y remédier, étendre notre influence, répandre l'usage de notre langue et faire prendre à la France le rang auquel lui donne droit son génie civilisateur, | .
La France est comme un arbre touffu, jamais émondé, et dont l’immense verdure entretiendrait: une foule de parasites qui arrêtent son développement, compromettent sa croissance et le conduisent à la décomposition. Mais qu’on coupe judicieusement bon nombre de branches, l'air, la lumière arrivent, l'arbre respire plus librement, la mousse se dessèche et tombe, la sève circule sans'entraves et utilise sa force en donnant une vigueur nouvelle. De même, le jour où lés Français auront émigré vers/des pays nouveaux et situés dans des conditions favorables, lepays respirera plus librement, les carrières seront moins encombrées, les mœurs se purifieront, notre race deviendra plus prolifique, et ce seront les enfants qui soutiendront leur mère éntratnés par une affection naturelle. ‘|
. Nous avons également établi due l’émigration, loin d’être une cause d’affaiblissement pour le ys qui la fournit, est au contraire pour lui une source de nouvelles richesses, de grandeur et de prospérité. FC
Et nous ne craignons pas de répéter que les Français de nos jours ont précieusement conservé l'esprit hardi et colonisateur de leurs ancêtres. Si la Ffance du XVIe, du XVIIe et du XVIIIe siècles a eu des armées d'héroiques découvreurs, celle d'aujourd'hui peut à juste titre s’enorgueillir de ces infatigables pionniers de la civilisation! dont les Garnier, les de Compiègne, les Flatters, les de Brazza, les Roudaire, les de Lesseps ne sont.
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le l’état- for, Dieu merci ! ni la bravoure, ni le courage, ni sprit su sacrifices ne manquent à la France contemporaine. Ce nt là des qualités inhérentes à notre race ; et, pour les utiliser l'œuvre de la colonisation, il suffirait du succès de quelques blissements aux pays d'outre-mer. Un courant d'émigrations bséquentés vers les contrées les plus lointaines ne tarderait s alors à se créer en France.
Dans ces derniers temps, nos plus grands économistes ont montré que notre salct n'était pas au dedans, maïs au dehors. nul doute que leur grande autorité n'ait influé sur la ligne litique:que le gouvernement poursuit à cet égard. Certes les forts tentés par celui-ci sont d’une très-grande importance, ais c’est surtout vers la protection et le développement de nos lonies. commerciales que semblent se concentrer ses efforts. put bien considéré,‘ces colonies peuvent être momentanément s plus avantageusés"à la nation au point de vue de l'extension > nos affaires commerciales. Elles ne suffisent pas à ceux qui t vraiment souci du nom français, de la diffusion de notre mgue et de l'expansion de notre race. Les guerres peuvent arrér leur fonctionnement, et les traités nous les prendre, nous les ndre et nous les reprendre. Leur avenir n’est jamais assuré.
& de se développer, en créant des natiohalités similaires À la tre, avec son génie, sa langue et ses qualités spécifiques. Cellesne pourront nous être ravies.
Seules, les colonies territoriales ai t permettre à notre
Nous avons montré quelles étaient le conditions de sucde ces: colonies, c’est à dire les réfo otre système colonial et dans le choix d nt ni l'œuvre d’un jour, ni celle de endant le temps presse.
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Sommes-nous donc condamnés à attendre l'avènement “ ces réformes, ct à attendre que les races étrangères aient, cor plétement débordé la nôtre? Devons-nous donc abandonn l'espoir de trouver immédiatement.un champ favorable à not expansion ? Non. Que chacun de nous fasse connaître à ceu qui désireraient améliorer leur condition, tout en restant fidèle à la mémoire de la France, fasse connaître, disons-nous, le' par! qu’il habite ou qu’il a exploré ; qu’ilexpose avec g iotisme, c'es à-dire d’une façon impartiale, les nage M oarénie que ce pays peut offrir. Et, cela faisant, Sl'appoôrtera sa pie à la construction de cet édifice, dont le couronnement sera : grandeur et la prospérité de la, France, ne | C'est ce quinous amène à parler d'un pays qui, depui quelques années, aspire à noter avec nous des relations plu étroites et à attirer chez lui|nos compatriotes. | Un séjour de près de cinq années au Canada nous | permis de le parcourir, d'apprécier ses ressources, en un m de le connaîtr:, Et nous venons aujourd'hui exposer à no compatriotes les avantages qu’il nous offre pour la conservatio . de notre langue, le développement de notré race et de not commerce, et assurer enfin à, notre chère France les bienfai dont sa concentration l'empêche de jouir.
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